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Comment valoriser ses compétences transférables dans sa candidature ?

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Céline Chaudeau

29/04/2015

Envie de changer de secteur ou de poste ? Pour cela, les candidats peuvent s’appuyer sur ces compétences que l’on développe dans un métier mais qui peuvent servir dans un autre.

1. Dans son CV : ne pas les isoler

Il faut d’abord savoir de quoi l’on parle. « On distingue en général compétences transversales et transférables, explique Emmanuel Stanislas, fondateur du cabinet Clémentine. Les compétences transversales sont susceptibles d'irriguer toute l’entreprise. » C’est le cas par exemple de la data et des outils CRM, très appréciés actuellement. « Mais sont transférables les compétences que l’on développe dans un métier mais qui pourraient servir un autre secteur. »

Si vous savez mener un audit, répondre à un appel d’offre, gérer des stocks, parler des langues étrangères ou manager un projet, vos compétences peuvent intéresser tous types d’entreprise. « Théoriquement du moins, nuance Guillaume Colein, directeur du cabinet Victoire. Car encore faut-il les valoriser dans votre CV. Pour cela, il ne faut surtout pas les isoler dans une rubrique dédiée aux compétences. » Ce chasseur de tête suggère plutôt d’évoquer ces compétences-clés dans un cartouche d’introduction, par exemple. « Ensuite, il faut les décrire, en situation, au fil des missions professionnelles évoquées, pour essayer de décloisonner son CV. On peut aussi les associer à des objectifs concrets et atteints. La compétence doit prendre le pas sur le secteur. »

L’exercice est délicat, Yves Gautier en convient. « Les recruteurs français restent assez réticents à retenir un CV de quelqu'un qui n'est pas du secteur », observe ce coach spécialisé dans l’accompagnement et la recherche d’emploi. Pour augmenter ses chances, il recommande de cibler aussi les cabinets de recrutements avec son CV. « Ils y seront sensibles car ils présentent souvent trois ou quatre candidats à leur client dont un CV un peu plus atypique, qui peut être un CV avec des compétences transférables. »

2. Dans sa lettre de motivation : écrire ce qu’on sait faire

Ensuite, il convient de valoriser ces compétences transférables dans sa lettre de motivation. « Plutôt que de flatter l’entreprise où l’on postule, mieux vaut d’entrée mettre "les pieds dans le plat" et évoquer son désir de changement, poursuit le coach. Pour rassurer le recruteur, on peut vite ajouter, une formule comme : "à l'appui de ce projet, j'apporte les compétences suivantes…" » Le recruteur aura besoin de savoir pourquoi un candidat veut passer d’un métier ou un secteur à un autre et avec quel bagage.

Dans la lettre de motivation, il va aussi falloir « décloisonner son profil, insister sur ses compétences transférables et sa capacité d’adaptation », indique Guillaume Colein. Pour cela, vous pouvez raconter une mission concrète, qui parle au recruteur.

Autre astuce pour valoriser vos compétences transférables dans votre candidature : mettre en avant celles qui collent à la culture de l’entreprise. Si elle a une dimension internationale, par exemple, vous pourrez mettre en avant vos compétences en langues étrangères. Si elle revendique un type de management en particulier et que vous l’avez appliqué, vous pourrez aussi en faire un atout.

3. Et en entretien : dire les choses (et les résultats)

Attention : en entretien d’embauche, certains recruteurs ne cacheront pas leur scepticisme.  « Récemment, j’ai accompagné un candidat qui voulait passer d’une grosse société de téléphonie à un poste dans l’informatique, témoigne Yves Gautier. Durant ses trois premiers entretiens, on lui a reproché son manque d’expérience dans le secteur. » Le coach a donc proposé une parade : « plutôt que de se justifier, il faut "attaquer" tout de suite et présenter son projet comme un défi. On peut aussi poser une question comme : "Un tel parcours est-il compatible avec votre culture d’entreprise ?". Il sera difficile pour un recruteur de répondre "non" à une telle question et cela l’engagera déjà un peu. » Variante : dire qu’on est bien conscient que ce n'est pas une décision évidente mais que l’on vient avec des résultats pour étayer sa candidature. « Evoquez par exemple des économies ou le nombre de personnes que vous avez fait monter en compétence », conseille le coach.

« D’une manière générale, il n’y a rien de pire que l’ "implicite" pour gâcher une candidature », observe Emmanuel Stanislas. Pour ce chasseur de tête, ce n’est pas au recruteur de deviner quelles compétences vous pourriez lui apporter. « Il faut dire les choses mais aussi être à l’écoute de ses besoins, lui poser des questions sur le poste et se mettre en situation. Il faut tenter le recruteur par des résultats et le rassurer sur sa capacité d’adaptation. »

 

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Magnan Lucienne

31/01/2017

à 17:44

J'ai besoin de vos conseils pour faire ma lettre de présentation pour travailler comme caissière dans une banque. Tout au long de ma carrière j'ai travaillé dans divers poste de travail de bureau, parallèlement à des fonctions en comptabilité et surtout au service à la clientèle incluant la manipulation d'une caisse enregistreuse. J'ai notamment procédé au balancement des caisses, à la préparation de dépôt, à la conciliation bancaire, à la fermeture de mois, à la gestion des comptes clients et comptes fournisseurs.

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lylou

23/06/2016

à 11:26

Ce qui me frappe, Pourquoi ne pas connaître un secteur serait-il préjudiciable?
Lorsque l'on est embauché dans une entreprise, on apprend la culture de l'entreprise et donc son secteur.
Le marché de l'emploi nous demande d'être flexible, mobile et lorsque veut changer de secteur c'est le cas.
J'ai débuté en intérim et il faut s'adapter aux différentes entreprises et secteurs. Et bizarrement, aujourd'hui dans ma recherche cela ne ressort d'aucune part.
Avec de la volonté et de la motivation, tout s'apprend même un secteur alors pourquoi tant de réticence de la part des recruteurs?
C'est la peur qui vous fait agir comme ça?
Vous pouvez avoir devant vous une personne motivée pour changer de secteur mais essoufflée par les doutes des recruteurs sur son profil et qui est compétente; avoir un beau pipoteur qui vous raconte un parcours alléchant et vous dit qu'il connaît bien le secteur. Vous embauchez ce dernier et le résultat est qu'il ne fait pas l'affaire. Par contre, la première personne elle était prête à s'investir car elle est motivée par le secteur. Trop tard! il faut tout recommencer.
L'ouverture d'esprit chers recruteurs est une qualité qui se devrait être grandissante. Votre rôle est aussi d'expliquer pourquoi notre candidature ne fonctionne pas et ceci de façon constructive.
Avoir de la bienveillance envers les candidats est valorisant dans les métiers RH car vous pourriez nous (candidats) apporter des solutions d'amélioration à notre candidature surtout lorsque l'on veut changer de secteur.
En espérant, que prochainement en France, une sensibilisation d'ouverture d'esprit des CV atypiques soit enfin une réalité et que toutes les personnes motivées au profil décalé soit embauchée pour leur travail!

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En réponse à lylou

gilali

05/09/2017

à 16:33

je suis d'accord avec vous à ce jour j'ai 52 ans et j'ai commencé de 16 à 21 dans l'interim, puis j'ai eté en cdi à 4 postes différents, dans plusieurs entreprises. 49 ans au chômage j'ai fais une formation bac+ 3 de management et gestion d'entreprise, car il est souvent reproché aux seniors de ne pas avoir été formé depuis longtemps. Cela ne m'a ouvert aucune porte. La plupart des recruteurs que je rencontre ont une très faible sensibilisation a l'ouverture d'esprit dont vous parlez à juste titre. Avec un peu d'intelligence, du courage, de la persévérance et de l'expérience cela devrait être plus facile de trouver un job

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zozoscreed

25/06/2015

à 16:38

Surtout pour des postes techniques une bonne partie d'entre eux ne sont pas fichus de comprendre les termes qu'ils employent...Bref, c'est du brassage de vent. Mieux vaut se débrouiller pour trouver le nom d'un opérationnel et lui envoyer sa candidature, plutot que de perdre son temps avec ces guignols.

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TIT69

21/05/2015

à 16:08

A l'heure où les recruteurs et les DRH n'ont que le mot 'gestion des talents' ils ne sont même pas capables de savoir quelles compétences sont transférables et transverses, dans ce cas il faut toute de suite changer de métier....

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Vanessa710

07/05/2015

à 13:05

Bien d'accord.

Les recruteurs sont payés et ce n'est pas à eux de deviner nos compétences ? Ils ont payés à faire quoi, à part casser les gens, exiger des compétences qu'ils n'ont pas même pas celles de base telles que la politesse

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ShivaLinoa

05/05/2015

à 13:29

je vous rejoins la-dessus. Je fais le même constat depuis que je suis en recherche d'un poste, et même pour de l'alternance !

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Carole

30/04/2015

à 12:25

Après une première lecture de cet article (je n'ai pas envie de relire, c'est comme les cv, soit on comprend tout de suite, soit on passe à un autre) je n'ai pas bien compris. C'est flou, abstrait.

Un bon recruteur doit savoir déceler les potentiels.

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Arthur

30/04/2015

à 10:23

De toute façon en France la majorité des recruteurs cherchent le mouton à 5 pattes qui parle 4 langues, pas trop âgé mais très expérimenté, disponible de suite et à rémunérer au smic...

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TIT69

29/04/2015

à 21:35

Je trouve vraiment dommage de devoir se sur justifier à ce point, les recruteurs ont peur de quoi ?

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En réponse à TIT69

BACHOU

08/03/2016

à 20:01

DE PERDRE LEURS PLACES MALHEUREUSEMENT ;;;;;;;;;;;;;;; PATHETIQUE NON!

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