Les 5 erreurs des chercheurs d’emploi en vacances

Sylvie Laidet

Pas toujours facile de s’autoriser à prendre des vacances quand on est en recherche d’emploi. Pourtant, c’est une bonne occasion de recharger les batteries pour la rentrée. Toutefois, avant de partir buller, veillez à éviter certains écueils. Les recruteurs vous en seront reconnaissants.
Les 5 erreurs des chercheurs d’emploi en vacances

Ne pas signaler son départ à Pôle emploi

Eh oui, en tant que demandeur d’emploi vous avez droit à 35 jours de repos par an mais vous devez déclarer toute absence supérieure à 7 jours. Sinon, vous prenez le risque d’être convoqué et donc de ne pas pouvoir honorer les entretiens avec votre agent Pôle emploi.

Des absences à répétition peuvent aller jusqu’à la radiation. Donc attention !

Sortir des écrans radar des recruteurs 

Vous vous dites que l’été la France s’endort et, recherche de boulot ou pas, vous allez prendre du bon temps. Parfait, c’est légitime. Mais sachez aussi que certains dirigeants profitent de cette accalmie estivale pour « chasser » et relancer des candidats. Donc, sans vous infliger une heure par jour de recherche d’emploi depuis votre lieu de vacances, restez un minimum connecté.

« Sans avoir un fil à la patte, consacrer 5 minutes par jour à checker ses mails et ses profils sur les réseaux sociaux permet de traiter une éventuelle urgence. Le pire est la stratégie du « plus de son plus d’image » pendant 15 jours. Si je sollicite un candidat, j’ai besoin d’un retour de sa part. Dispo ou pas », insiste Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half.

Partir sans avertir de son absence 

La plus grosse bourde serait de partir en vacances sans prévenir qui que ce soit. Ni les cabinets de recrutement, ni les chasseurs de tête avec qui vous êtes en contact, ni les personnes susceptibles de vous recommander…

« J’apprécie vraiment qu’un candidat me prévienne, par exemple par mail, qu’il est en vacances de telle date à telle date mais qu’en cas d’urgence, il reste joignable par SMS », explique l’expert en recrutement de Robert Half. Cette démarche peut être effectuée de manière personnalisée ou via un message d’absence sur votre boîte mail ou votre messagerie téléphonique.

Ne pas vouloir sacrifier quelques jours de vacances 

Même si la probabilité d’être convoqué à un entretien d’embauche durant vos vacances est infime, elle n’est pas nulle. Donc, ne vous accrochez pas à vos tongs et à votre canotier à tout prix.

« Informez les cabinets de recrutement que vous restez disponible pour un entretien, mais que l’idéal serait d’être prévenu 48 heures à l’avance afin d’organiser votre retour dans la place. Surtout si vous êtes à l’étranger », conseille Fabrice Coudray.

Refuser une mission estivale 

Vous avez tout booké depuis de longs mois avec votre famille et pas question d’y déroger ?

« Attention toutefois au nom des sacro-saintes vacances à ne pas refuser une mission estivale ponctuelle susceptible de démultiplier vos chances de décrocher un contrat plus durable », conclut-il.

Sylvie Laidet © Cadremploi

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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