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Salariés, rhabillez-vous !

salaries-rhabillez-vous-

Sylvia Di Pasquale

27/10/2014

Certes, le 1er janvier est encore loin. Changer l’éphéméride de l’open space, on n’y pense point. Alors de grâce, épargnez-nous les calendriers nus, pour 2015 au moins. Ce n’est pas que la vision de corps athlétiques ou superbement sculptés nous choque comme le premier plug/sapin de Noël de la place Vendôme venu, mais une idée originale se doit de le rester.

Or, depuis le premier calendrier de beaux gosses rugbymen, tout le monde y va de son effeuillage sur papier glacé. Ouvriers, cadres commerciaux, patrons de bar (ah l’inoubliable « Dieux du rade ») ou boulangers, tout le monde s’y est collé. Plus de deux mois avant la date fatidique, les voilà déjà qui fleurissent. Comme ses dieux de l’artisanat qui ne craignent pas les frimas ou ces 24 jeunes agricultrices d’Ille-et-Vilaine qui n’ont pas peur du froid.

Bien sûr, c’est la crise et les temps sont durs pour tout le monde. Mais faut-il pour autant céder à la facilité ? Se mettre nu est-il à ce point incontournable quand il s’agit d’attirer l’attention sur les difficultés de recrutement d’un métier ou le manque de bras dans certaines industries, comme l’ont fait les jeunes Chambre économique du Choletais l’an passé ou celle du Pays de Chateaubriand cette année ?

On imagine le brainstorming : « Bon, les gars, voilà le brief : je veux une idée percutante pour promouvoir nos métiers. Un piège à retombées média, une bombe qui fasse causer. Lâchez-vous, faut que ça fuse ». Les gars se sont lâchés, les idées ont fusé et, à l’arrivée, le calendrier nu –  une idée qui date de 13 ans, l’année du premier « Dieux du stade » –  a gagné.

Au moins, les jeunes, s’ils sont attirés à l’avenir par l’industrie ou l’agriculture, s’engageront en connaissance de cause : ces métiers entretiennent une tradition de paillardise à défaut de déborder d’imagination. Et puis, ces mois égrenés au fil de plastiques plus ou moins avantageuses ont au moins une vertu : nous épargner les calendriers de petits chats chers à nos postiers. À défaut de nous éviter les mêmes meugnons félidés qui pullulent sur le Web.

@Syl_DiPasquale 

Illustration © Charles Monnier

3

commentaires

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toto

03/11/2014

à 11:35

Bonjour,
Quand c'est trop, cela devient lassant à la fin...comme les Femen qui ne servent plus leur cause.

> Répondre

Sylvia Di Pasquale

28/10/2014

à 18:12

Merci Paul. Vous avez cliqué sur les liens ? Avouez...:)

> Répondre

Paul

27/10/2014

à 16:31

Excellent ! et pertinent !!

> Répondre

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