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Jeunes diplômés : comment réussir ses entretiens vidéo différés ?

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Benjamin Dusaussoy

Inspirés des pratiques anglo-saxonnes, les entretiens vidéo s'immiscent de plus en plus dans les pratiques de recrutement en France. Si la jeune génération se sent plutôt à l’aise avec les vidéos, l’exercice nécessite tout de même une petite mise au point.

EasyRecrue, éditeur de solutions destinées aux professionnels du recrutement, a enregistré 50 000 entretiens vidéo différés sur sa plateforme au cours de ces deux dernières années. « Dans 97 % des cas, précise son directeur et fondateur Mickaël Cabrol, il s'agit d'une première pour les candidats. »

 

Entretien vidéo : mode d'emploi

Côté recruteurs, deux possibilités : fournir les questions au préalable aux candidats qui pourront ainsi s'y préparer ou alors, méthode la plus fréquente, les interroger lorsque ceux-ci se connectent tout en leur laissant une trentaine de secondes de préparation avant le début de l'enregistrement. Et ce, « dans le but de conserver un minimum de spontanéité et éviter les discours récités, explique Frédéric Schwenck, directeur des solutions de recrutement pour le cabinet Hudson. Il faut compter en général cinq à six questions et maximum dix minutes. »

Outre le fait de supprimer les déplacements, l'entretien vidéo sert à éviter aux candidats de répondre à un moment inopportun lors d'un premier appel téléphonique et à faire gagner du temps au recruteur. Les défenseurs de ce nouvel outil de recrutement avance également qu’il permet aux entreprise de s’ouvrir  « à davantage de profils, précise Frédéric Schwenck. Si vous n'avez pas le diplôme adéquat ou le bon premier stage, cela permet d'offrir une chance de vous exprimer sur vos motivations. Et ainsi pour certaines entreprises, de sortir du clonage des profils. Dans un premier temps, une vidéo est bien plus explicite qu'un CV. »

 

Des mises en situation pour certaines fonctions

Les questions restent le plus souvent basiques et liées au niveau de rémunération souhaité, aux disponibilités, aux compétences, ou encore au niveau de langue. « Il arrive aussi que les entreprises s'en servent pour réaliser des mises en situation, assure Mickaël Cabrol. Ce peut-être le cas des professionnels du service après-vente par exemple, afin d'évaluer leur capacité à dialoguer avec un client, ou bien des commerciaux. » L'exercice attire aujourd'hui le secteur bancaire, ou encore celui des assurances, sujets à de nombreux recrutements. Easyrecrue compte ainsi 70 % de grands comptes issus notamment de ces milieux comme BPCE, Groupama, Allianz, Crédit Mutuel ou de la distribution : Norauto, Auchan... « Les 30 % de clients restants sont des cabinets de recrutement, des PME, des start-up, des écoles ou des universités qui sensibilisent leurs étudiants à la pratique », témoigne Mickaël Cabrol.

 

Se préparer comme pour un entretien classique

Pour réussir l'exercice, il est avant tout primordial de bien se préparer. « Motivation, compétences, choix de l'entreprise... D'une part sur le fond, comme pour un entretien classique, relève Shyla Suresh du Cosquer, consultante au sein du service carrière internationale à Audencia Nantes, mais aussi sur la forme. Pensez à bien vous habiller, cela renforce la motivation et la confiance. » Autre point essentiel : l'environnement direct. « Positionnez-vous de préférence avec un fond blanc en arrière-plan, éteignez le téléphone fixe à proximité et évitez tout passage d'une personne de votre entourage », relève-t-elle.

 

Soignez votre communication non verbale

En plus de parler lentement afin d'être compréhensible, exercez-vous en amont pour analyser votre communication non verbale à l'instar de l'utilisation des mains ou des rictus du visage. « C'est l'un des principaux avantages de l'entretien vidéo différé, le candidat peut choisir le moment au cours duquel il se connectera, constate Frédéric Schwenck. Il est possible de s'entraîner devant un miroir ou alors, de se filmer avec son Smartphone pour se rendre compte de ces détails. »  Autre conseil : regardez droit devant vous en vous adressant à la caméra comme s'il s'agissait de votre interlocuteur.

 

Souriez, vous êtes filmés !

Enfin, comme le souligne Shyla Suresh du Cosquer : « Le stress peut parfois faire oublier un point important : le sourire. Or, faire partie d'une équipe sous-entend aussi être chaleureux pour donner envie de travailler avec vous. Sourire permet de créer l'empathie. » Votre mission : sortir du lot en faisant preuve de confiance sans discours prémâché et donner envie, en fin de compte, au recruteur de vous rencontrer physiquement !

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