Noël en entreprise : l'astuce pour ne pas annuler la fête cette année

Sylvia Di Pasquale

Y aura-t-il une fête de la boîte à Noël ? Crise sanitaire oblige, les entreprises sont partagées. Entre celles qui annulent cette année encore les festivités et celles qui les maintiennent à tout prix, une troisième voie tintinnabule aux oreilles des DRH. Elle permet de maintenir la fête mais uniquement avec... les vaccinés. Ho ho ho.

Le Père Noël est dans les starting blocks. Mais à cause de la nouvelle vague épidémique, il se demande si les entreprises vont accepter sa venue. Dessin de Charles Monnier ©Cadremploi

Noël en entreprise : l'astuce pour ne pas annuler la fête cette année
Le Père Noël est dans les starting blocks. Mais à cause de la nouvelle vague épidémique, il se demande si les entreprises vont accepter sa venue. Dessin de Charles Monnier ©Cadremploi

Les DRH hésitent et les salariés s’interrogent. « On annule ou pas ? » se demandent les premiers. « On y aura droit ou pas ? », s’inquiètent les seconds. Car en ces temps de regain de pandémie de Covid, la tenue ou l'annulation des fêtes de fin d'année dans les entreprises préoccupent ceux qui veulent concilier les envies des salariés, ravis de se retrouver et les précautions sanitaires minimum.

Les employeurs français, en cette fin 2021 se divisent en trois clans :

Les coûte-que-coûte

Ils n’ont peur de rien. Dans la cafète de leurs locaux, le sapin de Noël brille de mille feux. Le mail interne est parti et tous les collaborateurs sont conviés à trinquer le jour J. La distanciation sociale et les gestes barrière ? Le mail se conclut par un sentencieux « masque obligatoire ». Il ne manque plus qu’un emoji rigolard pour souligner cette injonction, tellement personne n’est dupe du maintien en place dudit masque lorsqu'on sirote une coupette de champagne.

Les légalistes

Ils ont pris les devants en annulant tout. Circulez, inutile de chouiner. Comme l’an passé, il n’y aura pas de festivités dans les locaux. Pas question de créer un cluster. Pas question de se retrouver avec des dizaines de cas contacts qui se feront porter pâles début janvier. La fête, dans ces boîtes là, sera virtuelle. Service par service, chacun pourra trinquer en visio avec ses collègues. Le port du bonnet rouge et blanc clignotant est autorisé.

Les malins

Euréka ! Certains DRH se refilent l'astuce sous le manteau. Comme il leur est interdit d’exiger le passe sanitaire à l’intérieur de l’entreprise, il suffit d'externaliser. La fête de Noël aura donc lieu mais dans un (grand) resto ou une salle privatisée, peu importe, pourvu que ce ne soit pas dans les locaux de la boîte. De cette manière, ce n'est pas l'employeur qui contrôle le précieux sésame, mais le prestataire qui, lui, est obligé de le demander. Une manière fûtée de limiter les risques de contamination. Mais aussi de savoir, in fine, quels salariés sont vaccinés ou pas.

 

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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