Comment les tests de personnalité peuvent vous servir dans une recherche d’emploi

Publié le 24 octobre 2016 Céline Chaudeau

MBTI, SOSIE et autre DISC : ces sigles et acronymes désignent les tests de personnalité utilisés par les recruteurs. Démodés ? Pas vraiment. Non seulement, ils reviennent en force, mais ce sont des outils précieux pour les candidats en recherche d’emploi.
Comment les tests de personnalité peuvent vous servir dans une recherche d’emploi

Certains sont tellement anciens qu’ils sont tombés dans le domaine public. Et, pourtant, ces tests de personnalité gardent apparemment toute leur pertinence. « Quand j'ai commencé à travailler dans les ressources humaines, ces questionnaires étaient essentiellement utilisés lors de formations en communication interpersonnelle ou en management, se souvient Mathieu Salfati, consultant chez RH Triumvirat. En France, contrairement aux pays anglo-saxons et germaniques, les employeurs étaient plutôt réticents à les utiliser en matière de recrutement de peur d’avoir l’impression de mettre les gens dans des cases. » Malgré tout, les MBTI, SOSIE et autre DISC semblent avoir fait leurs preuves. « J’observe qu’ils reviennent en force dans le recrutement. Et pas seulement dans les grosses sociétés. Cela se démocratise et apparaît aussi dans les TPE. Avec l’arrivée de la génération Y très volatile, les employeurs veulent savoir qui ils emploient, et surtout comment les garder », poursuit-il.

Bon à savoir : il existe d'autres très bons tests de personnalité, souvent utilisés pendant les entretiens d'embauche, que vous pourrez retrouver gratuitement sur Internet.

Ne pas attendre que l’initiative vienne d’un employeur

Mireille Garolla voit aussi ces tests avec un œil favorable. Tellement, d’ailleurs, que cette consultante en reconversion professionnelle invite même les candidats à les passer, en amont, de leur propre initiative. « Même si on se connaît un peu, l’idée est d’analyser en profondeur sa façon de fonctionner, explique l’auteure du livre Changer de vie professionnelle. Il ne s'agit pas de test d’évaluation car il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses. L’enjeu, plutôt que d'essayer de se changer, est simplement de mieux se connaître et de savoir sur quelle qualité, dans telle ou telle circonstance, on va pouvoir s’appuyer. » Encore faut-il savoir lequel choisir. « Disons que le DISC est le leader au niveau mondial, que le MBTI est plutôt leader en France et que le SOSIE se pratique un peu moins, résume Mathieu Salfati. Mais d'autres outils existent comme l’Insights Discovery, le Golden ou l’Ennéagramme. » Si ces outils n’analysent pas tous la même chose, notre consultant trouve le MBTI (Myers Briggs Type Indicator) particulièrement pertinent pour un candidat en recherche d’emploi, pour se connaître davantage. Concrètement, plusieurs dizaines de questions permettent à l’intéressé de définir ses "préférences" comme l’endroit où il préfère porter son attention, la manière dont il intègre le mieux une information, comment il préfère prendre des décisions et comment il se positionne par rapport au monde extérieur.

 

Un investissement personnel à hauteur de 300 euros

Intéressant ? Assurément. « Si un recruteur vous fait passer l’un de ces tests, n’oubliez pas que vous avez juridiquement le droit de demander une copie du résultat », rappelle Mireille Garolla. Mais pour cette coach, il ne faut pas forcément attendre que l’opportunité se présente. « C’est un investissement intéressant qui permet de rectifier le tir pendant une recherche d’emploi. Ces outils, en apportant une meilleure connaissance de soi, aideront un candidat à choisir entre deux postes, ou encore à se motiver davantage pour une offre qui conviendrait particulièrement à son profil. » Elle formule ce conseil d’autant plus aisément que la démarche n’est pas trop onéreuse. « On trouve certains de ces tests gratuitement sur Internet mais il faut absolument pouvoir analyser les résultats avec un professionnel. » Son conseil : investir une ou deux heures de coaching avec un consultant certifié pour le test visé. « Cela revient à moins de 300 euros, test compris. D’expérience, et vu les erreurs que l’on évite, je sais que c’est vite amorti. »

 

Garder les résultats pour soi (ou pas)

« C’est une démarche particulièrement pertinente lors d’une recherche d’emploi, confirme Mathieu Salfati. Je dirais même qu’elle peut donner au candidat quelques points en plus face à un recruteur pour qui l’enjeu est souvent, justement, de valider la personnalité d’un candidat et de s’assurer de sa bonne intégration future au sein de sa société. » Malgré tout, ces résultats n’ont rien de définitif et restent très personnels. « À chacun de faire comme il le sent, nuance Mireille Garolla. On peut aussi garder ces enseignements pour soi et en profiter tout autant… »

Céline Chaudeau
Céline Chaudeau

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