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#La position du démissionnaire S1E5 : J’en parle à mon cabinet

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Sylvia Di Pasquale

30/09/2019

[Chronique] Que se passe-t-il avant, pendant, après la démission ? Toujours à l’affût de vos expériences, je partage dans cette chronique ce que j’observe et ce que vous me racontez sur ce sujet gravement tendance. Cette semaine, Sébastien et Graziella s'étonnent que leurs amis préfèrent passer par un intermédiaire pour les recruter.

Je ne sais pas vous, mais moi, je croise régulièrement des cadres décontenancés par les pratiques de recruteurs qui ont pourtant besoin de recruter. Surtout quand ils se connaissent et ont même des liens d'amitié.

C’est le cas de Sébastien. Il connait tout le monde. Personne, ni dans son métier, ni dans son secteur, ne lui échappe et son réseau est à peu près aussi étendu que les bases de données de Mark Zuckerberg. Sébastien est en poste, mais le terme « ouvert à toutes les opportunités » semble avoir été inventé pour lui. Sa lettre de démission est aussi fin prête que l’étaient les nécrologies et les sujets télé retraçant la vie et l’œuvre de Jacques Chirac. Suffit d’appuyer sur le mulot.

Sauf qu’à chaque fois qu’une opportunité, et donc un nouveau job, se présente, il a droit à la même réponse. Un copain de promo croisé au cours d’un afterwork a un besoin urgent d’un profil comme celui de Sébastien ? Il vient pourtant de lui dire les yeux dans les yeux :

-           « J’en parle à mon cabinet. »

Fichtre. Pourtant, le fondateur et PDG de la start-up qui recherche cette perle rare tellement incarnée par Sébastien, c’est bien lui. Le copain de promo ne peut pas décider lui-même ?

 

Bizarre.

 

Même revers pour Graziella qui veut changer de job avant la fin de l'année. Elle déjeune avec un ex-collègue tout juste bombardé directeur général d’un média qui a un besoin urgentissime de se mettre au marketing digital. Et Graziella est la grande prêtresse du genre. "Et si on travaillait ensemble." Son interlocuteur est plus qu’emballé : il est partant. Mais son acquiescement est du genre surprenant.

 

-           « J’en parle à mon cabinet. »

 

Je comprends sa surprise, tout comme celle de Sébastien. Et j'avance deux explications.

Soit le copain de promo, ou l’ex-collègue, ont développé un sens extrême de l’hypocrisie et le cabinet est l’équivalent du cheval, à qui "on va en parler".

Soit ils sont tout simplement tenaillés par la peur. Celle des décideurs au moment de l’embauche. Celle de l’erreur de casting qui coûte cher. Et, pour éviter le loupé, même avec un copain, il préfère vous inclure dans le process. Comme les autres. Amicalement mais fermement.

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