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Ne négligez pas les parties chaudes du CV

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Sylvia Di Pasquale

16/04/2012

Le cobaye est maintenu sur sa chaise et prestement équipé d’un casque. Collé contre son visage, une minuscule caméra enregistre chaque mouvement de son œil. Une scène extraite de James Bond bastonne à Houston ? De SAS : grand amour à Baïkonour ? Pas d’espion au service de sa majesté dans l’affaire, juste un recruteur qui donne un peu de son temps pour participer à une... expérience. La technique utilisée, c’est l’eye-tracking. Elle permet de savoir précisément à quel endroit d’un document s’est arrêté l’œil du lecteur. En l’occurrence, sur quels points d’un CV les 30 recruteurs-cobayes ont passé le plus de temps. Une expérience américaine relayée par le très vigilant  blog Doppelanger.lab. Alors ? Va-t-on enfin découvrir une ébouriffante vérité qui va chambouler l’art et la manière de concocter un curriculum vitae ?

Pas exactement. En fait, en examinant les points « chauds » sur les deux CV ci-dessous, on s’aperçoit que les éléments que le recruteur a lus, et peut-être retenus, sont le nom du candidat, l’intitulé de son poste actuel et du précédent, ainsi que la formation qu’il a suivie. On s'en serait douté... Autre évidence vérifiée : les recruteurs sont cartésiens. Un premier CV sans structure, sans véritable colonne vertébrale, n’a pas vraiment imprimé la rétine du cobaye. Contrairement au second, subdivisé en rubriques claires.

Conclusion : mieux vaut présenter un document clair qui mentionne les informations clés, plutôt qu’un CV brouillon. Sûr qu’on avait besoin de déployer des techniques ultrasophistiquées pour parvenir à un tel constat de bon sens. Ces éléments, nous-mêmes, et quelques autres, les livrons au travers de nombreux conseils, sans en passer par une caméra vissée à l’œil.

Sauf que… Chaque jour, dans chaque entreprise, dans chaque département RH, débarquent des CV décousus, où des infos essentielles sont aux abonnés absents, ou bien, lorsqu’elles y figurent, exigeraient du lecteur qu’il entreprenne des fouilles archéologiques pour les débusquer. Ce qu’il ne fera pas.

Alors ? Alors, on remballe sa science et on la joue modeste. Faire un CV lisible quand on n’a pas l’habitude est une discipline qui s’apprend. Alors, on se dit que chaque piqûre de rappel supplémentaire est utile. Parce qu’elle rallie à la cause du juste CV quelques candidats supplémentaires qui verront leur dossier sortir du lot. Et rien que pour ça, l’eye-tracking et cette expérience sont d’utilité publique.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr – 16 avril 2012

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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

 

 

 

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commentaires

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ELM1105

21/04/2012

à 19:14

On apprend rien de plus mais bon...
Next étude, si le CV est bien comme il faut, pourquoi le recruteur ne prend que très rarement la peine de nous répondre ???

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harley95

17/04/2012

à 16:54

Bien sûr un CV bien fait est plus efficace mais finalement n'est ce pas une façon de faire une première sélection parfaitement objective ! Un candidat incapable de faire un CV lisible et complet serait il un bon candidat ?

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