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Good Doctor, la série qui bouscule le regard sur… les soft skills

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Sylvia Di Pasquale

18/02/2019

Souvent, les succès sont révélateurs. Et celui de la série Good Doctor diffusée le mardi sur TF1 est de ceux-là. L’annonce de la mise en chantier de sa troisième saison a attiré notre attention, pas seulement parce que ce n’est pas une série médicale de plus, à grands coups d’urgences extrêmes, de défibrillateurs et de sauvetages limites.

D'abord, elle bouscule les codes en mettant en scène un chirurgien autiste, ce qui redonne du baume au cœur à tous les pros qui le sont aussi et dont nous parlions déjà ici. Ainsi, elle permet à tous les autres de voir le handicap différemment.

Mais surtout Shaun Murphy, le good doctor en question, permet aux quelques 6 millions de téléspectateurs qui suivent ses aventures chaque mardi, de battre en brèche une autre idée, qu’on voudrait leur faire accepter depuis plusieurs années.Celle d’un diktat source de stress.

Une idée selon laquelle les "soft skills" seraient en train de devenir plus importantes que les compétences professionnelles techniques.

On leur répète qu’il faut être cool, sympa, adaptable, entreprenant, sociable, fédérateur, charismatique et ambianceur. C’est beaucoup.

C’est qu’on leur a d’abord expliqué qu’ils devaient devenir des top-experts dans leur domaine, alors ils le sont devenus. Et maintenant qu’ils sont comptables ou ingénieurs, on veut aussi qu’ils développent des « compétences douces ». Alors ils n’en peuvent plus et se demandent ce que la coolitude peut bien faire dans un job où ils discutent avant tout avec les chiffres, leur ordi et la machine à café.

Et si le mardi soir, c’était cette foule rationnelle qui se vengeait par écran interposé ? Car le good doctor, les soft skills, il n’en a que faire. Dans son bloc, c’est un cador, c’est le meilleur. Sa communication avec les autres est ultra-nulle, ce qui lui vaut des ennuis ? Certes mais ils s’estompent car il est brillantissime dans son job.

En plus, dans la série, qui traite pourtant de sujets aussi durs et variés que les TMS (troubles médicaux squelettiques) d’un champion d’e-sport, le harcèlement sexuel d’une patiente, l’avortement ou les graves questions du choix face à un terroriste dont il faut sauver la vie, l’apparition du héros permet de déjouer les pires difficultés. Son manque de « compétences non technique » à lui n'est pas un problème. C’est juste une suite de quiproquos narratifs et, souvent, amusants.

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