8 questions posées par les recruteurs en entretien téléphonique

Publié le 1 août 2019 Sylvie Laidet

Avant de convoquer les candidats en entretien d’embauche, les recruteurs leur passent un coup de fil. Ils déroulent à peu près tous le même type de questionnaire. Top 8 des questions les plus posées par téléphone.
8 questions posées par les recruteurs en entretien téléphonique
  1. « À partir de quand êtes-vous disponible ? »
  2. « Pourquoi cherchez vous un nouveau poste ? »
  3. « Quel type de poste visez-vous ? »
  4. « En quoi consiste votre poste actuel ou votre dernier emploi ? »
  5. « Pourquoi avoir postulé dans notre société ? »
  6. « Quel est votre salaire actuel ? »
  7. « Êtes-vous mobile géographiquement ? »
  8. « Quel est votre niveau d’anglais ? »

Le recruteur doit être capable de juger si vous êtes le candidat idéal. Pour cela, il va vous faire passer un entretien d'embauche, physique, téléphonique ou par vidéo, et vous poser des questions, notamment sur votre motivation à rejoindre l'entreprise et à occuper le poste à pourvoir.

« À partir de quand êtes-vous disponible ? »

« Cette question nous permet de savoir si le candidat est en veille simple, en recherche active ou pas. S’il a donné son préavis et si oui, depuis combien de temps », explique Marion Badin, DRH de Cellfish, éditeur de services mobiles.

« Pourquoi cherchez vous un nouveau poste ? »

Que vous soyez trop à l’étroit dans votre poste actuel, qu’il y ait une réorganisation en cours ou que vous ayez envie de changer de secteur, de région ou encore de métier, vous devez justifier votre démarche de manière synthétique.

« Quel type de poste visez-vous ? »

« Il s’agit de comprendre rapidement si le candidat cherche un poste similaire ou différent de son job actuel. Et, dans quel type de structure, quel mode management il vise », explique Coralie Girard-Claudon, responsable du bureau de Paris d’Approach People Recruitment.

« En quoi consiste votre poste actuel ou votre dernier emploi ? »

Sans rentrer dans les détails (vous serez amené à le faire en face à face), illustrez par un fait ou un chiffre votre dernier job. « Un manager précisera la taille et la composition de son équipe. Un pro du marketing expliquera quels types de projets il a coordonné partiellement ou entièrement. Un spécialiste du retail indiquera s’il œuvre en BtoC (business to consumer) ou BtoB (business to business), son chiffre d’affaire, le panier moyen, etc…Un informaticien donnera les deux langages qu’il maitrise le mieux », illustre-t-elle. L’objectif pour le recruteur, qui a souvent le CV ou le profil du candidat sous les yeux, est d’apprécier la capacité de synthèse, l’élocution et le pragmatisme du candidat face à une question précise. Laurent Hürstel, directeur de Robert Walters, préfère introduire la discussion avec la phrase suivante : « Je voulais savoir où vous en étiez aujourd’hui au niveau professionnel… ». « Après, je laisse un long silence et je vois comment le candidat réagit. Si au bout de 20 secondes, il ne m’a toujours pas parlé de son poste actuel, c’est qu’il y a un problème », estime-t-il. La plus grosse erreur est de retracer tout son parcours au lieu de parler du présent.    

« Pourquoi avoir postulé dans notre société ? »

« J’évalue ainsi la motivation du candidat à venir travailler chez nous. S’il ne connaît pas notre activité, ni notre actualité, c’est mauvais signe », prévient Marion Badin de Cellfish.

« Quel est votre salaire actuel ? »

Parlez en brut annuel en distinguant bien la part fixe du salaire variable. « Si le candidat en poste est déjà 10 000 à 15 000 euros au dessus de ce que nous pouvons proposer, c’est inutile d’aller plus loin, tranche Noémie Cicurel, director chez Robert Half, on a souvent des grilles de salaire à respecter. »

« Êtes-vous mobile géographiquement ? »

« C’est important de savoir si le lieu de travail est accessible au candidat, voire s’il est prêt à partir en province ou à l’étranger. En effet : l’entreprise ne déménagera pas. Ce sera à lui de s’adapter. Donc, autant savoir d’emblée s’il est mobile », commente Noémie Cicurel.

« Quel est votre niveau d’anglais ? »

Peut-être aurez-vous à peine le temps de répondre « bilingue » ou « courant » que déjà le recruteur aura switché sur un entretien en anglais. « C’est quand même le meilleur moyen de vérifier son niveau, non ? », sourit Coralie Girard-Claudon.

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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