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CV : comment parler de son niveau de langue ?

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Céline Chaudeau

Pour parler de leur niveau de langue sur leur CV, trop de candidats se contentent des mentions « courant » ou « lu, parlé et écrit » qui ne signifient pas grand-chose. CV : comment parler de son niveau de langue ? Cadremploi vous dit tout ce qu’il faut savoir pour trouver la formulation qui vous conviendra, et qui parlera au recruteur.

CV : être conscient de son vrai niveau de langue

First things first. Et si on commençait par le commencement ? « Avant de parler de son niveau de langue sur son CV, il faut d’abord être conscient de ce que l’on vaut », recommande Amina Yala, ‎auteure du guide L’entretien d’embauche en anglais. Avant de se lancer, cette consultante invite les candidats à confronter leur niveau à ce qui pourra leur être demandé dans le poste convoité. « Je connais beaucoup de personnes qui se survalorisent, mais aussi qui se dévalorisent pour de mauvaises raisons. Il ne s’agit pas d’être indulgent avec soi-même, mais juste. »

À lire aussi >> CV en anglais : toutes les règles à connaître

L’accent, ce n’est pas grave

Parmi les écueils courants : ne pas se sous-estimer si on parle avec un accent, par exemple. « Aujourd’hui on parle tous le ʺglobishʺ, c’est-à-dire un anglais international, poursuit Amina Yala. L’essentiel est d’être compris. » « Pour beaucoup de postes, l’accent n’est pas forcément un problème, rassure Fabrice Haiat, co-fondateur de la start-up française Yoobic, basée à Londres et en plein recrutement. En Angleterre, on a tous des accents du monde entier. La vraie problématique est surtout de se faire comprendre avec le vocabulaire adéquat. Je recherche avant tout une finesse de langage dans un échange commercial avec un client ou dans l’exécution d’un projet. »

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CV : adopter une description technique pour parler de son niveau de langue

Encore faut-il remplir - correctement - la case « langues étrangères » si souvent décriée par les recruteurs dans les CV. Le niveau de langue est fonction du métier et du niveau d’attente, insiste Fabrice Haiat. Si le poste le requiert, stipulez par exemple « anglais courant » en précisant « négociation commerciale » entre parenthèses. Si vous visez des activités un peu plus contractuelles, insistez sur la maîtrise du vocabulaire technique à l’écrit. De même, des développeurs, même derrière un écran, doivent savoir lire de la documentation technique en anglais. « On ne peut plus se contenter d’une mention comme ʺanglais courantʺ, abonde Judith Tripard, consultante au cabinet Clémentine. Il est bienvenu de préciser son niveau opérationnel comme ʺcommunication écrite ou par mailʺ ou ʺcapacité à animer des réunionsʺ, comme la maîtrise du vocabulaire du secteur. »

À lire aussi >> Anglais : comment garder le niveau sans pratiquer au quotidien ?

CV : ne pas affirmer, mais démontrer son niveau de langue

« On n’imagine pas le nombre de personnes qui pensent parler une langue étrangère… et qui ne font que se débrouiller, déplore Colette Coutarel, conseillère chez Pôle Emploi et auteure du témoignage Promenade romantique à Pôle Emploi. Je dis souvent aux candidats qu’ils ne doivent pas affirmer mais démontrer leur niveau. » Pour cela, rien de tel que d’illustrer sa pratique dans la rubrique dédiée à l’expérience professionnelle. « Si cela a été le cas, vous pouvez rajouter ʺtraduction de devis techniquesʺ par exemple. » « Pour moi, ce qui est important, c’est de voir si le candidat a déjà eu des interactions dans une langue étrangère, confirme Fabrice Haiat. J’apprécie donc des notions comme ʺrédaction de propositions commercialesʺ ou ʺsuivi de projetʺ. J’ai besoin d’un contexte de pratique de la langue qui ne figure quasiment jamais sur un CV. »

Afficher son TOEIC dans son CV

Reste quelques trucs qui peuvent faire la différence. « Pouvoir préciser un score, surtout s’il est bon, comme celui du TOEIC (Test of English for International Communication) est un vrai plus pour un recruteur, observe Amina Yala. Tout de suite, c’est parlant. » « Et si on ne l’a pas, cela peut être une bonne idée de passer certains tests à peu de frais », commente Colette Coutarel. Les tests de TOEIC « Listening and Reading » (compréhension est lecture) ou « Speaking and Writing » (parlé et écrit) coûtent autour de 100 € et des sessions sont régulièrement organisées dans toute la France (une soixantaine par mois à Paris). « On peut aussi s’inscrire au TOEFL (« Test of English as a Foreign Language ») ou se rapprocher des chambres de commerce pour d’autres langues. »

À lire aussi >> Certifier son niveau d'anglais : les tests éligibles au CPF

Rédiger son CV dans la langue parlée

Mais on peut aussi, quand le poste exige un niveau de langue élevé, sortir… le grand jeu. « J’ai appelé hier un candidat qui avait seulement spécifié ʺanglais courantʺ mais qui avait rédigé entièrement son CV en anglais, témoigne Judith Tripard. Ce n’était pas survendu. Quand je l’ai appelé, j’ai tout de suite constaté qu’il avait un vocabulaire très professionnel et pas que des mots ʺbateauʺ. » Agréable surprise. « J’ai vu tellement de candidats qui se prétendent bilingues et même refusent de parler anglais en entretien parce qu’ils ne sont soi-disant pas préparés ! Quand un candidat trouve les mots justes et honnêtes pour décrire son niveau de langue dans son CV, il sortira vite du lot. » 

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4

commentaires

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basilique

15/05/2015

à 14:24

Je ne suis pas Française, mais je peux faire quelques corrections en français:

« J’ai appelé hier un candidat qui AVAIT seulement spécifié ʺanglais courantʺ mais QUI AVAIT rédigé entièrement son CV en anglais,


« J’ai appelé hier un candidat qui N'AVAIT PAS seulement spécifié ʺanglais courantʺ mais qui avait AUSI rédigé entièrement son CV en anglais,


J’ai vu tellement de candidats qui se prétendent bilingues ET MEME refusent de parler anglais en entretien parce qu’ils ne sont soi-disant pas préparés !

J’ai vu tellement de candidats qui se prétendent bilingues MAIS refusent de parler anglais en entretien parce qu’ils ne sont soi-disant pas préparés ! Quand un candidat trouve les

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Papo25

27/01/2015

à 17:58

Parfait!
Papo25

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futur retraité

27/01/2015

à 17:18

Une fois dans un entretien ; il me fut demandé mon niveau en langue
Aussitôt ; j'ai sorti une revue économique de ma pochette

" j'y suis abonné et j'y trouve des articles intéressants " Naturellement le recruteur me la demanda la feuilleta et me demanda une traduction Ce fût positif

Je vous suggère toutefois de vous remettre à niveau Par exemple vous pouvez demander un stage en anglais via le droit à la formation à la formation C'est assez bien vu par les D. R.H.

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Papo25

27/01/2015

à 12:54

Pour le CV:

Toeic ok, mais très théorique qui ne garantit pas l'aisance verbale même sans accent et avec des fautes..
Il existe une classification européenne ( A/B-1/2..) qui permet de se situer;

En entretien:

si on vous pose une question sur votre niveau de langue, répondrez dans la langue correspondante sur les compétences que vous maîtrisez...mais entraînez vous! Vous tomberez sur quelqu'un qui ne connait pas la langue ou un autre qui monopolisera la parole dans sa langue préférée..

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