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7 qualités à faire valoir pour passer d’une start-up à un grand groupe

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Céline Chaudeau

Certains candidats, bien que tentés par l’aventure, hésitent à rejoindre une start-up de peur de s’y enfermer. Et pourtant, ceux qui y sont ont des compétences intéressantes à faire valoir pour la suite de leur carrière.

Le startuper sait prendre des risques

« On a commencé à deux et on est aujourd'hui 25. » Cofondateur de la start-up Bird Office, Arnaud Katz aurait pu facilement rejoindre un employeur prestigieux. « Nous étions de jeunes diplômés, et nous ne voulions pas spécialement rejoindre un grand groupe », se souvient-il. Il a eu raison : surnommée le Airbnb des bureaux, sa jeune société permet aux entreprises de louer leurs espaces inoccupés, et a signé une belle levée de fonds d'1,2 million d’euros début 2016. S’il ne regrette rien, Arnaud Katz salue aussi l’enthousiasme et le goût de l’aventure des salariés qui l’ont rejoint dès le début de l’aventure. « Je pense qu’ils ne le regrettent pas. Et si un jour ils voulaient nous quitter, tous auraient de belles compétences à revendre. Ils peuvent déjà prouver, par leur parcours, qu’ils ne choisissent pas forcément la facilité et peuvent s’investir dans un projet auxquels ils croient. »

 

Il sait se remettre en question

Dans l’univers des start-up, il y a même un mot pour cela : pivoter. « Dans les grands groupes, ce pivot est encore redouté, perçu, à tort, comme un échec, explique Julien Masson, cofondateur de Whyers, une entreprise spécialisée dans le reverse-mentoring de grandes entreprises par des startuper justement. « Le startuper sait pourquoi et comment effectuer le pivot rapidement et comment emmener ses partenaires, voire sa hiérarchie, dans sa nouvelle direction. » L’argument vaut d’ailleurs autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’entreprise. « S’il n’a pas réussi à convaincre ou s’il a proposé une solution décevante, il est aussi capable de changer son offre en 48 heures. Les grands groupes apprécient cette culture business très forte basée avant tout sur l’efficacité et très orientée vers le client. »

 

Il est engagé

Pour Jean-Yves Arrivé, cette notion d’engagement est primordiale... et très recherchée. Selon une étude Gallup publiée en 2014, 87 % des salariés se déclareraient peu engagés, soit un manque à gagner évalué entre 10 000 et 15 000 euros pour chaque salarié "démotivé". Or, ce consultant en recrutement auprès de start-up confirme que ces jeunes pousses embauchent des passionnés plus que des salariés. « Non pas que cela n’ait pas d’importance, mais ces profils sont moins portés sur les questions des congés, RTT ou autres mutuelles. Et pour de futurs employeurs, c’est le signe qu'un candidat est capable de s'investir à fond dans un projet dès lors qu'il y adhère. »

 

Il coûte moins cher

Attention, cet argument porte moins sur son salaire que sur ce qu’il peut économiser à l’entreprise, nuance ! Pour faire décoller son idée ou celle de la start-up qui l’emploie, le startuper a souvent appris à innover avec un budget limité. « Replongez-le dans un grand groupe et il lui fait économiser un budget monstre, assure Julien Masson. Il connaît en effet les nouveaux outils et technologies pour faire des protos pas chers dans un fablab, apprendre gratuitement avec un Mooc, acheter de l'espace de stockage à des prix accessibles, etc. » Autant d'outils qui permettent de réduire le budget d'un projet, de le développer plus rapidement, mais aussi d'utiliser des outils qui correspondent à de nouveaux usages…

 

C’est un digital native

Certaines évidences méritent en effet d’être rappelées. Par start-up, on entend essentiellement des sociétés qui démarrent dans l’univers de l'innovation et du digital. « Il y a une vraie dynamique en France qui s’accélère, portée notamment par les succès de la French Tech, rappelle Arnaud Katz. Les start-up plébiscitent des profils très agiles dans leur cœur de métier et donc sensibles aux nouvelles technologies. »

 

Il ne travaille pas en silo

C’est un autre mot-clé sur lequel rebondit volontiers Jean-Yves Arrivé. « Leur agilité va au-delà du digital. Ces profils n’entretiennent pas une vision cloisonnée de leurs compétences. Souvent prêt à donner un coup de main à un collègue, le profil-type, s’intéresse en général à des sujets qui ne figurent pas forcément dans son périmètre. Il développe donc une palette de compétences que l'on ne trouve pas forcément dans un grand groupe. »

 

Il n’est pas politique

Enfin, le startuper est rafraîchissant car il est… libre. Dans une start-up, pas de temps de penser au "coup d’après" ou de s’inquiéter d’être mal vu par tel ou tel n+1. « L’avis du collaborateur est particulièrement objectif et dénué de toute considération politique et hiérarchique, donnant souvent lieu à des retours assez cash, confirme Julien Masson. La situation est claire : le projet fonctionne ou pas, les conditions de son développement sont réunies ou pas. Bref, il ne s'encombre pas de broutilles : il veut que ça avance… » 

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