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Tous aux abris : du 13 au 24 mai, on risque de travailler deux fois plus

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Sylvia Di Pasquale

13/05/2019

On le retourne dans tous les sens ce fichu calendrier. Mais non, rien. Pas la moindre commémoration nationale, pas le début d’une fête religieuse : les 15 jours prochains sont aussi dépourvus de ponts que le fleuve Niger entre Gao et Niamey. Et ce ne sera pas un long fleuve tranquille.

D’ici le 24 mai, la vie de bureau va reprendre son cours normal. Sauf que cette fenêtre de tir de dix petits jours ouvrés ne risque pas de ressembler à la normalité d'un mois de janvier – un terrible mois de 31 jours où même l’épiphanie n’est pas un jour férié. A cause des ponts et des soldes de congés des uns et des autres, une grande partie de l’activité se retrouve concentrée sur ces deux îlots de la fin mai et le boulot à fournir durant ces deux petites semaines est forcément en hausse de 100%, selon le théorème de moi-même.

Alors que faire face aux avalanches de mails qui vont déferler (sans compter les montagnes de messages qui attendent déjà dans nos boîtes) ? Qu’est-ce qu’on va devenir, transformés en machine à réunions à la chaîne « parce que c’est le seul moment où tout le monde est là » ? Comment survivre face à l’enchaînement de rendez-vous tous regroupés entre le 13 et le 24 mai faute d’avoir pu se glisser avant ? A quel moment trouver le temps de boucler les dossiers urgents laissés en plan fin avril ?

Une seule solution : l’espoir.

Celui du pont de l’Ascension (31 mai) et celui du week-end prolongé de la Pentecôte (10 juin). Des pauses pendant lesquelles on pourra reprendre son souffle. Et après ? On sera de nouveau submergé par le boulot en retard pour cause de pont, par les rendez-vous reportés pour week-ends prolongés, par les mails qui débordent en raison de la sacro-sainte déconnexion et par les réunions non-stop décalées en raison des absences.

Comment résister, comment tenir le coup pendant ces montagnes russes permanentes, alternant les périodes de farniente et de trop pleins ? 

Comme la suppression évoquée deci-delà d’un jour férié suscite un tollé unanime, il ne reste qu’une solution : prendre un abonnement chez MipigC’est un café où des cochons nains et mignons se baladent librement. Des minis porcins qui auraient un effet anti-stress garanti. Le seul souci de ce bar à groins, c’est qu’il est situé à Tokyo et qu’il va falloir attendre un énorme pont pour s’y rendre.

 

@Syl_DiPasquale ©Cadremploi

Dessin de Charles Monnier

[Cet article est un éditorial qui reflète le point de vue de la rédaction. Le forum ci-dessous vous permet de le commenter ou d’apporter votre témoignage en lien avec le sujet évoqué, dans le respect des principes éthiques et de savoir-vivre (comprenant l’écriture avec un certain soin). Nous avons hâte de vous lire et vous remercions de votre visite.]

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