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CV : comment parler de ses soft skills ?

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Benjamin Dusaussoy

20/09/2016

On ne parle plus que d’elles. Les soft skills, comprenez compétences douces en oppositions aux hard skills, compétences techniques, sont à en croire les recruteurs le vrai critère déterminant d’une embauche. Alors pourquoi ne pas les afficher dès son CV ?

Style de communication ou de management, résistance au stress, capacité à résoudre des problèmes, sens de l'organisation, prise d’initiatives, empathie... En opposition aux hard skills, à savoir les compétences techniques, « les soft skills s'apparentent aux qualités humaines et relationnelles des candidats qui définissent leur personnalité », relève Gaëlle Marre Trevidic, directrice OfficeTeam chez Robert Half. Qu'ils soient innés ou acquis au fil des expériences, de compétitions sportives ou au travers de participations à divers projets extra-professionnels, « les soft skills délivrent de précieuses informations notamment sur la capacité à s’intégrer efficacement et à s'épanouir dans une équipe ou une entreprise selon le degré de complexité », ajoute-t-elle.  

 

L'intelligence émotionnelle au cœur de la décision

Si ces nombreux critères faisant référence à l’intelligence émotionnelle ont la cote auprès des recruteurs, c'est tout simplement qu'à formations et expériences professionnelles égales, les soft skills font désormais souvent la différence lors de l'embauche. « Développeurs, chefs de projet, designers... Dans le digital par exemple, les soft skills démontrent le vrai plus d'un profil face aux compétences techniques évaluables facilement », commente Julien Palmaro, directeur associé de l'agence Infostrates. Même constat pour Gaëlle Marre Trevidic : « en cas de shortlist entre trois candidats aptes à prendre un poste, la sélection s'effectuera naturellement par les soft skills. »

 

À chaque professionnel ses soft skills

Si d'après Re.sources, le DataLab de l'emploi de Randstad, la résolution de problèmes complexes, la pensée critique, la créativité, la gestion des équipes ou encore la coordination arrivent en tête des soft skills les plus importants à posséder en 2020, ces qualités humaines garantissant une meilleure productivité recouvrent différentes réalités selon les postes et les secteurs. « Il n'existe pas de compétences meilleures que d'autres. Il s'agit de savoir exprimer ce que tel soft skills a apporté sur un poste donné et ce que cela pourra apporter dans le futur environnement », constate Gaëlle Marre Trevidic. Dans des domaines où l'environnement technologique évolue vite, « cela se traduira par le besoin de collaborateurs agiles. Face à un monde de l'entreprise qui s'ouvre au travail collaboratif, avoir la capacité à travailler en mode projet est un atout indéniable », illustre Elsa Levy Cado, associée chez Unatti, start-up spécialisée dans le mentorat.

 

Tous les profils sont-ils concernés par cette problématique ? Pour Gaëlle Marre Trevidic : « un cadre dans la finance n'aura pas forcément les mêmes objectifs qu'un commercial ou une assistante de direction, deux postes pour lesquels le relationnel est particulièrement prégnant. » Pour autant, comme le soulève Elsa Levy Cado : « ces soft skills sont accessibles à tous, il n'y a pas de raisons que certains collaborateurs en soient déchus. » Un marketing de soi à doser selon sa personnalité et sa capacité à les justifier.

 

Plusieurs solutions pour les agencer sur un CV

Le CV conserve pour objectif principal de présenter un parcours professionnel exposant des compétences opérationnelles et managériales. « Les soft skills ne doivent pas prendre le dessus », note Gaëlle Marre Trevidic. En revanche, il serait dommage de s'en passer, confirme Julien Palmaro : « j'ai certainement raté des candidats tout simplement parce qu'ils ne les avaient pas indiqués ou mal présentés. » Niveau agencement, plusieurs possibilités : soit les placer directement sous le titre de la fonction en haut du CV, soit dans la description de chaque poste. Autres options : réaliser un encadré à part, particulièrement intéressant pour résumer, ou bien en fin de CV dans un onglet valeurs personnelles. Comme le précise Elsa Levy Cado,: « Les mettre plus ou moins en avant dépendra de la capacité à en parler facilement ou non pendant l'entretien d’embauche. » Car les recruteurs rebondiront forcément sur ces indicateurs.

 

Ne pas se contenter de lister les soft skills

Quel que soit l'emplacement choisi, sur le fond, l'erreur récurrente consiste à se contenter de lister une somme de mots-clés. Comme l'explique Julien Palmaro : « indiquer "bonne communication" n'a pas grand intérêt. Il est préférable de préciser : j'ai communiqué sur tel projet avec la direction et cela a abouti à tels résultats. En matière de leadership : j'ai mené une équipe projet pendant quatre ans sur tel dossier pour tel aboutissement. » Autre exemple, avoir travaillé dans un univers multiculturel au sein d'une équipe internationale dénote d'une ouverture d'esprit. Objectif : donner des détails à la fois concrets et concis qui mettront en valeur ces soft skills.

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Alain PARANT - Conseiller en évolution professionnelle

28/08/2017

à 23:32

Bonjour,
Voilà donc un concept avec l'anglicisme qui va bien. Compétences douces ? Personnellement j'ai un peu de mal à percevoir la définition ("ça s'apparente ..."), son origine, ses concepts scientifiques, ses fondements théoriques .... Parle-t-on vraiment de compétences transversales ou de qualités qui feraient appel à l'inné ou bien de valeurs qui renverraient à l'acquis. ? S'il y a un concept que j'ai appris à partager consensuellement avec mes pairs depuis le précédent millénaire c'est celui de compétence . Pour faire simple : un ensemble de savoirs (connaissances) savoir-faire (coup de main) et savoir-être (connaissances) mis en oeuvre dans une activité productrice. Ca commence par un verbe d'action, c'est contextualisé et c'est évaluable ... Assez peu de rapport avec les items déclinés par certains recruteurs en bas d'une offre d'emploi sans trop savoir comment les évaluer. Bon nombre de cabinets, d'organismes et d'institutions se sont donc penchés sur le concept de compétences transversales. Ca mérite vraiment de s'y intéresser et, bien évidemment, de savoir les valoriser dans une candidature !

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YP

09/06/2017

à 00:21

Cet article m'a fait prendre conscience de l'importance de mentionner explicitement dans le CV les qualités de "savoir être". Jusqu'ici, je les réservai pour l'entretien, mais encore faut-il le décrocher.

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En réponse à YP

Ghanon

07/07/2017

à 01:42

Le savoir être d'un candidat à l'emploi, peut être transparu comme avant goût à l'entretien au moyen rédactionnel ..

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Michel Claude

06/03/2017

à 10:37

Bip up à l'IUT de Clermont

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Thomas M.

02/02/2017

à 11:18

Très bon article sur cette nouvelle tendance des Soft skills !

En effet au delà du savoir faire, les entreprises devraient beaucoup plus valoriser le savoir être de leurs collaborateurs. Outre-Manche, les soft skills sont d'ailleurs très présents dans les processus de recrutement, il n'est pas rare de voir un candidat indiquer sur son CV quelques qualités importantes.

Pour approfondir ce sujet je me permets de vous conseiller la lecture de cette article traitant de l'avenir des Soft skills. https://artkeos.com/soft-skills/

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RICHARD Michel Coach et intervenant

12/01/2017

à 14:08

Excellentes recommandations... très peu de CV mentionnent des éléments de personnalités. Pourquoi se priver d'atouts importants ! Attention toutefois à rester dans le VRAI et à éviter les listes trop exhaustives juste pour coller à l'annonce.
Les lettres de recommandations sont de moins en moins lues du fait du nombre de candidatures : c'est donc bien dans le CV qu'il faut d'abord inscrire ces éléments.
JE RECOMMANDE : 1° 3 soft skills maximum en sous-titre de l'intitulé du poste recherché (titre du CV) et 2° de façon un peu plus développé dans un paragraphe spécial.

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Boucher Agnès

24/10/2016

à 12:54

Tout cela est éminemment subjectif... Un candidat "prétend" avoir un "soft-skill... Qu'entend-il exactement par là ? Et cela a-y-il la même signification pour le recruteur ? Je conseille de mettre les soft skills à leur juste place, c'est à dire dans le corps du courriel ou dans la lettre de motivation... d'autant qu'ils vont varier selon le poste pour lequel on postule, donc inutile de se "limiter" lorsque le CV doit au contraire être une manière d'accrocher le regard "pro" :-)

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Patrice Le Brun

20/09/2016

à 15:48

Absolument d'accord avec cette analyse et les recommandations qui en découlent. D'autant plus que j'avais intuitivement noté sur mon propre CV mon Top 5 soft skills (selon le - très bon - test US Gallup StrenghtsFinder que j'ai eu l'opportunité de faire) et que j'avais effectivement noté un réel intérêt des possibles recruteurs sur ce sujet. Autre point, il est effectivement préférable de savoir argumenter sur ces 'skills' car juste un inventaire à la Prévert ne peut satisfaire les possibles interrogations de nos interlocuteurs. En tout cas, cela amène un positionnement plus individualisé, permettant d'estimer positivement la capacité du candidat à avoir les bons outils pour 'matcher' les attentes de la mission.

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En réponse à Patrice Le Brun

LeChatBlanc

02/10/2016

à 14:38

D'expérience, faites attention à la mention de ces "soft skills". Mon précédant patron se payait carrément la tête de ceux qui indiquaient avoir une grande créativité, beaucoup d'autonomie, le tout présenté dans des petits nuages flottant autour du CV... Le mieux, c'est bien comme l'article le mentionne, d'indiquer ce que vous avez mené comme projets et les compétences et qualités que vous avez développé ce faisant.

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