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Comment se faire coopter dans une entreprise ?

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Et si, pour intégrer une entreprise, vous étiez recommandé par l’un de ses salariés ? Quatre stratégies pour y parvenir, que vous ayez les bons contacts, ou pas.

1. Ne rien faire

C’est souvent un job qui se présente… alors que l’on ne s’y attend pas. « La cooptation part du principe que nos 1 300 salariés ont tous des camarades de promo ou d’anciens collègues qui pourraient tout à fait rejoindre notre entreprise mais qui ne cherchent pas forcément », explique Edouard Mandelkern, président de Davidson Consulting. Dans cette société de conseil en management et en expertise technologique, plus des deux tiers des recrutements se font chaque année par cooptation. « En général, il s’agit de solliciter des profils qui ne sont pas en recherche, voire qui n’ont même pas de CV en ligne. » « Souvent, dans la cooptation, c’est vous qui êtes sollicité et pas l’inverse, confirme Frédéric Rey-Millet, président du cabinet Ethikonsulting. L’idée, moyennant parfois une prime, est d’inciter les salariés à recommander eux mêmes les meilleurs profils. »

2. Passer un coup de fil à un ami

Mais rien n’empêche les candidats intéressés de se manifester directement. « Si un de mes contacts est intéressé par ma société, il peut volontiers me contacter », observe Arnaud Katz. Co-fondateur de Bird Office, start-up spécialisée dans la location de bureaux à la journée, ce chef d’entreprise revendique un management alternatif et recrute aussi ses équipes par cooptation. Les candidats potentiels doivent néanmoins savoir à quoi ils s’engagent. « Je trouve que c’est une forme de candidature beaucoup moins formelle. Cependant, on ne recherche pas seulement des compétences. C’est aussi un état d’esprit et personnellement, j’ai besoin de savoir ce qui motive un candidat. » C’est pourquoi Frédéric Rey-Millet recommande, si on fait le premier pas, « d’avoir bien en tête que le coopteur sera peut-être son futur collègue et d’insister à la fois sur son savoir-faire, pour avoir une chance d’être présenté, mais aussi sur son savoir-être. »

3. Solliciter un ami d’ami d’un ami d’un ami…

Même sans contact précis, il peut être intéressant d’essayer de se faire coopter. « On recrute 40 à 50 % des candidats rencontrés recommandés par un salarié, contre 2 à 3 % des candidats venus en entretien d'embauche », constate Edouard Mandelkern. Sachant que Davidson Consulting a décroché la plus haute marche du podium du palmarès 2014 de l’institut Great Place To Work, on comprend que certains candidats veuillent forcer leur destin. « Souvent un candidat va taper « Davidson » dans Viadeo ou LinkedIn et s’apercevoir qu’il a, dans son réseau élargi, des contacts potentiels chez nous. » Hervé Bommelaer suggère dans ce cas d’essayer d’approcher sa « cible » intelligemment. « Si vous demandez directement un emploi, on risque de vous répondre poliment d’envoyer votre CV, explique ce consultant en transition de carrière, auteur du guide Booster sa carrière grâce au réseau. Idéalement, il faut se recommander d’une connaissance commune. Ensuite, il est plus bienvenu de demander d’abord un éclairage sur le marché, voire un rendez-vous. S’il y a un poste à pourvoir, la proposition viendra alors naturellement du salarié. »

4. Demander carrément à un inconnu

Reste enfin une ultime option : s’adresser à des coopteurs en quête de candidats… via de nouveaux sites spécialisés. Le site Coop-Time transmet ainsi des offres à ses adhérents pour qu’ils les diffusent à leur réseau. Un candidat en recherche trouvera peut-être un job via le site Coopt-action.fr. « Notre site s’adresse à la fois aux coopteurs et aux candidats, explique David Gaillard, le créateur de cette plateforme née en avril 2014. Le principe est justement de mettre en relation des salariés qui travaillent pour des entreprises qui pratiquent la cooptation avec toute personne susceptible d’être recrutée. » Le but du site, gratuit, est d’ouvrir la cooptation à des candidats qui n’ont pas forcément un réseau étendu. « On s’inscrit en mode « candidat » ou « coopteur », ensuite on accède à une page de recherche de membres où l’on se présente en quelques critères. » Originalité de la démarche : un bon candidat peut alors intéresser plusieurs coopteurs. « Les coopteurs qui s’inscrivent son motivés et reçoivent généralement une prime de quelques centaines d’euros de leur employeur s’ils dénichent un bon profil pour leur entreprise, ajoute David Gaillard. J’en vois même qui proposent de partager leur prime potentielle avec certains candidats. » Payant.

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oms

07/03/2015

à 13:44

La cooptation, je me souviens de l'époque où se faire embaucher par cette méthode était mal vue... aucun honneur...

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Marie

21/12/2016

à 10:43

Vous faites un amalgame avec le piston, qui consistait à entrer dans une boîte par relation, sans trop se soucier des compétences réelles professionnelles.

La cooptation ou le réseau, aujourd'hui, consiste à donner un coup de pouce pour un contact professionnel. Il ne s'agit pas d'embaucher à l'aveuglette, mais d'utiliser tous les leviers pour avoir un choix de candidats intéressants pour un employeur.
Et les chercheurs d'emploi ont tout intérêt à utiliser aussi ce levier pour approcher les entreprises.

L'honneur, ce n'est pas de refuser la cooptation. L'honneur, c'est de prouver que la personne qui a coopté a bien fait de vous faire confiance.

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Jeff

14/09/2016

à 17:04

Les choses ont bien changé. La cooptation permet de repérer des bons profils, qui passent les mêmes entretiens que tout le monde. C'est juste un nouveau canal pour repérer des candidats. C'est une méthode de recrutement qui va prendre de l'importance, avec les réseaux sociaux.

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