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Les passerelles entre les 3 fonctions publiques

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20/08/2012

La loi du 13 juillet 1983 garantit la mobilité des fonctionnaires entre les trois corps de la fonction publique. Témoignages.

Anne Harlé, chargée de mission auprès du chef de service emplois et compétences au ministère de l’écologie :

« J’ai travaillé pendant dix ans en tant que directrice générale adjointe en charge des ressources humaines pour une municipalité de plus de 80 000 habitants. Puis j’ai eu besoin d’élargir mon horizon professionnel. J’ai appris grâce à une relation travaillant au ministère du Développement durable qu’un poste s’ouvrait. Après la publication de l’annonce en février dernier, j’ai passé des entretiens. Mon recrutement a été acté en mai. Mon statut a été garanti lors du détachement de la fonction publique territoriale mais j’ai subi une légère baisse de régie indemnitaire (l’appellation consacrée désignant une rémunération dans la Territoriale, NDLR). Je ne regrette absolument pas ce choix. Ce nouveau poste me donne des perspectives d’évolution. Et en changeant de corps, j’ai changé d’univers : dans mon précédent poste, j’étais proche des centres opérationnels de production de services des collectivités territoriales ; dans la fonction publique l’Etat, je suis au cœur de la réforme de l’Etat. »

Eric Larue, consultant externe à la Direction de l’évaluation et de la performance du Grand Lyon :

« De 1999 à 2008, j’ai occupé trois postes au sein des services déconcentrés du ministère de l’Equipement : responsable de la cellule travaux neufs et ouvrages de la DDE de Seine-et-Marne, manager opérationnel de l’unité parc au sein des services des routes de la DDE du Rhône et contrôleur de gestion à la Direction interdépartementale Centre-Est. Puis j’ai eu envie d’ailleurs tout en restant dans la région lyonnaise. J’ai donc consulté les annonces des collectivités et répondu à des offres. Je n’avais jamais rédigé une lettre de motivation ni passé d’entretien de recrutement ! Dès que j’ai décroché mon embauche au Grand Lyon, fin juin 2009, j’ai déclenché la procédure administrative pour obtenir mon détachement. En trois mois, le dossier était bouclé grâce à l’avis favorable qu’avait émis mon directeur. Les passerelles entre l’Etat et les collectivités vont dans le sens de l’histoire. Décentralisation, Grenelle de l’Environnement, pour un ingénieur comme moi, le terrain de jeu se situe maintenant à l’échelon local. »

Laurent Cavalieri, chef de service à la police municipale de Thionville :

« J’ai passé 19 ans et 7 mois dans la gendarmerie dont 8 ans et demi dans la lutte contre le trafic de stupéfiant. En 2006, je me suis vu proposer une promotion. Mais qui dit promotion dit mutation. Je venais à peine de construire ma maison à Thionville (Moselle). Pour rester dans la région, j’ai cherché un poste dans la fonction publique territoriale. J’ai pris contact avec la DRH de la mairie et le centre de reconversion de la gendarmerie de Metz pour intégrer la police municipale. Le poste que je visais n’existait pas. Je me suis vendu, j’y suis allé au culot. Après avoir obtenu l’accord de la CNOI (Commission nationale d’orientation et d’intégration) en décembre 2007, j’ai fait un stage probatoire de deux mois. Puis le 1er février 2009, j’ai intégré la fonction publique territoriale. Aujourd’hui, je suis chef de service à la police municipale avec 28 agents sous mes ordres. Je revis. Je pense que la chance sourit à ceux qui la provoquent. J’ai d’ailleurs trouvé quatre places à des amis ! »

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