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La ville rêvée des cadres parisiens a des airs de start-up

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Sylvia Di Pasquale

01/09/2015

Ils ne seraient pas un peu doux rêveurs les 80 % de cadres parisiens qui veulent quitter la capitale ? Car lorsqu’on leur demande, à l’occasion de notre récent sondage, leur ville préférée où vivre et travailler, leurs réponses sont quelque peu stupéfiantes. Surtout en raison des motivations qui les pousseraient hors de Paris : se rapprocher de la nature, tourner le dos aux difficultés de transport et en finir avec les prix extravagants de l’immobilier.

Pour eux, l’eldorado sans bouchons, le paradis du château au prix d’une masure, l’Eden ou les ares sont plus nombreux que les voitures seraient Bordeaux, Nantes et Lyon. Trois magnifiques métropoles certes, mais trois agglomérations où les bouchons sont légion, l’urbanisme dense et le prix de l’immobilier assez loin de celui de Guéret dans la Creuse.

Sauf qu’hormis ce léger déni, il semblerait que les cols blancs interrogés saluent dans leurs choix un dynamisme obstiné et une modernité affirmée. Une ville aux airs de start-up.

Surtout dans les cas de Bordeaux et de Nantes. Comme si ces villes incarnaient aujourd’hui les valeurs d’agilité les plus appréciées par ces managers, y compris pour l’entreprise dont ils rêvent. Prenons le cas de Bordeaux. Tous ceux qui ont connu la ville des années 70 et 80 se souviennent d’une ville triste et compassée, engoncée dans une vieille bourgeoisie bon teint. Mais ceux qui ont eu le loisir d’y séjourner ces dernières années, ont vu la transformation s’opérer, la ville revivre, se régénérer et entrer dans le nouveau siècle. Il en est de même pour Nantes, ville grise il y a trente ans, désormais métamorphosée, et heureusement réurbanisée ces deux dernières décennies.

Des villes transformées par la volonté de leurs maires respectifs, Jean-Marc Ayrault à Nantes, et Alain Juppé à Bordeaux, qui ont réussi au niveau local, ce qu’ils n’ont pas franchement perpétré au niveau national. Du moins pour le premier d’entre eux. Mais peut-être aussi que ces choix des cadres candidats à la province sont une manière de signifier que toute Capitale qu’elle soit, Paris a trop tardé à basculer dans le nouveau siècle. Comme ces entreprises si lentes à se transformer malgré les coups de boutoirs de la nouvelle économie. Le futur Grand Paris les fera peut-être changer d’avis, mais il faudra attendre la génération suivante.

@Syl_DiPasquale © Cadremploi

Illustration de Charles Monnier

6

commentaires

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bastou

08/09/2015

à 09:59

Je suis tout a fait d'accord avec votre commentaire. Que vient faire vos idées politique (on sens déjà bien la tendance avec l'article sur les 35h qui iraient jusqu'a faire comprendre que l'intérêt de l'entreprise doit passer avant l'intérêt personnel.. Une blague ?)

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MrKalisto

07/09/2015

à 11:49

"saoulant" ? ca veut dire quoi précisemment
"besoin de foule, de la population, de mouvement" : vous êtes sérieuse quand vous écrivez ça ? vous pensez vraiment que dans le centre ville de Bordeaux, Lille ou Marseille, on n'est pas dans un environnement très urbain ??
passez le périph, vous verez qu'il existe des gens qui sortent le soir dans des bars, vont au cinéma, au musée, comme à Paris, un vrai truc de dingue... il y a des gens qui tourne le robinet et l'eau coule ! certains ont internet chez eux, et même le wifi !

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isabel55555

06/09/2015

à 19:48

Paris reste Paris avec ses inconvénients et ses avantages. Neanmoins en Parisienne que je suis si je dois partir ailleurs je change de pays pour aller dans une autre grande ville mais ni à Bordeaux ou ailleurs. J'ai besoin de la foule, de la population, de mouvement. Cela depends des gouts des personnes.


En week end oui mais à la longue ça de vient saoulant.

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P.

02/09/2015

à 23:22

Dans ce pays ultra centralisateur il paraîtrait presque farfelu d'ambitionner une vie de cadre en dehors de la capitale. Il n'y a pourtant rien de plus équilibrant et naturel.

Ce n'est pas qu'une question d'immobilier ou d'embouteillage : population moins stressée et plus cool (en fait, en dehors de Paris, les gens 'gentils' sont simplement des gens normaux..) , propreté, espace, rythme et accès à la nature. Des villes où l'ont peut faire autre chose le week-end que de se remettre de sa cuite de la veille ou faire les boutiques.
Bref, tout ce que souhaite - entre autres - une génération Y qui ne veut pas reproduire la course aux salaires élevés des générations précédentes, mais simplement avoir un équilibre vie personnelle/professionnelle comme dans d'autres pays que ces Erasmus ont pu visiter durant leurs études.

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maxounet

01/09/2015

à 14:23

je ne comprends pas l'angle de cet édito...ainsi il serait paradoxal que les parisiens souhaitent bouger à Bordeaux, Nantes ou Lyon vu que ces villes garderaient leur inconvénients urbains (logement cher et embouteillage) mais tout cela s'expliquerait par le réveil de belles endormies effectuée par leurs maires respectifs ces 10 ou 15 dernières années (mais pas pour Lyon qui n'est plus mentionné.. ?). Le raisonnement ne tient pas.

coté immobilier : 8000 euros en moyenne (10000 dans l'hyper centre) dans Paris intra muros contre 3000-4000 pour les meilleurs quartiers des 3 métropole régionale citées !? à bien équivalent, être en plein centre de Lyon ou Bordeaux ou en grande banlieue parisienne banale, on peut pas dire que c'est pareil ! ça change TOUT.
coté embouteillages non plus : oui il existe des axes saturés dans toutes les métropoles régionales, mais c'est sans comparaison avec la situation en région parisienne !

au final, non le résultat de cette étude n'est pas surprenant : y figure 3 métropoles avec une forte activité activité économique, un climat sympa, pas loin de la mer (Bordeaux, Nantes) ou des montagnes (Lyon) (ce qui explique qu'un gros pole économique comme Lille n'y soit pas...), une bonne desserte par TGV, une très bonne offre culturelle etc...

La difficulté est d'y trouver un job de cadre et surtout 2 quand on est en couple... mais quand on peut trouver, il faudrait être fou pour rester à Paris !

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Anonyme

01/09/2015

à 10:24

Vous ne savez pas de quoi vous parlez. L'immobilier reste infiniment plus abordable dans ces villes qu'à Paris. Les transports sont évidemment, si on les compare à la vie des banlieusards, beaucoup moins pénibles. Et votre jugement à l'emporte-pièce sur la politique de Jean-Marc Ayrault n'a pas sa place ici.

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