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Combien de temps faut-il rester à son premier poste ?

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Sylvie Laidet

La question de la durée du premier emploi n’est pas si simple. Les jeunes candidats sont souvent partagés entre leur envie de bouger et le besoin de montrer une certaine stabilité sur leur CV, ce qui est loin d’être un détail. On vous explique ce qu'en pensent vraiment les recruteurs.

Une expérience de 3-4 ans convainc plus facilement

« Les jeunes qui restent 3 ou 4 ans dans leur premier poste sont ceux que l’on s’arrache. Souvent, ils ont connu une progression en interne mais n’ont pas eu le temps d’être formatés par l’entreprise. Les employeurs concurrents les apprécient car ce type de profil les rassure. Leurs 3-4 ans d’expérience valident le bon travail du candidat », constate Michaël Obadia, fondateur du groupe Upward, conseil en recrutement. Au sortir de cette première expérience, ces jeunes peuvent aspirer à des postes de managers de premier niveau. Enfin, si tant est que le management les attire.

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Des recruteurs plus compréhensifs avec les expériences d’1 ou 2 ans

« Les jeunes diplômés ne sont plus aussi "persistants" que les générations précédentes. Un à deux ans leur suffisent pour tester et se faire avis sur un poste. Et je ne suis pas certain, que nous recruteurs, devions lutter contre ça. Il faut l’accepter. D’autant que parfois, cette courte durée est simplement liée à l’état du marché de l’emploi. Beaucoup débutent par un CDD », analyse Bruno Fadda, directeur au sein du cabinet Robert Half. « En début de carrière, les jeunes prennent davantage de risques que les générations précédentes car ils ont moins de contraintes familiales. Les employeurs semblent de mieux en mieux le comprendre, et ne recherchent plus la loyauté à tout prix pour les 10 ans à venir », observe Alain Mlanao, directeur général de Walters People France. Dans les cabinets d’audit, par exemple, les auditeurs juniors ne font qu’une ou deux saisons avant de se remettre en recherche d’emploi. « À la sortie de leurs études, ils ne souhaitent pas se fixer sur un poste ou une société et optent pour l’audit afin de pouvoir découvrir plusieurs types d’entreprises au contact de différents interlocuteurs. Au bout de 2 ans, ils y voient plus clair, donc ils partent », ajoute-t-il. On les retrouve par exemple ensuite sur des postes de contrôleur de gestion ou d’auditeur interne.

 

Première expérience de moins d’1 an : argumentaire obligatoire

« Persévérer dans un poste qui ne correspond finalement pas à ses attentes, dans lequel la courbe d’apprentissage est plate, pour lequel on n’est plus motivé et sans perspective d’évolution, est un mauvais calcul. On s’enferme et on se dévalorise au point parfois, de plus être dans une dynamique de rebond. Il faut savoir partir à temps », argumente Julie Coudry, dirigeante de Jobmaker. Mais autant vous prévenir, un tel passage express nécessitera un argumentaire béton. « Par exemple insister sur les compétences développées, sur les missions menées à bien, sur ce qui vous a plu ou pas », recommande-t-elle. En revanche, enchaîner 3 à 4 fois de suite des postes express n’est pas de nature à rassurer un employeur. Sauf sur les marchés hyper favorables aux candidats. « Prenez les data scientist. Il n’est pas rare de les voir changer de poste tous les 6 mois, 1 an pour faire évoluer leurs compétences techniques. Et les recruteurs n’y trouvent rien à redire. Au contraire », observe Michaël Obadia.

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