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Un entretien gênant peut en cacher un autre

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Sylvia Di Pasquale

11/09/2017

L’automne, c’est la saison des démissions. Une tradition d’autant plus vivace chez les cadres lorsque, comme c’est le cas en ce moment, le chômage des cols blancs culmine à 3,5%. Le scénario, mûri pendant les vacances est immuable : réflexion, exfiltration, nouvelle union. On s’interroge sur la plage, on se dit qu’on se verrait bien dans un autre job et en rentrant au bercail, la recherche commence. Les entretiens se succèdent et, quand on conclut, on démissionne de son boulot du moment. En octobre, l’affaire est signée et en janvier on démarre une nouvelle vie pro. Un truc réglé comme du papier à musique d’ascenseur, doucereuse et sans heurts. Dans les aventures de Oui-oui DRH sûrement, mais dans la vraie vie, pas tout à fait.

Car des entretiens d’embauche, tout le monde en loupe. Candidat comme recruteur. On a tous été à côté de la plaque un jour ou l’autre. Même Gilles Babinet, aujourd’hui grand gourou du digital, Anne Hidalgo, la maire de Paris, Alain Afflelou, le roi de la lunette, Anne Méaux, la papesse de la communication ou même Inès de La Fressange comme ils l’ont tous expliqué il y a quelque temps à David Abiker dans notre série video sur les entretiens d’embauche. Des fiasco qu’il faut relativiser. Cuisants sur le moment, ils en deviennent marrants avec le temps.

Pour accélérer ce temps, pour dédramatiser les vents et les râteaux que chacun est amené à affronter, notre nouvelle campagne de pub ne fait pas l’apologie d’un parcours réussi, mais celle des entretiens gênants. En plusieurs saynètes, nos équipes ont imaginé le pire, comme cette candidate soi-disant bilingue espagnol, mais dont le vocabulaire ibère se résume à « paella, vamos à la playa ».

En face, les recruteurs ne sont pas toujours au top de la forme, ni de leurs compétences, non plus (voir clip recruteur trilingue)

Un tantinet exagéré ? Peut-être. Peut-être pas. Car cette campagne est une invitation. Tout le monde est passé à côté d’un entretien un jour ou l’autre. Alors, avec le hashtag #monpirentretien, tout le monde peut témoigner sur notre twitter. Une manière non pas de dénigrer les candidats mauvais élèves ou les recruteurs en dessous de tout, mais plutôt une façon d’encourager tous ceux, qui en ce moment, passent un, deux, ou cinq entretiens, qui ne seront pas tous gagnants.

Le dernier mot à Nikos Aliagas. Selon lui, un entretien est une histoire de kairos. Ce joli terme grec désigne l’occasion favorable, le moment opportun, le point de basculement qu’il ne faut pas rater car il ne reviendra pas.

Racontez-nous vos kairos sur le forum ci-dessous ou sur @Cadremploi.

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commentaires

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chichi

12/09/2017

à 18:37

oui j'ai passé par une telle expérience hhhhhhh

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