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Piratage versus chômage

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Sylvia Di Pasquale

17/05/2010

Télécharger de la musique illégalement ? Pas grave. Après tout, si quelques vieilles gloires gagnent un million de pépètes en moins par an, ça ne va pas les contraindre à dormir dans un carton.

Sauf que tout travail (y compris artistique) mérite salaire (y compris pour les vieilles gloires). En plus, c'est sans compter sur les petites mains qui entourent la star et morflent en silence.

Pourquoi on vous parle de ça aujourd'hui ? Pourquoi souffler les braises sur la bonne vieille polémique de la liberté du Net ?

Parce qu'à l'occasion des actuelles discussions sur le renforcement de la propriété intellectuelle à Bruxelles, on a découvert de drôles de chiffres. Ils sortent tout droit d'un rapport publié ces temps-ci par deux économistes français qui ont ausculté les dégâts induits par le piratage de musique, d'images et de logiciels tout au long de l'année 2008. Accrochez-vous à votre logiciel d'émulation : selon les deux chercheurs, entre 600 000 et 1,2 million de jobs vont disparaître à l'horizon 2015.

C'est beaucoup. Et du coup on réalise que si Lady Gaga ne vend plus une chanson, si James Cameron ne fait plus une entrée en salle, il n'y aura pas qu'eux au Pôle emploi. Ils y entraîneront des techniciens, des commerciaux, des standardistes, des comptables des marketeurs et bien d'autres corps de métiers encore.

Pareil pour n'importe quel gros éditeur de logiciel. Sous prétexte que le boss de SAP empoche des salaires annuels indécents, on télécharge ses produits la conscience tranquille, en oubliant que derrière le PDG, se cache une floppée de salariés qui n'a rien demandé à aucun pirate. Autant voler une Renault Laguna sur le parking derrière chez soi, sous prétexte que Carlos Ghosn et sa famille sont à l'abri du besoin pour plusieurs générations. En oubliant la centaine de milliers de personnes qui vivent grâce aux bagnoles du losange.

Evidemment, on nous rétorquera que le coup du chantage à l'emploi est une méthode nauséabonde. Soit. Alors envisageons les choses sous un angle purement créatif. Si le téléchargement pirate continue sur sa lancée, quelle maison de disque, quel producteur hollywoodien, quel éditeur de logiciels, prendra le risque de mettre en chantier un disque, un film ou un software ?

Ceux qui prônent aujourd'hui la totale liberté de téléchargement des œœuvres seront touchés au premier chef et n'auront plus que quelques pauvres productions sonores et amateurs ou quelques longs métrages tournés avec un caméscope des familles. C'est un choix, mais c'est celui de la paupérisation culturelle et économique.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 17 mai 2010

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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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tth

26/08/2010

à 22:55

Oui, le chantage à l'emploi est vraiment une méthode nauséabonde.

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azorni

17/08/2010

à 19:07

voui voui c'est bien de ce texte que je parlais. Je croyais avoir mis un lien mais je ne le vois pas. De toute façon il suffit de taper '« pétition marchand chandelles Bastiat » dans tout bin moteur de recherche pour avoir le texte complet.

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Sofia

17/08/2010

à 12:14

@ Azorni : Est-ce le texte de Bastiat dont vous parlez http://schroffenstein.free.fr/public/philo/bastiat.pdf ?
Comme vous y allez... Dans son drôlissime pamphlet, Bastiat dénonce en effet les intérêts particuliers qui se cachent derrière des revendications présentées au nom de l'intérêt général.
Ici, l\\\'intérêt général, c\\\'est la diversité culturelle. A mon sens, bien plus noble que l\\\'appât du gain des marchands de chandelle.
Mais votre comparaison était stimulante. Merci !

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azorni

17/08/2010

à 08:02

ça me fait penser au fameux texte de Bastiat : « la pétition des marchands de chandelles ».

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Alex

27/07/2010

à 12:49

Et ce rapport, où est-il ? Sait-on quelles méthodes de recherche ont été utilisées ?

Un prof d'économie me disait que ce n'était pas le piratage qui faisait chuter les ventes de disques, mais la téléphonie mobile. Les jeunes consommateurs dépensant tous leurs sous dans leur portable, ils n'ont plus de sous pour les CD (qui, soit en passant, sont horriblement chers en France). Et la crise économique que nos chers financiers nous ont offerte à nos frais, elle n'aurait pas une petite influence aussi ?

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herv

01/06/2010

à 22:19

Bonjour,

Effectivement le coup du chantage à l'emploi est une méthode nauséabonde surtout quand elle repose sur une seule étude (aussi peu factuelle !?)<br>
<br>
Nous sommes dans un domaine multi-variables ce qui rend difficile toute extraction.<br>
<br>
Travaillant dans le domaine de l'Internet, même s'il y aura évidemment un impact du "copiage illicite" sur certains secteurs , il y aura transfert dans d'autres secteurs avec de nouvelles modèles économiques (cf livre Free ! de Chris Anderson )<br>
<br>
Je pense que les principaux facteurs de baisse d'emploi (vantée par une grande partie du patronat mais peut-être trouverez vous cela subjectif ;-) car je ne vais pas rechercher mes sources) sont
***** délocalisation vers des pays à "couts moindres"
**** informatisation et automatisation (à outrance je pourrai rajouter)
* le reste

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RAFFESTIN

28/05/2010

à 11:01

Effectivement, il ne faut pas nier que le piratage engendre des dégâts, sans doute, non négligeable sur l\'économie et le marché de l\'emploi en général.

Toutefois, j\'adhère également aux propos de Greg. La technologie évolue; les marchés doivent donc suivre.
Je ne pense pas que l\'aspect repressif de la loi HADOPI soit une solution.
Taxer à la connexion internet (un genre de SACEM de l\'informatique) ... Pourquoi pas ?
Ou encore au volume de téléchargement ?

Il faut s\'adapter aux nouvelles technologie, car même la loi HADOPI est déjà dépassée par ce qui peux se faire: allez voir dans les cours d\'écoles le nombre de MP3 transférez par bluetooth et qui attérissent ensuite sur des PC ... qui punir ?
Ce n\'est pas pire que d\'avoir l\'occasion de photocopier un guide de CV et LM passé par un collègue de travail (pratique qui se fait depuis la nuit des temps) ...

Ayons un peu de bon sens dans la recherche de solutions aux problématiques qui se posent !

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Ninoo

24/05/2010

à 15:56

Un billet à la fois convenu et sans imagination. Le fait de pouvoir vendre et vivre du support physique est il un préalable à l\'expression de la créativité ?
Si l\'on en croit Mozart et tous ceux qui vivaient de donner des représentations ou des cours de musique, il faut croire que non.

Mais le message martelé par les majors et le sempiternel chantage au chômage font office de prêt à penser pour bien des gens qui au passage oublient que les redevances de la musique enregistrées se prennent aussi sur les établissements diffusant, les annonceurs, les TV, les publicitaires etc. et pas seulement le consommateur final.

Mais bon, c\'est tellement plus commode de relayer sans réfléchir.

> Répondre

Dupuy

22/05/2010

à 09:16

Bravo pour la morale, et vous pour ce qui est des photos, mentionnez-vous systématiquement le photographe, est-il rétribué pour son oeuvre ou vous contentez-vous de prendre des photos libres de droits ? voir pour 1€. Le problème est vaste, très vaste, il convient de l'aborder dans sa globalité pour ce qui est des droits d'auteur et ne pas systématiquement ne regarder que les droits musicaux. Mais c'est vrai, c'est plus facile car il y a là de gros lobbies, des enjeux colossaux et que la photo est aujourd'hui à la portée de n'importe quel portable ! Mais il est bon de considérer le problème dans son ensemble malgré tout.
Bonne journée à vous.

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Hapido

21/05/2010

à 16:48

Tout a fait d'accord avec les deux précédents commentaires.

Et la licence globale, ça aurait fait du boulot aussi.

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zayni

21/05/2010

à 12:58

Le piratage s'est développé de façon exponentielle depuis l'avènement d'Internet et représente une des plus importantes préoccupations des acteurs majeurs comme les états. En effet, le piratage sur internet remet en cause les lois sur la propriété intellectuelle. Musique, films et logiciels en sont affectés : piratage ou partage ? Quel est l'impact du phénomène sur les industries culturelles ? Quelles sont les nouvelles régulations en cours ? Si certains y voient une chance inouïe et se réclament fièrement de cette pratique devenue banale, les représentants de l'industrie ne cessent de rappeler que le piratage musical est néfaste, voir destructeur, et non seulement pour l'industrie mais pour la musique elle-même

> Répondre

Aveldro

20/05/2010

à 14:37

Personne de sérieux le prône la "liberté totale de téléchargement" sans contrepartie, dont la fameuse "licence globale". Le problème, c'est que jusqu'à présent, de telles propositions ont été systématiquement rejetées d'un revers de main méprisant par les tenants de l'industrie du divertissement. Quant au logiciel, "pirater SAP", c'est vraiment n'importe quoi. SAP est un gros système qui demande des mois de mise en place avec l'aide de cabinets spécialisés. Personne ne pirate ça !
Par ailleurs, il existe des ERP open-source comme :
http://neogia.org/
que l'on peut télécharger et installer en toute légalité, mais même pour ceux-là, l'assistance d'un cabinet n'est pas un luxe.
Dommage que l'on oppose toujours piratage et achat légal, sans jamais mentionner les logiciels libres et open source, et les oeuvres sous licences de type Creative Commons. Tant qu'on y est, je propose qu'on interdise à la vente les machines à pain qui détruisent des emplois de boulangers, les chambres d'hôtes qui détruisent des emplois dans l'hôtellerie, les bibliothèques qui empèchent de vendre des livres, et que l'on interdise l'accès aux magasins de bricolage aux particuliers pour protéger les emplois d'artisans.

Par ailleurs, les calculs d'emplois perdus sont totalement faux. Ils se basent tous sur l'hypothèse qu'un télécharmenet illégal = une vente perdue, ce qui est stupide. Encore faudrait-il faire une VRAIE étude sur la question. De plus, l'argent qui n'est pas dépensé dans l'aquisition de ces produits ne s'évanouit pas. Il est dépensé ailleurs. A titre d'exemple, pour une famille avec 2 ados, par mois : 30€ d'ADSL + 100€ minimum pour 4 abonnements de téléphone portable. Je n'appelle pas ça de la gratuité...

Quant à l'équation "piratage = mort de la création", je n'y crois pas une seconde. Les mêmes personnes qui se plaignent du piratage reconnaissent que la création musicale n'a pas été aussi dynamique et de qualité en France depuis de nombreuses années. Même Charles Aznavour, aux dernières Victoires de la Musique en faisait le constat. La création trouvera toujours son chemin.

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Gustavio

20/05/2010

à 14:07

Effectivement, nous vivons un véritable changement de paradigme de l'industrie musicale qui va probablement devenir si l'on est optimiste plus équitable pour les musiciens, comme c'est le cas sur certaines plateforme de vente comme www.sellyourprod.com ou sur zikobulle.fr
Que faire ?

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gibour

20/05/2010

à 13:41

Si on avait interdit à GUTENBERG de reproduire des oeuvres sans l\'accord de leurs auteurs notre civilisation culturelle ne serait pas là ou elle est. il est sûr que l\'imprimerie a supprimé des emplois de copieurs mais elle en a créé beaucoup plus.
Le pessimisme permanent au profit de la défense des rentes de situation finit par être lassant.

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Eti

20/05/2010

à 09:40

Il faut arrêter de confondre téléchargement avec manque à gagner!
De nombreux téléchargements se font pour tester un logiciel ou une musique, ça ne veut pas dire que l'internaute aurait pu payer pour ça.

Un concessionnaire Renault va faire essayer sa laguna à 10 clients avant d'arriver à la vendre, on ne va pas dire qu'il a perdu 90% de son chiffre d'affaire sous prétexte que 90% des gens ont essayé sans acheter.

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speeder92

19/05/2010

à 22:47

Pas de commentaires en retour de Sylvia Di Pasquale !
Dommage !
Une simple remarque disant qu'elle a lu un peu vite lui vaudrait à mon avis un certain respect !
La bonne nouvelle à la lecture des commentaires, c'est que les industries du disque si elle ne remettent pas en cause leur modèle sont mal barrées !!!
C'est une excellente nouvelle !

Et 4 pleins par semaine de Porsche Cayenne valent bien un emploi de créateur (cherchez sur Google vous verrez de qui je parle !)

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DAZIRON

19/05/2010

à 17:57

Quel article est paru il y a une dizaine d'années, sur ces mêmes "artistes" qui exploitaient ces mêmes techniciens en ce faisant des millions sur leur dos sans leur offrir des conditions de travail correctes. Téléchargez donc a discrétion, ainsi les vrais passionés, ceux qui ne font pas ca que pour l'argent, continueront de faire de la musique pour notre plaisir et le leur. Fini l'armada de marketeurs qui font de la marge sur des chanteurs de piètre qualité en les bombardant sur les ondes FM pour abrutir les masses populaires.

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Fred

19/05/2010

à 13:41

Le piratage a toujours existé : avant les MP3 c'était le CD, avant le CD les K7...
La création est un mode d'expression avant d'être une usine à $ : c'est ce que les industriels, les politiciens, et certains journalistes semblent vouloir nous faire oublier.
L'incapacité de certains acteurs économiques à s'adapter à leur environnement, n'a d'égal que l'incompétence des politiciens qu'ils achètent à les régler à leur place, ou encore la maladresse de certains journaliste quand ils veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes !!!
Conclusion : la qualité de cette article ne dépasse pas celle de la soupe que les majors aimeraient tant qu'on leurs achète à vil prix.

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Amlili

19/05/2010

à 08:24

Je comprends bien le lien piratage emploi, mais le cinéma et aujourd\'hui hors de prix une fois que nous ne sommes plus étudiants.
D\'ailleurs ce sont les étudiants qui remplissent les cinémas qui après avoir vu un film le téléchargent (on pourrait envisage un système avec le coupon cinéma qui donnerait une réduction sur l\'achat du dvd et faire le même rapport en musique concert = réduction cd). Mais ces industries sont encore loin du scénario que vous suggérez alors ce genre de proposition qui pourrait augmenter les ventes ne les intéressent pas...

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CARTOUCHE

19/05/2010

à 00:54

oh là là : ça tangue sur l'édito... il est vrai que Syivia Di Pasquale nous avait habitués à mieux !
De fait, relever les arrière-pensées de ce type d'études est bien intéressant d'autant que ça va "justifier" une nouvelle restriction de nos libertés fondamentales et de notre cohésion sociale.
Le procédé est utilisé depuis longtemps, mais avec une accélération inquiétante ces dernières années :
1 - on torche une étude bien biaisée (ou on monte en épingle un fait divers bien "significatif"),
2 - on en fait "le problème" de chacun à coups d'empathie : bien sûr que je suis contre encore plus de chômage, contre le tabac, contre le voile intégral, contre la disparition du système de retraites...
3 - on matraque pendant plusieurs jours - ou plus si nécessaire,
4 - et on nous concocte une petite loi bien répressive de derrière les fagots... approuvée par le grand public qui n'a rien vu venir...

et hop : nous voici revenus un bon siècle en arrière, dépouillés de tout ce qui faisait la réussite de notre société - dans un grand étalage de "progrès"... "pas d'autres solutions"... "c'est la mondialisation", ou "l'Europe", "on ne peut rien contre le marché (comprendre les vautours de la spéculation)" ---
...toutes contrevérités élaborées dans les "think tanks" des puissances économiques, reprises telles quelles par les politiques et ressassées jusqu'à plus soif par les medias...

et voici comment les pays dits "développés"ont glissé petit à petit dans le totalitarisme, le contrôle en continu des classes qu'on nommait "dangereuses" il y a 150 ans, et se retrouvent au niveau des PVD (quelques très riches se "bunkerisant" contre la masse des pauvres)

Alors, on attend la prochaine guerre - pour pouvoir refaire ensuite les 30 glorieuses ?

Ou on réagit dès à présent ?

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ludovic

18/05/2010

à 17:01

il s\'agit encore une fois d\'un immonde lobby. Une industrie qui a profité de l\'avancement de la technologie pendant 100 ans, et qui aujourd\'hui la subit.
L'industrie du cinéma est destinée a se métamorphosé, un point c\'est tout. James Cameron en réalisant avatar (des millions d\'entrées dans les salles) en a donné l\'exemple.

> Répondre

Marcube

18/05/2010

à 15:09

Voila ce que j\'ai répondu à un ami qui me demandait mon avis :

Intéressante étude n'est-ce pas ?
Et pourtant, au delà de ce qui est raconté, les conclusions sont bien rapides :

Tout d'abord, l'hypothèse n°1 qui consiste à considérer toute œuvre piratée comme un manque a gagné. Cela suppose que chaque téléchargement aurait donné lieu à l'achat de l'œuvre. Je ne sais pas si tu saisis bien le problème, c'est loin d'être le cas. Je connais des collectionneurs de films qui ont plus de 4500 titres dans leur filmothèque et qui n'auraient jamais acheté un seul de ces films s'il avait fallu sortir les billets… même pas pour une simple pièce.

Ensuite, l'hypothèse n°2 qui laisse supposer que les équilibres économiques doivent être figés et la rente de situation protégée. Nous avons vu comment les charbonnages et les mines ont disparues et personne ne s'est mis en avant pour expliquer qu'il fallait les sauvegarder au prix d'une restriction intolérable des libertés. Pour faire un parallèle, il aurait fallu interdire aux familles de se chauffer a l'électricité ou au gaz pour que les patrons des mines survivent et avec eux les mineurs de fond.

Enfin hypothèse n°3 (pour les grands axes de discussion) qui traduit le piratage comme du vol. Le piratage n'est pas du vol, car il ne prive personne de l'objet copié. Voler une baguette de pain ou la laguna de Ghosn, c'est les priver de leur bouffe ou de leur voiture. Copie le dernier Sardou, n'empêche personne de l'écouter par ailleurs.

Alors, bien évidement les mécanismes anciens, hérités de l'époque où les moines copistes reproduisaient les livres sacrés, ou même depuis que Gutenberg a développé l'imprimerie, il faut revoir et adapter aux conditions modernes la diffusion des œuvres et la protection des droits.
La première difficulté provient de l'implication de grandes sociétés financières qui ont par la loi (abusive) réussi à capter des droits (ceux appelés « voisins ») et qui ont bâti une industrie et qui ne veulent pas la voir disparaitre. Elles sont puissantes et bien sur peuvent influencer les divers pouvoirs politiques.
La seconde difficulté provient de la grande mutation de la communication. Les pouvoirs d'information, d'abord concentrés dans la presse, facilement contrôlable, puis par les « medias » audiovisuels qui coutent beaucoup plus cher mais reste encore manipulable par le biais d'agence (AFP, Reuter, etc) et d'innombrables règlements qui font qu'aujourd'hui le moindre reportage est diffusé en plan rapproché pour qu'un ne puisse voir l'environnement et souvent même mis a l'envers pour qu'on ait du mal a lire… tout cela est battu en brèche par un nouveau media « creux » c\'est-à-dire sans destination particulière si ce n'est le transport et qui par ses multiples usages, dont la copie d'œuvre, vient perturber les efforts de contrôle que tous ceux qui ont un brin de pouvoir tente de maitriser. (Je parle d'internet).

Tout ça veut dire qu'un grand ensemble d'acteurs, tous plus ou moins bien intentionnés, sont là pour culpabiliser celui qui télécharge sinon par la force comme Hadopi, ou par la persuasion tel cet article là.

Une étude canadienne a pour la deuxième fois démontré que ceux qui achètent le plus d'œuvres originales sont aussi ceux qui téléchargent le plus. Rien que cette étude devrait faire réfléchir, mais, la réalité est que les acteurs politiques ont des objectifs largement plus sévères que le simple piratage.
Alors tu comprends bien que le n'importe quoi de cet éditorial de cadre emploi est à considérer comme tel, on ne le lit pas, on passe a la suite tout de suite.

Cela n'enlève pas la nécessité de revoir le mode de rémunération de la « culture », même populaire, et surtout la révision des droits patrimoniaux qui sont attribués. N'oublie pas qu'ils sont passés de 15 ans, puis a 50 ans, enfin à 75 ans et que maintenant les majors veulent les passer à 90 ans pour profiter des royalties de Mickey qui retombent dans le domaine public en 2012 ! Incroyable un tel opportunisme.

Je ne te citerai pas toutes les possibilités envisagées depuis la limitation a la personne des droits, pas d'héritage donc, ni de transférabilité, jusqu\'à la limitation a 5 ans ou moins après la première diffusion publique de l'œuvre. Il y a de la marge pour discuter.

Voila, tu me demandes mon avis…. Je ne lis pas ce genre d'articles dont le seul objectif est la préservation d'un petit privilège qu'on te présente comme étant de TON propre intérêt alors que c'est tout le contraire.

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zabock

18/05/2010

à 10:59

de Plus votre journaliste est impayable:
1) une étude française... haha trop drôle: le pays producteur de nullités que personne ne regarde ni n\'écoute ? qu\'on pirate LOST: les disparus je veux bien mais R.I.S ?...
2) \"quel éditeur de logiciels, prendra le risque de mettre en chantier un disque, un film ou un software ? \" ben dernier exemple en date: AVATAR qui à fait carton plein en innovant... et c\'est bien là la clef du sujet celui qui veut gagner de l\'argent devra creer et surprendre... c\'est pas en envoyant des christophe willem que la machine va repartir ...
3) \"Pareil pour n\'importe quel gros éditeur de logiciel\" la plupart des gros logiciel le sont devenu parce que précisément ils ont été piraté et que le buzz à fait qu\'ils sont devenu des standard...
et on peut continuer comme ça ...tous les exemple pris par votre pseudo journaliste sont risibles ...

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zabock

18/05/2010

à 10:46

comment un journaliste digne de ce nom peut rediger un tissu d'aneries comme celui-ci?.
Demandez aux employés des fabricants de PC, de balladeurs MP3, de DD multimedia, aux employés des opérateurs internet, aux salariés des fabricants de supports numériques en tout genre( clef usb, CD, DVD...) demandez à tous ces dizaines de milliers de salariés qui vivent quotidiennement de l'activité numérique s'ils sont prêt à se retrouver au chomage pour empecher quelques " petites mains " de dormir dans des cartons... croyez vous réellement que sans les telechargements illégaux l'économie d'internet serait ce qu'elle est aujourd'hui ? ce serait être bien naif de la croire. La meilleur preuve : les editeur de jeu video vienne de se trouver un nouveau Dada : ce n'est plus le piratage le problème maintenant, c'est l'échange de jeux et le circuit de jeux d'occasion... ça preterait à rire si ce n'était pas si tragique

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Marc AGULLO

18/05/2010

à 10:36

Je ne suis pas d'accord. D'abord, mon fils va au cinéma (des fois plusieurs fois pour le même film - Cameron va être content, il a vu 5 fois AVATAR), puis télécharge le film pour le revoir à la télé et achète le DVD quand il sort en coffret pour avoir les bonus. Donc l'argument ne tient pas. Moi-même je vais à des concerts, je télécharge de temps en temps de la musique et si celle-ci me plait, j'achète réellement. Je dépense environ 50 euros par mois à la fnac uniquement sur les CD et DVD. J'en dépense autant pour des livres. Pourquoi ne pas refaire un système ou les "soit-disant" artistes s'en mettraient moins dans les poches. Combien coute une nuit d'hôtel à cannes en ce moment ? Les artistes ont toujours existés, même lorsqu'ils ne gagnaient pas d'argent. Supprimez les intermittents et donnez leur un statut fixe et payez les avec l'argent des lady gaga ou de la starac. Et surtout arrêtez de donner des leçons de morale alors que tous ces artistes, politiques, et bobos s'en mettent plein les fouilles et ne payent pratiquement jamais rien (invitations, cadeaux, ...). Non, je ne vais pas pleurer sur leur sort. Ils n'ont qu'a faire des concerts. Cette année, j'ai vu arthur, cranberries et bientôt roger hodson et supertramp. et c'est bizarre, les salles sont complètes. Si un film marche, il est piraté et d'un seul coup,on nous parle de la mort des artistes et si le film ne marche pas, il rapporte quand même de l'argent par les ventes vidéos. Ne nous prenez plus pour des bouffons SVP!!!

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Sylvain Raybaud

18/05/2010

à 10:29

il est bien dommage que ni le nom du rapport, ni ceux de ces auteurs, ni du commanditaire ne soient cités... s'il s'agit du rapport Tera Acta, on peut lire l'article suivant :
http://www.pcinpact.com/actu/news/56914-rapport-tera-acta-rebonds-liberation.htm
je n'aime pas spécialement pcinpact en général, et c'est bien certainement un site partial, mais on peut y apprendre deux ou trois bricoles intéressantes. Et ils citent leurs sources. Eux.

> Répondre

Thomas

18/05/2010

à 10:21

Tobeor a raison : les faits sont à argumenter. Ce qui est directement discutable, c'est le fond de l'article. Il ne s'interroge pas sur l'utilité réelle de "l'industrie musicale" : infrastructure nécessaire au XXème siècle, elle a tellement colonisé la création et la culture qu'elle l'avait littéralement étouffée. Aujourd'hui, les musiciens ont l'occasion de s'adresser directement à leur public. Toute une armée d'intermédiaires se retrouve inutile. Dommage pour l'emploi, mais il n'est pas certain, comme le conclut l'article, que la création s'en trouve affaiblie, bien au contraire. De même, on peut rêver qu'un jour Renault vende moins de voitures, non pas pour faire bisquer la famille Ghosn, mais parce qu'on aura massivement adopté d'autres modes de vie plus pratiques et moins polluants.

> Répondre

Laurus Nobilis

18/05/2010

à 09:57

Je n'y crois pas du tout.
Tout cela ressemble à de la manipulation, et on voit d'où elle vient.
En ce qui me concerne, ce n'est pas parce qu'on va m'empêcher de télécharger que je vais acheter le produit, par contre il m'est arrivé d'acheter des musiques d'artiste que j'ai découvert par le téléchargement.
Je pense que ma position doit être assez répandue.

> Répondre

Speeder92

18/05/2010

à 09:41

La lecture de ce rapport est édifiante !
Car elle permet de constater qu\'elle vient d\'une société qui a fait un document à la demande des ayants-droits.
Pour ceux dont le métier est consultant et qui travaille avec la publication de rapports, ils savent que le rapport va toujours dans le sens du client !

Tout travail mérite salaire, toute création mérite rémunération et reconnaissance !
Ce n\'est pas en faisant un chantage à l\'emploi que les choses changeront, car un chômeur de longue durée rétorquera, que du travail il n\'en a pas et que globalement ce n\'est pas son problème et qu\'il n\' pas les moyens.
La numérisation des contenus a bouleversé le marché et le modèle ! Certains ont du mal à comprendre que le modèle économique a changé aussi !

Dommage pour eux, car les \"pirates\" auront toujours une longueur technologique d\'avance et que le chantage à l\'emploi, à la valeur ou au reste n\'est malheureusement plus entendable ! C\'est beaucoup trop tard !

Il faut sortir du carré de référence et en dessiner un nouveau !

> Répondre

Ducamp

18/05/2010

à 09:38

Bonne remarque M. Tobeor : ce rapport fait déjà l'objet de multiples controverses ; il a par exemple été commandé par la BASCAP, association contre le piratage dont l'un des dirigeants est Jean-René Fourtou :
http://www.iccwbo.org/bascap/id883/index.html
...également à la tête de Vivendi Universal.

> Répondre

ludovic

18/05/2010

à 08:02

Non mais qu\'est ce que c\'est que ce papier? La morale franco-française sur les répercussions, du téléchargement illégal... pour sauver quoi des industries qui ont toujours subies des problèmes de rentabilités.
Je crois que vous n\'avez jamais été à Bruxelles, en Grèce ou dans des pays ou les DVD club vous louent et vous vendent des DVD piratés! En Inde ou l'industrie cinématographique est la plus fort mondialement…même sort.
Alors arrêtez, je vous en supplie de blâmer la pauvre famille française qui télécharge le film pour lequel elle ne pourra pas payer 15 euros d\'entrée par personne dans un Pathé ou Gaumont. Que l'industrie du film se détende, elle a vécu des traumatismes dans l'histoire bien plus profonds que le piratage.
Il s'agit en l'occurrence un simple manque à gagner, et l'idée que 600 000 emplois vont être supprimés n'est en l'occurrence qu'une simple excuse injuste que personne ne doit accepter.

> Répondre

Bernard MOSER

18/05/2010

à 07:24

Bonjour, je suis étonné qu\'un site tel que le vôtre reprenne ainsi, sans rien apporter de nouveau au débat, l\'antienne éculée des majors et autres SACEM.
Au cas où vous souhaiteriez être plus complètement et honnêtement informés, je vous suggère de visiter les sites de PCInpact ou Numérama qui mettent à disposition des dossiers complets.
Sans parler de la quadrature du Net et autres que je n\'ai pas la place de citer.
Il serait dommage que ce genre d\'article remette en cause votre crédibilité, d\'autant plus qu\'il est démontré aujourd\'hui que les \"pirates\" sont également ceux qui achètent le plus.
Voir également l\'enquête de Rennes.
Cordialement

> Répondre

CaronteEmpire

17/05/2010

à 22:49

Quel article de poubelle. L'industrie musical et culturelle doit se reinventer pour vendre des spectacles et salles de concerts au lieu de se reposer sur son dos et croire que en restant dans le studio et vendre les CD a 25 euros pour une chanson est suffisant. Dans la vrai economie et libre marché, je suis desolé pour vous mais ou vous evoluez ou vous disparesez pour le bien de la société. Le probleme sont les politiques protectionistes de subventions à faveur des cadres mediocres et hommes d'affaires incompetents. Le libre marché est la solution et la technologie règne sur les pensées archaïques de francais et européens débiles mentaux.

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KKD

17/05/2010

à 22:24

Malgré le piratage le cinéma bat des record d\'entre en salle, alors qu\'a l\'inverse la musique ne se vend plus...
Est-ce seulement la faute du piratage ou bien le cd est en voie de disparition comme la cassette avant ?
Bref cette étude\" sur les impacte du piratage sur l\'emploi me semble bien fumeuse !

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Roquette Marcel

17/05/2010

à 22:02

Soit les salaires sont mirobolants chez Cadremploi, soit votre vie culturelle s'avère très limitée, soit enfin, vous disposez d'une carte de presse et donc d'un statut vous permettant un accès gratuit et illimité à la culture. Etant malheureusement au chômage comme des millions de mes compatriotes, je ne peux plus me permettre des achats culturels à la pelle, et suis revenu à mes amours d'adolescence du P2P pour regagner du pouvoir d'achat et une vie en dépit de l'isolement. La plupart de vos lecteurs sont également dans ma situation. Donc, avant de vous attaquer frontalement à une partie de votre lectorat sur la base d'une news intéressante qui est le résultat d'une seule analyse, certes scientifique et intéressante, mais qui ne prend pas en compte une donnée fondamentale: les sous-marchés du disque, du dvd et du livre sont en crise, et non leurs marchés maîtres, tous en croissance en dépit de la crise, que sont la musique (concerts, téléchargements légaux), le cinéma (nombre de productions, chiffres cinéma, téléchargements) et la lecture/l'information (audience des sites d'information généraliste comme spécialisée, succès des kindle, lecture sur iphone, etc.). Enfin, ceci n'engage que moi, comme tous mes propos, mais la majorité des plus grands artistes de tout temps étaient sans le sou ...

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rosedesables

17/05/2010

à 21:39

ce ne sont pas les téléchargements, de moins en moins illégaux d'ailleurs, qui vont ruiner les auteurs /interprètes ..voir les majors ; les concerts à grande échelle , cad grands écrans dans grands stades , avec une moyenne de 80 euros par concert , représentent un business lucratif ..pas grand monde se pose des questions sur les frais de gestion de la SACEM , ses collectes
à vous dégouter d'acheter un cd , ou d'en créer un ..

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dut

17/05/2010

à 21:02

J'approuve le commentaire précédent
J'ajoute 2 idées :
- que les propriétaires de droits partagent les jackpots récurrents faramineux avec ce 1,2 millions de personnes qui sont partie prenante dans ces succès
- que les disques se mettent au goût du jour
en réduisant les prix, parceque le téléchargement est aussi motivé par le manque de pouvoir d'achat !..

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GrosToTo

17/05/2010

à 20:30

Et vous pensez qu'un johnny hallyday, si il gagnait un million de plus, embaucherait un ingénieur du son en plus, ou ne serait-ce qu'un manutentionnaire de plus, ou peut être aurait-il assez d'argent et reviendrait se domicilier fiscalement en France... Vous avez surement raison...
Quel déception de voir un article de ce genre se faisant porte parole de la politique "officielle" et sans aucune réflexion de fond.

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moostach

17/05/2010

à 20:23

Quel ramassis de conneries !! D'ailleurs c'est tellement vrai qu'il n'y a plus sur terre aucun projet vu que toutes ces industries ont fait faillite !!!

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Neph

17/05/2010

à 20:21

Argumentaire certes valables mais pas assez poussé.
En effet en utilisant les mêmes ficelles on peut démontrer facilement que n\'importe quelle évolution aura comme conséquence une destruction quelconque : en inventant la roue, on met des centaines de porteurs au chômage !

De plus dire que l\'avènement du gratuit nuit a la production est faux : le logiciel libre prouve le contraire. N\'oublions pas que la musique, la photo, le cinéma sont, a la base, des activités artistiques et que ce n\'est que récemment qu\'elles sont devenues des activités industrielles (et commerciales). Pendant des siècles l\'art n\'a existe que par le mécénat et la France en a longtemps était le fer de lance.

La gratuite engendrera du chômage ? certes. Un déclin des productions ? Peut être au début.
La mort de la culture ? Surement pas !

Et si c\'était seulement un retour a le normale ?

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Olivier

17/05/2010

à 20:12

N'importe quoi de chez n'importe quoi... que de biais en si peu de mots. Conclusions biaisées tirées d'analyses biaisées. Parlez donc de lettre de motivation de CV, et laissez la musique et les réseaux dans les mains de ceux dont c'est le métier...

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goom

17/05/2010

à 20:02

Histoire d'apporter un éclairage différent, une petite synthèse lisible sur le site de pcinpact : <www.pcinpact.com/actu/news/56914-rapport-tera-acta-rebonds-liberation.htm> où on peut noter les imbrications entre les différents intervenants.

Il est parfaitement compréhensible de craindre une remise en cause de la propriété intellectuelle, cependant on oublie également trop facilement qu'aucune création n'existe ex nihilo et que toute création est le fruit de l'existence de son créateur et donc comprend une part de copie. Autrement dit aucun créateur n'existe sans l'existence avant lui de créateurs.

Je voudrais également souligner que le vol n'est pas la copie. Si je copie un album par Internet (et ce quel que soit le protocole), je fais bien une copie, j'ai une copie, le "partageur" initial a toujours sa copie. Si par contre je vole une voiture, son propriétaire ne l'a plus. C'est une distinction importante.

Le plus étrange, étonnant dans cette histoire c'est finalement de lire un édito qui comprend la mention « Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 17 mai 2010 » tout en ayant des liens pour partager l'édito sur Internet. Alors quoi ? On partage ou pas ?

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Pascal G

17/05/2010

à 19:17

Effectivement ; c'est bien de s'efforcer de soutenir des lois en faisant appel à l'intelligence des justiciables. Mais il ne peut y avoir d'intelligence sans éléments de réflexions fiables. Les enquêtes commandées et publiées par des groupes qui sont juges et parties sont pour le moins sujettes à caution.

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Robert Dupont

17/05/2010

à 19:16

Manger commerce équitable, c'est mauvais pour l'emploi dans l'industrie...

Manger Bio, c'est mauvais pour l'emploi dans la Chimie !!! Plus de pesticide, moins de chimiste...

Aller lire les petites annonces d'emploi aux antennes ANPE, c'est mauvais pour l'emploi des journaux d'annonces...

Boire dans la rue (interdit à paris dans certains arrondissements) nuit à l'emploi dans les bars...

De qui se moque-t-on ?

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Greg

17/05/2010

à 18:27

Le piratage, c'est une chose. La transition vers un modèle de distribution plus moderne s'en est une autre. L'industrie du disque à du attendre l'ipod pour passer au numérique... ca fait longtemps que "les majors" ne sont plus aux manettes. Bref, sans cautionner le piratage, je dis juste qu'il n'y a rien de mal à changer le périmètre d'un marché. Les gens vont plus au ciné en 2010 qu'en 1990.

Pour le piratage logiciel, encore une fois, c'est le modèle économique qui évolue. Avec la virtualisation des postes clients, les licenses vont se louer et non s'acheter. La plateforme Steam pour les jeux vidéo, même Microsoft sort sa suite bureautique en ligne... Bref, on paie au besoin.

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Mom Mothma

17/05/2010

à 16:52

Il semble qu'une analyse critique et complète de l'étude citée (disponible sur Libération), soit disponible ici:
http://www.pcinpact.com/actu/news/56914-rapport-tera-acta-rebonds-liberation.htm

Un rapport récent du GAO (la cour des comptes américaine, en gros), a dénoncé les chiffres fournis par les majors sur le manque à gagner lié au piratage.

En France, il y a effectivement un business juteux sur la mise en place du support de la loi Hadopi (surveillance des internautes, "sécurisation" des accès). Et un des défenseurs de l'"industrie culturelle", promoteurs de la loi Hadopi, a gagné un des "Big Brothers Awards", car actionnaire d'une de ces sociétés bénéficiaires des retombées de cette loi (http://www.numerama.com/magazine/15709-hadopi-tmg-et-thierry-lhermitte-remportent-un-big-brother-award.html)

Cordialement.

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Tobeor

17/05/2010

à 15:54

Où peut-on accéder au contenu de ce rapport ? Avoir une idée des références des deux chercheurs et de leur méthodologie qui permet d'estimer à un million le nombre d'emplois à disparaître dans les 5 ans.
Pour mémoire, le rapport Olivennes a l'origine du projet de loi HADOPI, est -on ne peut plus- partial dans son approche (Denis Olivennes, PDG de la FNAC).
Je me souviens également qu'une estimation de 500 000 téléchargements illégaux quotidiens en France avait été avancée par Luc Besson... sans plus de détails ! (sans doute une extrapolation sur la base d'un nombre de connections jugées litigieuses...).
Sans des références précises je doute que l'on puisse avoir un avis éclairé sur la question.
Cordialement.

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