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Qui sont ces cadres « très recherchés » dont les salaires grimpent ?

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Sylvia Di Pasquale

16/10/2018

[Podcast] Il arrive que les recruteurs accordent un salaire plus élevé que prévu à certains cadres, selon le cabinet Robert Half. Qui sont ces veinards et qu’ont-ils de plus que les autres ?

Pour s'abonner au podcast Les choses de l'emploi, rendez-vous sur Pippa, Spotify, Soudcloud ou iTunes.

On ne se lasse pas de relayer les études qui claironnent la bonne nouvelle : les salaires grimpent à l’embauche ! Et le tout dernier Guide des salaires* du cabinet Robert Half révèle même qu’il se passe de petits miracles pendant les entretiens d’embauche : dans six embauches sur dix, deux tiers des recruteurs ont revu à la hausse le salaire initialement prévu. Évidemment, la fourchette de ces hausses est large comme un râteau puisqu’elle est comprise entre 2 et 12 % pour les « très recherchés ».

Mais qui sont donc ces « très recherchés » ?

Selon Robert Half, ce sont ceux qui vont permettre aux entreprises de « consolider leur transition numérique ». En clair, ceux qui vont aider l’entreprise à intégrer davantage de technologies digitales, à remodeler les responsabilités des collaborateurs mais aussi à casser des silos entre service. Des profils qui appartiennent à la tech et au digital mais pas seulement. La finance, la compta, le juridique, le fiscal et les RH sont également concernés (sans compter les commerciaux qui ne font pas partie du champ de l’étude). Les veinards qui exercent sur ces créneaux ont donc leurs chances de faire sauter la banque s’ils correspondent aux critères en or. 

40 % des dirigeants interrogés n’ont pas confiance dans les compétences dont ils disposent en interne.

Si l’on se réfère à l’étude de Robert Half, les critères des employeurs susceptibles de faire tapis pour recruter, sont plutôt banales : ils recherchent, pour 56 % d’entre eux, des compétences techniques et, pour 53 %, de l’expérience dans le secteur. Les fameux soft skills, les compétences « émotionnelles », les « qualités humaines » dont on nous rebat les oreilles, ne comptent que pour un maigre 28 % dans la décision.

De quelles compétences techniques s’agit-il ? C’est là que c’est intéressant : quels que soient le secteur ou la fonction, elles relèvent avant tout du « management digital » et de ses trois mots en or : data, automatisation et projet. Il faut être capable de penser une stratégie autour des données, d’automatiser des processus simples et bien sûr de savoir fonctionner en mode projet.

>> Lire aussi : Faut-il avoir du digital dans son CV pour être chassé ?

Ce savoir-faire digital est à la fois un sésame pour décrocher le coup de pouce salarial tant espéré mais aussi un collier d’immunité pour durer, et ne pas se faire remplacer par un nouvel arrivé mieux formé. Alors il faut plus que jamais mettre du digital dans son CV. Se former, suivre des Moocs, rester en veille sur les évolutions de son métier, apprendre en permanence afin d’enrichir son CV.  Et si malgré vos efforts, tout ça ne suffit pas, il faut utiliser ce visa pour s’en aller le faire tamponner ailleurs. C’est le moment où jamais.

* Guide des salaires 2019, Robert Half

@Syl_DiPasquale ©Cadremploi

Dessin de Charles Monnier

[Cet article est un éditorial qui reflète le point de vue de la rédaction. Le forum ci-dessous vous permet de le commenter ou d’apporter votre témoignage en lien avec le sujet évoqué, dans le respect des principes éthiques et de savoir-vivre (comprenant l’écriture avec un certain soin). Nous avons hâte de vous lire et vous remercions de votre visite.]

6

commentaires

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cDO

17/10/2018

à 15:18

@Fred H j’abonde dans votre sens. C’est totalement abscons. Il m’arrive de vérifier l’existence du cabinet ou de l’entreprise qui publie l’annonce. Mais aussi des avis publiés, parfois révélateurs de pratiques irrespectueuses. Si d’autres candidats se sont déplacés en pure perte, n’ont pas eu le défraiement convenu, je ne réponds même pas à l’annonce.

Dans la majorité des cas, les cabinets font du fichier. C’est à la fois illégal (le code du travail interdit la publication de fausses offres d’emploi) et cela renvoie une image non professionnelle.

Il faut systématiquement évaluer (positivement ou non) les cabinets. Certains sont sur des niches et très sérieux. D’autres ne méritent pas qu’on leur réponde.

> Répondre

Cdo

16/10/2018

à 16:48

Mise à jour. Les cours montent et s’équilibrent

«  cdi transformation numérique  » 804 offres

«  stage transformation numérique » 804 offres.

Rectifiez le titre de l’article: les très recherchés » sont des stagiaires, tous frais, avec des compétences actualisées chaque année.

Et leur « salaire » (comprendre gratification) ne monte pas.

Seul le bénéfice des entreprises augmente, avec une masse salariale qui baisse.

> Répondre

Cdo

16/10/2018

à 15:16

Et en ce moment même test en temps réel. Réseau social L... rubrique emploi

« CDI transformation numerique » 1483 offres

« Stage stranformation numérique » 1148 offres

Vérifiez...c’est aberrant

Comment ces postes stratégiques peuvent être associés à un sujet de stage ? Et autant de fois ?

Comment peut on trouver presque autant de stages que d’emplois pour ces stratèges de la digitalisation ?

Next step : 2/3 de stages, 1/3 d’emplois ?

Cela devient vraiment n’importe quoi vu les enjeux réels de ce type de postes.

On récolte la situation économique actuelle.

> Répondre

Cdocdo

16/10/2018

à 15:05

Permettez moi de réagir à ce portrait élogieux des chief digital officer (terme utilisé pour parler du responsable de transition numérique). C’est le titre de mon précédent poste, dans un mastodonte du cac 40.

Lorsque je candidate à ce poste que j’ai déjà occupé soit disant « fort bien rémunéré », je n’ai aucune réponse. Même pas un accusé de réception. Et c’est aussi valable pour le cabinet que vous mentionnez, oui, oui. Il ne répond pas. La moindre des choses, c’est de répondre.

Ces postes existent ils ? Pas forcément. J’ai débusqué ainsi une annonce pour ce poste de C.D.O chez un géant de la grande consommation en début d’année. Ô surprise, sur un réseau social professionnel, il y avait DEJA un C.D.O dans cette entreprise. La place était donc déjà prise. J’ai candidaté, sans réponse. L’annonce n’a plus été publiée. Et le reponsable digital est toujours le même.

Offre bidon, donc. Parmi d’autres.

Les candidats à qui vous ne répondez pas, vous, cabinets, sont peut être ceux qui vous écarteront d’office dans un avenir proche.

C’est affligeant de voir le peu de sérieux de certains cabinets. Je fais office de dinosaure, moi, qui répondait toujours avec un mot de remerciement mes partenaires (ou une carte de voeux à Noel).

Pardon de vous décevoir mais responsable de transformation digitale ou CDO ce n’est pas payé, ni demandé. Ce n’est pas parce qu’il y a des offres qu’e,les existent (surtout quand la place est déjà prise en début d’année et que cela ne bouge pas). Enormément de leurres, et de postes qu’on se passe en interne.

Les offres de cabinets (bleus...)l prennent les candidats pour des bleus justement.

> Répondre

En réponse à Cdocdo

Fred H

17/10/2018

à 07:11

Il n'y a pas que pour les postes de CDO que les recruteurs ne répondent pas!! Même des postes de DG!!
Par contre les cabinets eux, ils renvoient systématiquement un mail laconique "merci de nous avoir contacté, nous allons prendre connaissance de votre candidature. Si nous ne sommes pas revenu vers vous d'ici 3 semaines c'est que vous ne faites pas l'affaire"... Du coup je réponds de moins en moins à leurs sollicitations pour que je leur confie des missions... Et j'utilise le réseau local pour recruter.

> Répondre

Cdo

16/10/2018

à 15:04

Permettez moi de réagir à ce portrait élogieux des chief digital officer (terme utilisé pour parler du responsable de transition numérique). C’est le titre de mon précédent poste, dans un mastodonte du cac 40.

Lorsque je candidate à ce poste que j’ai déjà occupé soit disant « fort bien rémunéré », je n’ai aucune réponse. Même pas un accusé de réception. Et c’est aussi valable pour le cabinet que vous mentionnez. La moindre des choses, c’est de répondre.

Ces postes existent ils ? Pas forcément. J’ai débusqué ainsi une annonce pour ce poste de C.D.O chez un géant de la grande consommation en début d’année. Ô surprise, sur un réseau social professionnel, il y avait DEJA un C.D.O dans cette entreprise. La place était donc déjà prise. J’ai candidaté, sans réponse. L’annonce n’a plus été publiée. Et le reponsable digital est toujours le même.

Offre bidon, donc. Parmi d’autres.

Les candidats à qui vous ne répondez pas, vous, cabinets, sont peut être ceux qui vous écarteront d’office dans un avenir proche.

C’est affligeant de voir le peu de sérieux de certains cabinets. Je fais office de dinosaure, moi, qui répondait toujours avec un mot de remerciement mes partenaires (ou une carte de voeux à Noel).

Pardon de vous décevoir mais responsable de transformation digitale ou CDO ce n’est pas payé, ni demandé. Ce n’est pas parce qu’il y a des offres qu’elles existent (surtout quand la place est déjà prise en début d’année et que cela ne bouge pas). Enormément de leurres, et de postes qu’on se passe en interne.

Les offres des cabinets (bleus...)l prennent les candidats pour des bleus justement.

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