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Un peu de tendresse juste avant les fêtes

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Sylvia Di Pasquale

16/12/2019

[Chronique] Entre transports à l’arrêt, dossiers figés, recrutements retardés et ''secret santa'' imposé, les raisons de stresser sont multiples mais notre âme d'enfant fait de la résistance. Et la vôtre ?

Quand Noël approche, on se détend, on voit la vie autrement, sous un jour charmant ou tout le monde arbore un sourire bienveillant. Sauf que la période d’avant-fêtes est un enfer dans la vraie vie cette année. Pavés de grévistes, de collègues stressés, de candidats indélicats pour les recruteurs. Loin de la vision du monde guimauve du scénariste de la Reine des Neiges 2. 

Une conjonction du pire destinée à une seule chose : nous faire regretter que, dans à peine plus d’une semaine, le père Noël va débouler dans la cheminée pour nous combler de cadeaux

 

C’est comme si la terre entière s’était liguée pour nous faire culpabiliser d’avoir gardé un cœur d’enfant égrenant les dodos qui le séparent de la belle échéance.

 

Inutile de s’étendre sur les ravages des grèves des transports. Entre le périf, l’A86 ou la Francilienne transformée en bouchon géant. Ceux qui s’y retrouvent soir et matin, se reconnaitront. Ceux qui ont troqué leurs petits souliers contre des sneakers pour des marches forcées aussi. Ils se rassurent comme ils peuvent, en cogitant durant leurs longs trajets, sur l’heureuse éventualité de pouvoir zapper le réveillon chez tata Suzanne de Carpentras, faute de transports pendant les fêtes.

 

Arrivant au bureau avec la mine de marathoniens au bout de leur vie, ils croient pouvoir décompresser. Sauf que la malédiction de fin d’année les attend au détour de l’open space. Elle s’appelle « Secret Santa » et comme toutes les marottes qui ne durent que le temps d’une tocade, elle s’affuble d’un nom anglais. Le jeu, simple, existe sous deux versions : la première consiste à tirer au sort le nom d’un collègue afin de lui acheter secrètement un cadeau pour un montant généralement limité. Ou bien d'acheter un cadeau à l'aveugle qui sera tiré au sort par l'un des collègues le jour J. Une forme de démocratie qui ne serait pas pour déplaire aux adeptes de la gouvernance d’État par tirage au sort et du RIC (référendum d’initiative citoyenne) pour décider des lois.

Mais le problème du sort, c’est qu’il s’acharne parfois sur les innocents. Comme la tartine tombant systématiquement du mauvais côté, vous stressez de tomber sur le/la collègue que vous ne pouvez pas encadrer, plutôt que sur votre confident, ami, copain de bureau chéri (idem au féminin). Au moins, vous pourriez lui offrir sans qu’il ou elle ne se vexe, le best seller des cadeaux du Secret santa, l’inestimable ouvrage de Franck Zerbib, Comment devenir un connard (9,90 €) qui se vend comme des petits pains en décembre depuis quatre ans.

 

Autant éviter d’ajouter du stress au stress.

 

Une période difficile aussi pour de nombreux recruteurs qui finissent en mode panique. Il leur reste 300 candidats à trouver en moins d’une semaine et n’ont à faire qu’à des hésitants ou à ceux qui ne présentent même pas aux entretiens à cause des grèves de transport. Et que dire des dossiers (et des budgets) à boucler, en urgence et qui ne le seront pas, faute de réunions qui, elles aussi, s’annulent au fur et à mesure, grèves toujours oblige.

 

Alors, entre transports à l’arrêt, dossiers figés, recrutements retardés et cadeaux non souhaités, l’échéance des fêtes et de leur trêve est plus que souhaitée, elle est indispensable. En attendant, nous ne saurions que vous recommander la Playlist anti-stress spécialement concoctée par toutes nos équipes à partir de leurs goûts musicaux. Pour vous, rien que pour vous. N’hésitez pas à la partager avec tous les collègues stressés. Et même avec  tata Suzanne.

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