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Je risque quoi à mentir sur mon CV ?

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Céline Chaudeau

Le gouvernement a récemment annoncé le lancement d'un système numérique d'authentification nationale des diplômes pour lutter contre la fraude. Encore faut-il savoir ce que les menteurs risquent vraiment…

Vu comme cela c’est sûr, c’est cher payé. « La fraude aux CV coûte chaque année 1 milliard d’euros à l’économie française, assure David Goldenberg. La raison principale : plus d’un tiers des candidatures sont frauduleuses. » Le cofondateur de CVTrust, un service d’attestation d’études en format numérique, se félicite donc volontiers de la récente annonce de Najat Vallaud-Belkacem : la ministre de l’Éducation Nationale s’est en effet engagée, à partir de la prochaine rentrée, à lancer un service d’attestation numérique des diplômes unique en Europe. « S’attaquer à ces falsifications de compétences de manière cohérente et visionnaire, c’est rétablir la confiance qui est vitale au monde du travail. » Certes. Mais en attendant, que risquent réellement les candidats concernés par ces fraudes ?

 

Quand l'entreprise doit assumer sa responsabilité

Bien sûr, il y a mentir et mentir. « Il y a plusieurs niveaux de falsification, reconnaît Patricia Rotermund, avocate associée au sein du cabinet Fidal. Il y a d'abord celui qui s'arrange un peu avec la vérité et qui gonfle un peu son diplôme. C’est celui qui, par exemple, laisse entendre qu’il a réussi un examen alors qu'il a juste suivi les cours. » Pour eux, pas grand-chose à faire. À moins de s’apercevoir de leur mensonge - ou de leur incompétence - pendant la période d’essai, l’entreprise aura peine à réagir. « Mis à part certaines professions, comme chez les avocats, où le diplôme est une exigence légale, il faut savoir si l'entreprise considère que le diplôme est vraiment essentiel au poste. Si c'est le cas, l'entreprise pourrait en tirer argument pour se séparer du salarié, mais il ne faut pas se décider trop longtemps après l’embauche. »

Cependant, la juriste imagine aussi d’autres cas bien plus graves. « Il y a aussi ceux qui mentent et présentent carrément de faux diplômes, produisent de fausses attestations et des diplômes trafiqués, ajoute cette spécialisée en droit social. C’est très grave mais encore faut-il que l'entreprise ait vraiment vérifié les diplômes pendant recrutement et puisse démontrer qu’elle a été trompée. La jurisprudence reste assez exigeante sur le sujet. Si l'entreprise n'est pas passée par un chasseur de têtes, elle a pu être plus légère. Or, selon la jurisprudence, l'entreprise doit avoir vérifié les diplômes et même demandé leur copie. Et si le salarié ne lui fournit pas, elle doit assumer sa responsabilité. Donc si l'entreprise réagit trois ans après par exemple, il est trop tard. Il faut que l’entreprise ait fait "diligence normale", c’est-à-dire réagi dans un délai raisonnable. »

 

Une jurisprudence récente favorable à l’employeur

Malgré tout, les menteurs ne s’en tirent pas toujours à bon compte. « Dans un arrêt en date du 25 novembre 2015, la Chambre Sociale de la Cour de Cassation a jugé que le licenciement pour faute grave, d'un directeur des ventes, était justifié », rappelle Anne-Sophie Le Fur-Leclair, avocate au cabinet Cornet Vincent Segurel. Embauché en mai 2011 à la direction régionale des ventes, le salarié avait été mis à pied à titre conservatoire, puis licencié pour faute grave, au mois de novembre suivant. « Celui-ci avait volontairement menti sur la réalité de sa situation professionnelle antérieure à l'embauche, étant précisé que sa prétendue expérience passée au sein d'une entreprise concurrente avait été un élément déterminant lors du recrutement. » Le candidat avait en effet prétendu avoir travaillé dans une entreprise concurrente spécialisée dans les mêmes produits que son nouvel employeur. Embauché, puis licencié, il s’était pourvu en cassation en arguant qu’il avait néanmoins les compétences effectives pour exercer les fonctions pour lesquelles il avait été recruté. En vain. Car le salarié avait menti, à trois reprises, sur son CV, d’abord, puis lors d'échanges avec le cabinet de recrutement.

 

Pas de "permis de mentir"

« Les futures procédures d’authentification des diplômes vont peut-être dissuader certains postulants, mais plus le candidat avance en expérience et en expertise, plus le diplôme devient accessoire, nuance Patricia Rotermund. La jurisprudence montre que mentir sur son expérience est tout aussi grave. » Malgré tout, inutile pour cette avocate, d’y voir un permis de mentir. « Même s’il est compliqué pour un employeur de réagir, on ne recommande à personne de commencer quelque part en trahissant la confiance de l'employeur. Si elle s’en aperçoit, même si l'entreprise ne peut pas juridiquement en tirer des conséquences, cela portera préjudice au candidat autrement ». Car il existe d’autres sanctions, hors licenciement. « Le candidat doit aussi penser à la suite de sa carrière. Par exemple, même si la pratique est encadrée, un futur recruteur pourra toujours demander à contrôler des références antérieures. » Autrement dit : tout finit par se savoir et il serait dommage de nuire à sa propre réputation.

 

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commentaires

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sellem OUNNABI

13/02/2018

à 20:20

Mentir sur son CV ; c'est avoir sa carrière durant un sentiment de culpabilité avoir tout le temps le profil bas et l'incertitude dans ses prises de décisions ../..

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Stash mou

11/07/2017

à 10:49

Bof rien de bien méchant les quelques cours individuels sont transformés en 6 mois et mes 2 baby sitting en 1 an mais à part çà pas de mensonge

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gregory

25/05/2017

à 22:42

Moi la prestataire qui me suivait à l’époque n'a pas hésité à mentir sur mon cv en m'attribuant des compétence que je n'avait pas ( modification de mon score toiec, ajout de compétence sur des logiciel .... ), je presice que le prestataire existe encore et que c'est un grand groupe

> Répondre

alex

04/09/2016

à 21:02

Bonjour
Oui mentir c'est pas bien ! Mai qui n'a jamais menti me jette la première pierre.
Dans le fonctionnement actuel de la plupart des entreprises, l’être humain est considère comme une machine corvéable à merci. Alors que nos fonctionnements sont beaucoup plus intuitifs qu’analytiques. Le recrutement ne fait toujours pas l’objet d’étude d’efficacité et les rares qui existe indique que seul le responsable directe de la personne fait mieux que le hasard avec encore beaucoup d’erreur. Donc les recruteurs ont peur car la plupart ne connaisse pas le travail à faire et son contexte. Alors ils recherchent une personne qui en fait trois en un comme de nombres de publicités pour faire une bonne affaire. Le jeu de contrainte est tel que dans la réalité il n’y a pas de solution. Seul le mensonge des deux parties permet de résoudre le problème.

> Répondre

alex

04/09/2016

à 13:53

Bonjour
Oui mentir c'est pas bien ! Mai qui n'a jamais menti me jette la première pierre.
Dans le fonctionnement actuel de la plupart des entreprises, l’être humain est considère comme une machine corvéable à merci. Alors que nos fonctionnements sont beaucoup plus intuitifs qu’analytiques. Le recrutement ne fait toujours pas l’objet d’étude d’efficacité et les rares qui existe indique que seul le responsable directe de la personne fait mieux que le hasard avec encore beaucoup d’erreur. Donc les recruteurs ont peur car la plupart ne connaisse pas le travail à faire et son contexte. Alors ils recherchent une personne qui en fait trois en un comme de nombres de publicités pour faire une bonne affaire. Le jeu de contrainte est tel que dans la réalité il n’y a pas de solution. Seul le mensonge des deux parties permet de résoudre le problème.

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Isa

15/07/2016

à 17:25

Bonjour,
Il y a beaucoup de choses sur le net concernant le mensonge sur le CV et cet article est intéresssant.
Néanmoins on ne fait jamais référence à une personne qui a rompu sa période d'essai volontairement (rupture de la période d'essai à l'initiative du salarié), et qui se demande s'il est judicieux pour lui d'indiquer cette expérience non concluante sur son CV.
Il n'est jamais évident de rompre la période d'essai. C'est en quelque sorte un échec.
Et le futur employeur peut se demander si on ne risques pas de quitter le poste qu'il propose prématurément.
Entre la volonté de respecter son propre parcours, d'être crédible, d'éviter la déconvenue à l'entretien si on a pêché par omission et que cela s'est remarqué, et celle d'éviter de ne jamais accéder à l'entretien, dur de faire le bon choix.
Il est alors tentant non pas de mentir (pas ici de falsification), mais d'occulter une expérience.

> Répondre

Nico

07/06/2016

à 16:33

Bonjour à tous,

Je compatis à tous les commentaires qui ont été laissés jusqu'alors.

"La fraude aux CV coûte chaque année 1 milliard d’euros à l’économie française", que dire du chômage qui nous coûte plus de 30 milliards d'euros par an (référence : figaro.fr) en France?

"Et si le salarié ne lui fournit pas [...] Il faut que l’entreprise ait fait "diligence normale", c’est-à-dire réagi dans un délai raisonnable", donc si je comprends bien, nous fournissons à ces mesdames-et-messieurs les RH nos diplômes, hobbies et expériences, dans notre CV ; nous leur témoignons (en principe...) notre volonté d'intégrer le poste avec la lettre de motivation, et également au cours des multiples entretiens skype, RH, techniques, en français, en anglais, individuels ou collectifs... Nous leur leur donnons nos défauts, nos qualités, nos succès, nos échecs, les raisons de notre candidature, ce pourquoi nous pensons convenir plus que d'autres à ce poste... Nous nous déplaçons à l'oeil (de plusieurs centaines de kilomètres parfois). Et il faudrait encore en plus que nous leur fournissions la preuve de la réussite à nos diplômes? Vous ne voulez pas la couleur de nos chaussettes et notre tour de taille aussi tant qu'on y est? Comme si les processus de recrutement n'étaient pas déjà suffisamment lourdingues comme ça!
Cela dit je comprends les gens qui proposent de telles idées ; pour un RH, cela doit être très chronophage que d'ignorer 99% des candidats qui postulent à une offre, et d'attendre tranquillement de tout se faire servir sur un plateau lors des quelques entretiens accordés au pour-cent restant...

"La jurisprudence montre que mentir sur son expérience est tout aussi grave", imaginez donc, dans quelques rares cas vous risquez de perdre en réputation. Sait-on jamais, peut-être que l'entreprise portera plainte et dépensera son argent en frais d'avocat et de justice pour que vous aillez une amende, voire pire encore, une peine de prison (!!)...
Redescendons maintenant sur terre, de façon plus général, vous attirerez d'avantage l'attention, peut-être parviendrez-vous à décrochez un entretien, et sait-on jamais, peut-être même serez-vous embauché pour avoir convaincu le RH que vous disposiez de la fameuse cinquième patte que n'ont pas tous les autres moutons!

Non, il n'y a pas à dire; moi, je suis jeune diplômé, comme beaucoup de ceux qui participent à ces commentaires, je n'ose imaginer ce qui va m'arriver si jamais je mens à un entretien d'embauche!

Bien à vous.

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Cyberic

01/06/2016

à 14:05

Et les entreprises qui mentent sur les descriptifs d'emplois qui vous promettent monde et merveilles. Que l'on ne peux pas trouver mieux, qu'elles sont engagée, environnement, handicap, qu'elle est à l'écoute de ses salariées :

Chez XXX, vous trouverez un environnement stimulant pour bâtir une carrière remplie de possibilités attrayantes ainsi que de nombreuses façons de perfectionner vos compétences et d’établir une solide expérience.

Nos promesses envers vous :

Vous serez respecté
Vos initiatives seront encouragées – C’est ce que nous appelons "intrapreneurship"
Votre cheminement de carrière et votre perfectionnement professionnel seront nos principales priorités
Vous serez rémunéré en fonction de votre mérite et de votre performance
Vous apprendrez constamment, quel que soit votre niveau d’expérience
Vous serez traité de manière équitable et sans discrimination, conformément à l’équité en matière d’emploi

Cette société est incapable d'installer un point d'attache pour attacher les vélos, comment fait la personne qui viens en vélo pour ne pas polluer, elle l'attache comme elle peux. Et prie que pour le soir elle ai toujours sont moyen de locomotion.
N'arrive pas a recruter / garder des personnes avec un Handicap.
Les initiatives sont méprisée et reprise par les N+x.
Le cheminement de carrière s'arrête à l’entretien Annuel.
Votre performance est évalué en fonction de ce qu'il reste après que les actionnaires soient passé, c'est à dire 0.
Donc si tu bosse mal tu as 0, et si tu bosse bien,et que le client est content de toi tu as 0, mais tu devrais content ailleurs c'est pire
Apprendre oui mais avoir les formations adéquate c'est une autre histoire.
L'ambiance, parachuté dans un open-space bruyant, ou il est impossible de ce concentrer.
Aujourd'hui le travail est purement alimentaire.

Après on nous dit c'est le jeu, toutes les sociétés le fond. Faut accepter les règles.
Mais les règles changent pour nous perpétuellement et ne s'appliquent que dans un seul sens.

Aujourd'hui il faut être "motivé" pour avoir job, qui ne correspond pas au descriptif, un job ou nous allons nous ennuyer intellectuellement, être sous employé, sous payé, pour un job ou notre diplôme ne sert pas à grand chose, car toutes ses années d'études ayant servies à apprendre studieusement on été une perte de temps inutile. Car notre employeur ne sais même pas ce que comporte ce diplôme, mais il veux des gens qualifié, certifié, et emploie dans un poste qui n'a rien à voir avec vos études, seule votre bon sens et votre sens de de l’adaptation vous est utile. Le diplôme sert juste à faire beau dans le CV, et aujourd'hui que valent les diplômes suite aux multiples amputations des programmes scolaire décidé lors des réformes scolaires.

J'ai un rêve, être en poste dans une société en adéquation avec mes valeurs, dont le poste correspondrai à mon cursus, dans lequel je pourrais pleinement exprimer mon potentiel.
Mais en naissant j'ai du mon tromper d'époque, de planète, de dimension.

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Cyhrcée

05/06/2016

à 13:07

Cybéric bonjour,
Je suis dans le même cas que le vôtre , je n'ai donc rien à ajouter de plus.
Je caresse donc le même rêve: obtenir (enfin) un poste en adéquation avec mes affinités, mes études et mes diplômes ! et ainsi faire profiter mon entreprise de mes expériences et compétences... Mais mon CV doit être passé à la déchiqueteuse.
Le job que j'occupe actuellement n'est pour moi qu'alimentaire, mais je reste calme et zen (même si chaque jour je peste contre ce job que je déteste, ou des collègues avec lesquels les échanges sont réduits, car une vision différente de l'entreprise: certains ont très peu d'études et d'expériences et ne peuvent bénéficier d'une vue en hauteur ou même d'une anticipation sur les événements qui nous sont réservés), car c'est la meilleure proposition que l'on m'aie faite après 2,5 ans de chômage !
Je ne pense pas être trop âgée à 50 ans, mais la réalité des recruteurs et des managers d'entreprise est différente. Il faut avoir de la force et même du courage chaque jour, pour garder un job qui vous déplaît tout en faisant croire à l'employeur qu'il vous épanouit parfaitement, ne pas être choquée d'être gérer par des managers incompétents qui ne doivent leurs postes qu'à leur façon de servir la soupe aux dirigeants qui admettent ces pratiques et les entretiennent...
Là se trouve la réalité et la vérité mais je n'ai pas honte d'inscrire mon cursus sur mon CV, il fait partie de moi et je n'ai pas envie de mentir. C'est une aberration: On finit par se sentir coupable de ses expériences et diplômes !
Pauvre France !

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jojo

04/06/2016

à 19:02

orthographe?

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Joslyne29

02/06/2016

à 13:48

Bonjour Cybéric,
Vous avez l'air d'être quelqu'un de bien, avec une conscience et des valeurs, ce qui devient de plus en plus rare de nos jours.... Je vous souhaite vraiment de trouver le travail de vos rêves. Accrochez-vous et qui sait ? Parfois les rêves se réalisent si on y croit très fort, bon courage et bonne chance.

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Léman12

01/06/2016

à 10:36

1- le mensonge est une falsification des événements. On ne peut confier des responsabilités à une personne qui a été amenée à le faire. Il y a un fort risque que ce comportement se répète dans le futur et dans la collaboration en général.

2- les postulants français sont hélas connus à l'étranger pour pratiquer le mensonge sur les compétences et les diplômes. Le "bilingue" qui ne prononce pas deux mots de la langue étrangère, le collaborateur qui devient soudain le manager et des diplômes de plus en plus difficilement reconnus à l'étranger (obligation de passer des équivalences).

Dans les autres pays de culture anglo-saxonne ces comportements de mentir ou enjoliver n'existe pas (ou très marginal). Avons-nous succombé au charme pervers du vocable américain sur-abusant des astonishing...stupendous...terrific…tremendous…massive et confondu réalité avec réalité enjolivée ?

3- en complément @ Piero73, la sur-expérience fait peur aux RH. Rarement aux opérationnels. Néanmoins, être "moins-disant" n'est pas répréhensible, ni d'un point de vue moral, ni d'un point de vue légal, tant que l'information non dévoilée sur notre parcours n'est pas "majeure".

Donc à plus de 50 ans je me pose régulièrement la question d'avoir un CV "light", qui ne fasse pas peur aux RH en quête du mouton à 5 pattes ayant les connaissances/responsabilités de 15 ans d'expérience, mais n'en n'ayant que 5 ... maxi.

4- pour donner écho au commentaire de Charlotte (31/05 à 15h45), notre système de formation français est malade ; nous formons des BAC+n années diplômés, oui, mais chômeurs. L'alternative existe chez nos voisins européens et est criée par différents acteurs depuis des années en France, la formation, notamment continue est une vraie chance de formation efficace.

Du coup, parmi les milliers de diplômes, d'écoles tout aussi nombreuses, il n'est pas facile d'y voir clair et très facile de faire des faux...

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ANNAS MALAM OUSSEINI

01/06/2016

à 09:22

Bonjour à tous,
Je suis ingénieur de conception en Pétrole.
J e rappelle aux rédacteurs des CV ,que rien ne plus facile que défendre un CV réaliste. Beaucoup se font piéger en prétendant avoir des expériences qu'ils n'en ont pas,et du coup ça réduit leur pertinence lors des entretiens car ils se préoccupent cacher cette partie de ICEBERG.
Merci à tous!

> Répondre

richard01

01/06/2016

à 08:25

Tout le monde ment: Les entreprises mentent, le gouvernement ment, les banques mentent, les clients mentent, pourquoi les salariés devraient t-ils être les seuls à dire la vérité ? Je ne vois pas grand chose dans ce monde de plus en plus dévoyé, cupide et cynique qui inciterait à plus de probité de leur part.

> Répondre

Paris78

01/06/2016

à 08:23

1 milliard de perte a l économie française ? Haha, je dirais plutôt 978,5 millions. C est juste pour vendre sa soupe !!!
Et le seul exemple qui est cité concrètement par une jurisprudence concerne un mensonge sur l' expérience, ce qui n a rien a voir avec le diplôme et aurait pu facilement être vérifié par l employeur en demandant une référence.

Enfin, des candidats qui mentent sur leurs diplômes sont souvent plus engagés et impliqués dans leur poste.

> Répondre

Piero73

31/05/2016

à 19:18

Vu que tout le monde a désormais son BAC et beaucoup des BAC +2 à BAC+5, à mon avis aujourd'hui pour trouver un boulot, surtout quand on plus de 45 ans, il faut plutôt "mentir" à l'inverse, c'est à dire ne pas dire tout ce qu'on a fait ni même avouer tous ses diplômes .... sous peine d'être qualifié de "trop expérimenté ou surdimensionné pour le poste".

J'ai personnellement 50 ans, un CV à faire palir plus d'un étudiant, diplômé d'une école plus que prestigieuse, et j'en suis à m'enlever 10 ans d'expériences enrichissantes, et ne garder que mon DEUG pour candidater .... Bien la peine de faire tant d'études pour en arriver là !

Mais "omettre" des choses n'est pas mentir, peut-être juste un péché dans certaines religions.

A mon avis, les entreprises (qui recrutent) récoltent ce qu'elles ont semé : à force d'accorder une place démesurée au diplôme (même après 20 ans de carrière !) et d'établir des descriptions de postes hyper étroites (le candidat idéal : homme de 25 ans avec 15 ans d'expérience, si possible blonde à forte poitrine, parlant bouthanais, croate et inuit, ayant travaillé 30 ans dans la culture intensive de la fraise des bois au Sahel), les candidats inventent n'importe quoi pour rentrer dans les cases.
Dans certains pays (anglosaxons, ou germains, par ex), on accorde beaucoup plus d'importance aux compétences et surtout au potentiel d'adaptation au poste. J'ai une amie anglaise, par exemple, titulaire d'une maîtrise de maths appliqués, qui a été embauché à Londres comme contrôleur de gestion. Suffit de savoir compter, raisonner, et apprendre. Inutile de mentir, une jolie petite lettre pour présenter ses compétences et l'entretien (donc la personnalité) fait le reste.
Et le taux de chômage en Angleterre est bien inférieur à nos 10 ou 12% ......

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En réponse à Piero73

Agnes

01/06/2016

à 16:37

Effectivement je suis tout à fait de votre avis, et c'est tellement vrai que cela va jusqu'aux entretiens où vous devez vous justifier d'avoir postulé à un poste que le recruteur considère comme en dessous de vos qualifications ...

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Charlotte Valbrune

31/05/2016

à 18:45

Mentir est par essence une aberration.Indépendamment, ce qui est regrettable et néfaste pour le salarié comme pour l'employeur, c'est la prise en compte des diplômes non obligatoires au détriment de l'expérience et avec elle des compétences. Notre pays ne parvient pas à se détacher d'habitudes qui n'ont dans l'histoire jamais prouvé que la formation prime sur le savoir-faire.

Bien cordialement.

Charlotte Valbrune

> Répondre

Chipie34

31/05/2016

à 18:38

Bonjour,
Le mensonge n'est pas que dans l'authentification des diplômes ...
Beaucoup de vrais diplômés mentent en ne mentionnant pas l'intégralité de leur parcours, car il ne trouvent pas de travail rémunéré à la hauteur de leur profil !
En LRMP les tarifs de Responsable sont à la limite de la décence et les statuts cadre en pénurie. Il est difficile de se présenter avec un Bac+5 et + : le candidat "va s'ennuyer", "va partir à la première occasion". Ne s'est on jamais demandé s'il avait besoin de manger tout simplement ??? Maslow doit se retourner dans sa tombe. Si les conditions de travail sont correctes, un candidat n'a aucune raison de vouloir quitter son emploi dans une période de crise aussi prononcée que celle que nous traversons.
Bien cordialement.

> Répondre

En réponse à Chipie34

Piero73

01/06/2016

à 08:37

Merci, je me sens moins seul désormais ! Exactement ce que je vis depuis (trop) longtemps.

Les jeunes diplômés n'ont "pas assez" d'expérience, comme s'ils ne savaient pas s'adapter et apprendre !
Les plus anciens ont souvent "trop d'expérience", comme si c'était pénalisant pour réaliser le job !
Les séniors (45 ans !) sont des gens beaucoup plus stables que les trentenaires, car bien installés dans la vie, leur région, etc. Ils ont beaucoup moins de raisons de s'enfuir à la première sollicitation externe que les juniors. Et qu'on "s'ennuiera" de toutes façons beaucoup moins dans ce poste "sous-dimensionné" qu'en restant au chômage !
Il serait bon que les recruteurs se mettent ça dans le crâne une bonne fois pour toute, et qu'on arrête de gémir avec des centaines de milliers de postes non pourvus : entre les "jeunes" et les "vieux", on a toutes les compétences pour satisfaire les besoins !

> Répondre

mamy camping

31/05/2016

à 17:37

Bonjour,
Votre article m'interpèle...
Que risque un cabinet de recrutement ou Pôle emploi, lorsqu'ils disent à un candidat qu'il n'est pas DE NIVEAU pour occuper un poste alors qu'il a été pendant 30 ans responsable du dit emploi ...30 ans manager de caisses dans la grande distri et je ne suis pas capable d'occuper un poste de caissiere !!!
ou encore quand on nous fait venir pour un entretien et qu'en définitif c'est juste pour remplir leur fichier/ panel de candidature ?
Ou encore ... vous postulez pour un emploi en Vendée par exemple ... on vous convoque à 360 kms de chez vous pour vous dire que le seul emploi de disponible est à l'autre bout de la France autrement dit à 750 kms de votre domicile ....
ou pour finir on vous annonce ''on veut garder une équipe de jeunes'' alors que votre âge est sur votre CV !!!
Ou s'arrête les fausses informations ?
ou s'arrête les abus et moqueries de certaines personnes ?
ou s'arrête la bêtise humaine ?
Quand est ce qu'on intallera un vrai correcteur sur les systèmes d'annonces de pôle emploi ou de certains cabinets de recrutement... les fautes me font parfois froid dans le dos !!! Pourtant ce sont les premiers à vous juger ... à vous envoyer en formation inutile, juste pour qu'ils puissent dire qu'ils vous ont proposé une porte de sortie !!!
L'honneteté doit être pour tous et pas seulement au détriment des candidats !!!
En ce qui me concerne je n'ai que le certificat d'études primaires (réussi en 1971) et il ne parait dans aucune suggestion de diplome actuel ... je voudrais bien savoir combien de personnes le réussirait !!!
Pour retrouver un travail je suis prête à masquer tous les postes à responsabilités que j'ai occupé tout au long de mes 44 ans de vie professionnelle... dont 9 ans à mon compte, dont 30 ans ou j'ai été cadre !!! Et pourtant seul le physique compte actuellement ... à 99% ils s'en foutent des diplomes ou des capacités des candidats ... J'ai 59 ans et n'ai plus un corps de mannequin c'est vrai mais après avoir eu 3 cancers ... ces maladies ne se gèrent pas comme un simple régime !!!
A quand la vraie mise à plat des problèmes sur l'emploi...
LA est le problème et non pas sur l'obtention ou non d'un diplome .... il y a un dicton qui dit : ''ON VOIT LE MACON AU PIED DU MUR''
A bon entendeur .... merci

> Répondre

LetsGetSerious

31/05/2016

à 16:15

Détecter, voire punir, les candidats qui mentent aux recruteurs, c'est bien. Mais quid des entreprises qui mentent aux candidats sur la nature réelle des postes, les possibilités d'évolution dans leur organisation, ou leur situation économique ?
Soyons réalistes, les recruteurs baratinent bien plus que les candidats qu'ils reçoivent !

> Répondre

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