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Le travail joue du haut-parleur dans la campagne présidentielle

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Sylvia Di Pasquale

14/03/2017

Et voilà l’travail ! Enfin. À 40 jours du premier tour de la présidentielle, le voilà qui surgit dans la campagne. Alors que, selon un sondage Harris Interactive, les propositions des candidats concernant le travail seront déterminantes pour 73 % des Français, la semaine à venir va peut-être, enfin, leur permettre de se faire une idée plus précise sur le boulot. Non pas seulement le chômage et les manières d’en finir, déjà abordées de manière plus ou moins réalistes ou plus ou moins fantaisistes. Mais quel est désormais le rapport des Français au travail ? Quelles sont leurs attentes ? Quid de leur hiérarchie ? De leurs conditions de travail ? Quels sont leurs souhaits, leurs rêves et qu’attendent-ils de celui qui doit les représenter dans un mois et demi ? Des questions auxquelles les programmes des candidats ne répondent pas forcément.

Alors les citoyens s’en emparent au travers de deux haut-parleurs mis en place il y a quelques mois et dont les décibels vont arriver aux oreilles des prétendants à l’investiture suprême cette semaine. Le premier s’appelle « Parlons travail ». Il émane de la CFDT qui, depuis le mois de septembre 2016 réalise une grande enquête en partenariat avec Viadeo (le réseau social pro du groupe Figaro) et Libération. Les conclusions de cette étude qui compile les réponses de plus de 200 000 personnes seront livrées aux candidats dès jeudi.

En parallèle, et toujours cette semaine, une autre initiative doit interpeller les prétendants à l’Élysée. Tout aussi citoyenne et lancée par Sciences Po, Les Échos, Facebook et deux start-up (Make.org et Bluenove), l’opération #Inventons2017 rassemble les propositions des moins de 30 ans. Où l’on retrouvera, entre autres thèmes, leur programme concernant le travail. Cette initiative aboutira à des propositions claires soumises elles aussi aux candidats.

Dans l’un comme l’autre des cas, il s’agit d’une prise en main de cette campagne par la société civile. Car au final, le travail, c’est surtout son affaire. Celle des 90 % d’actifs qui ne sont pas au chômage, celle des salariés, très majoritaires, qui ne souffrent pas forcément de harcèlement, de burn-out, de bore-out, ni de brown-out. Le travail classique, avec ses problèmes et ses joies, des problèmes qu’il faut régler et des joies qu’il faut amplifier. Un monde méconnu des candidats, non pas parce qu’ils ne travaillent pas, mais parce que la politique est le milieu le plus impitoyable qui soit. Et qu’en toute logique, tous les postulants à la présidence se disent que la vie de l’ensemble de leurs concitoyens ressemble à cela : un parcours de chausse-trappes, de trahisons, de crocs en jambes et de balles perdues.

La réalité vécue par les citoyens lambda est parfois pire. Et parfois meilleure.

 

@Syl_DiPasquale © Cadremploi

Dessin de Charles Monnier ©Cadremploi

 

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