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Supplique pour le choc de simplification de la note de frais

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Sylvia Di Pasquale

07/12/2015

C’est bien au-delà de la corvée. L’enregistrement des notes de frais est un exercice qui se situe, sur l’échelle de l’embrouille, juste avant l’enfer et bien au-delà du cauchemar traumatique. C’est pour ça que, chaque année, les salariés français renoncent, lâchent l’affaire et offrent, en moyenne, 212 euros chacun à leur boîte, selon une étude du cabinet néerlandais Ruigrok-NetPanel* pour Unik4, un éditeur de logiciels. Pour la totalité des entreprises hexagonales, ces sommes cumulées de notes abandonnées représentent un joli magot de 600 millions d’euros. Et encore, on n’est pas champion du monde de la lassitude : les américains renoncent à l’équivalent de 347 euros tous les ans pour un montant total de 8,7 milliards.

Évidemment, on ne va pas jouer au complotiste de bas étage. Bien sûr, on ne va pas soupçonner les entreprises de complexifier sciemment le process qui amène un collaborateur du point A : l’établissement d’un justificatif de resto, péage, parking, plein d’essence, destiné à prouver une dépense professionnelle, au point B : le remboursement de cette dépense. En revanche, on peut légitimement penser que les boîtes ne font pas beaucoup d’efforts pour améliorer le process en question. Et pour cause. En toute logique, on se remue, on s’active et on simplifie lorsque nécessité fait loi. Et donc lorsque des économies doivent être réalisées. Or, dans le cas des frais, c’est juste l’inverse. En simplifiant les logiciels d’enregistrement des notes, les boîtes perdraient de l’argent non seulement parce qu’il faut bien payer la société de services chargée de l’opération, mais aussi parce que les collaborateurs aujourd’hui effrayés n’hésiteraient plus à se faire rembourser. Pas gagné.

En revanche, les traumatisés de la note de frais que sont tous les salariés français pourraient peut-être se trouver un ambassadeur : les DRH. À l’heure où ces derniers ne jurent que par le bien-être en entreprise, la motivation et l’engagement, voilà un juste combat qui pourrait, très concrètement, ramener quelques sourires dans les open space. Reste pour les DRH motivés à affronter leur DAF d’investir dans ce choc de simplification. Pour le convaincre, il suffit de l’inviter au resto. Et de lui laisser faire la note.

@Syl_DiPasquale © Cadremploi

Dessin de Charles Monnier

*Étude menée en août 2015 dans 9 pays, auprès de cadres moyens et supérieurs, travaillant à temps plein et à temps partiel et qui soumettent des demandes de remboursement de frais professionnels. Les conclusions ont été tirées d’après les réponses de près de 2 000 salariés, avec au moins 200 réponses par pays.

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commentaires

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pkir68

11/12/2015

à 17:56

Un message très orienté (sponsorisé par un éditeur de logiciel de gestion des notes de frais ?) et qui tente de faire passer des idées douteuses (des employés qui quitteraient une entreprise pour des problèmes de note de frais ... pas crédible)

> Répondre

mersoleil34

08/12/2015

à 18:19

un message intéressant....

Moi, je lâche rien.

> Répondre

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