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Jeunes diplômés : le marché de l’emploi qui vous attend

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Augustin Legrand

Trouver son premier emploi est une étape laborieuse dans le parcours professionnel. Même si certains secteurs restent dynamiques, l’insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail est rendue difficile par le contexte économique tendu. Petit tour d’horizon des perspectives pour les profils juniors.

Une économie morose est synonyme d’une moindre prise de risques de la part des recruteurs. « Du fait de leur manque d’expérience, les jeunes diplômés sont les premiers à se retrouver en situation précaire et la durée de la recherche d’emploi augmente », explique Christian Darantière, directeur délégué de l’AFIJ (Association pour Faciliter l'Insertion professionnelle des Jeunes diplômés). Selon une récente enquête* publiée par l’association, le nombre de jeunes diplômés sans emploi, au terme de la première année de recherche, est passé de 42 % à 50 % entre 2011 et 2012. Seul un jeune sur deux a donc trouvé un premier emploi au cours l’année suivant l’obtention de son diplôme. L’enquête note également que la proportion des jeunes accédant à un statut cadre a diminué de 2 points.

« Les grandes entreprises en particulier ont une volonté de rentabilité immédiate et donc recrutent très peu de jeunes diplômés qu’il faut former, déplore Christian Darantière. Là où l’emploi reste un peu dynamique pour eux, c’est surtout dans les PME. » Si le manque d’expérience est un frein à l’embauche, « les recruteurs restent toutefois sensibles à la notoriété de l’école et aux travaux réalisés durant un ou plusieurs stages significatifs de 3 à 6 mois », rassure Rami Kechteil, directeur du cabinet de recrutement Selecope.

Des secteurs mieux lotis que d’autres

« Les chiffres sont difficiles à évaluer, prévient Laurent Blanchard, directeur exécutif de Page Personnel, mais on peut estimer que dans le secteur des biens de grande consommation, un bon tiers des postes de commerciaux sont occupés par des jeunes diplômés, ce qui est énorme. »

Ainsi, on retrouve la plus grande part des jeunes diplômés embauchés à un poste de cadre dans trois grands environnements : le FMCG (biens de grande consommation), les hautes technologies (robotique, aérospatiale, éditeurs de logiciel) et l’industrie (équipementiers automobiles, aéronautiques ou ferroviaires). Ensuite, dans des proportions moindres, viennent les domaines de la santé (gros matériel, équipements chirurgicaux) et de la pharmacie (visiteurs médicaux, pharmacovigilance). « Dans ces deux derniers secteurs, seuls environ 10 % des jeunes diplômés sont cadres », détaille Laurent Blanchard.

Le développement de certains domaines d’activités a abouti à la résurgence de secteurs en tension. C’est le cas notamment pour tous les métiers liés à l’essor du Net et de l’e-commerce. « Les métiers du web sont très porteurs et conduisent à une hausse continuelle d’une offre qui a du mal à trouver suffisamment de candidats », note Rami Kechteil.

Et bien sûr, il y a un métier qui souffre encore et toujours d’une pénurie de candidats, comme le rappelle Rami Kechteil : « la France connait depuis toujours un déficit notable de commerciaux, dans tous les secteurs, que l’on cherche à pallier même en période de crise. »

Des opportunités variées en fonction des régions

Les inégalités en matière d’attractivité géographique sont l’un des aspects fondamentaux avec lesquels recruteurs et employeurs doivent composer. La région parisienne reste la plus attractive. De son côté, la région Midi-Pyrénées est une référence en matière d’innovation, grâce notamment à l’industrie aéronautique présente à Toulouse. Les entreprises de l’industrie chimique, pharmaceutique et le raffinage, très présentes en Rhône-Alpes, sont également nombreuses à recruter. C’est aussi l’une des régions les plus dynamiques en matière de services scientifiques et techniques.

Laurent Blanchard souligne que « si la mobilité géographique est en hausse, surtout chez les jeunes diplômés, ces derniers négligent cruellement des régions comme le Centre ou l’Ouest où il y a pourtant énormément de postes à pouvoir. De même que le Nord qui s’est vraiment redynamisé. » Tenir compte de ce paramètre constitue donc un critère de recherche en soi, et c’est surtout « un moyen de ne pas se retrouver en situation de déclassement », conclut Christian Darantière.

* Enquête réalisée auprès de jeunes inscrits à l’AFIJ, qui ont obtenu un diplôme de l’enseignement supérieur en 2011 (de tous niveaux et de toutes filières)

Augustin Legrand © Cadremploi.fr

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