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8 questions posées par les recruteurs en entretien téléphonique

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Sylvie Laidet

Avant de convoquer les candidats en entretien d’embauche, les recruteurs leur passent un coup de fil. Ils déroulent à peu près tous le même type de questionnaire. Top 8 des questions les plus posées par téléphone.

« À partir de quand êtes-vous disponible ? »

« Cette question nous permet de savoir si le candidat est en veille simple, en recherche active ou pas. S’il a donné son préavis et si oui, depuis combien de temps », explique Marion Badin, DRH de Cellfish, éditeur de services mobiles.

« Pourquoi cherchez vous un nouveau poste ? »

Que vous soyez trop à l’étroit dans votre poste actuel, qu’il y ait une réorganisation en cours ou que vous ayez envie de changer de secteur, de région ou encore de métier, vous devez justifier votre démarche de manière synthétique.

« Quel type de poste visez-vous ? »

« Il s’agit de comprendre rapidement si le candidat cherche un poste similaire ou différent de son job actuel. Et, dans quel type de structure, quel mode management il vise », explique Coralie Girard-Claudon, responsable du bureau de Paris d’Approach People Recruitment.

« En quoi consiste votre poste actuel ou votre dernier emploi ? »

Sans rentrer dans les détails (vous serez amené à le faire en face à face), illustrez par un fait ou un chiffre votre dernier job. « Un manager précisera la taille et la composition de son équipe. Un pro du marketing expliquera quels types de projets il a coordonné partiellement ou entièrement. Un spécialiste du retail indiquera s’il œuvre en BtoC (business to consumer) ou BtoB (business to business), son chiffre d’affaire, le panier moyen, etc…Un informaticien donnera les deux langages qu’il maitrise le mieux », illustre-t-elle. L’objectif pour le recruteur, qui a souvent le CV ou le profil du candidat sous les yeux, est d’apprécier la capacité de synthèse, l’élocution et le pragmatisme du candidat face à une question précise. Laurent Hürstel, directeur de Robert Walters, préfère introduire la discussion avec la phrase suivante : « Je voulais savoir où vous en étiez aujourd’hui au niveau professionnel… ». « Après, je laisse un long silence et je vois comment le candidat réagit. Si au bout de 20 secondes, il ne m’a toujours pas parlé de son poste actuel, c’est qu’il y a un problème », estime-t-il. La plus grosse erreur est de retracer tout son parcours au lieu de parler du présent.    

« Pourquoi avoir postulé dans notre société ? »

« J’évalue ainsi la motivation du candidat à venir travailler chez nous. S’il ne connaît pas notre activité, ni notre actualité, c’est mauvais signe », prévient Marion Badin de Cellfish.

« Quel est votre salaire actuel ? »

Parlez en brut annuel en distinguant bien la part fixe du salaire variable. « Si le candidat en poste est déjà 10 000 à 15 000 euros au dessus de ce que nous pouvons proposer, c’est inutile d’aller plus loin, tranche Noémie Cicurel, director chez Robert Half, on a souvent des grilles de salaire à respecter. »

« Êtes-vous mobile géographiquement ? »

« C’est important de savoir si le lieu de travail est accessible au candidat, voire s’il est prêt à partir en province ou à l’étranger. En effet : l’entreprise ne déménagera pas. Ce sera à lui de s’adapter. Donc, autant savoir d’emblée s’il est mobile », commente Noémie Cicurel.

« Quel est votre niveau d’anglais ? »

Peut-être aurez-vous à peine le temps de répondre « bilingue » ou « courant » que déjà le recruteur aura switché sur un entretien en anglais. « C’est quand même le meilleur moyen de vérifier son niveau, non ? », sourit Coralie Girard-Claudon.

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commentaires

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Vanpanzer

18/06/2017

à 19:12

Sans oublier que pour certains chasseurs de tête ou cabinets de recrutement, le retour est égal à un silence de mort après un entretien téléphonique (surtout si l'on vous pressent pour l'une ou l'autre opportunité)
Et ensuite que dire des non-dits lorsqu'il s'agit de démontrer que malgré 50 ans passés on reste opérationnel, flexible mais surtout polyvalent
Quand les entreprises auront compris qu'une pyramide des ages est la meilleurer façon de rester compétitive et que les recruteurs de toutes espèces l'auront accepté nous ne seront plus dans un système de classification de salaire.
Nous le savons très bien - 25% de salaire depuis 10 ans sur les salaires des cadres moyens (les premiers faire les fusibles)

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Thierry

08/06/2017

à 14:40

La mise en concurrence par le salaire est une mauvaise analyse du candidat et de lui demander son dernier salaire ne correspond a rien. J'ai moi meme exercer le meme metier avec plus de responsabilites dans une societe allemande et mon salaire etait sans commune mesure avec les salires japonais. Une marge de 30 a 40% !!
Si je souhaite revenir en France pour des raisons personnelles, croyez moi que ce n'est pas le salaire qui m'y pousse.
Les entreprises ont un budget et eles devraient juer cartes sur tables que de decider d'un candidat sur ses pretentions salariales.
(La procximite est un atout considerable. Fatigue du trajet cout voiture etc...
Les francais evraient etre plus directs par rapport a l'argent. Mais le vivre bien vivre cache est toujours d'actualites

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Jphilippe

22/12/2016

à 03:56

Pas évident le coup de l'appel téléphonique pour écumer les futurs élus au job tant convoité mais en restant calme et naturel, ça passe...

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En réponse à Jphilippe

nomane

28/12/2016

à 18:41

Sans aucun doute

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