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Quand les futurs collègues participent aux recrutements

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Céline Chaudeau

Les embauches deviennent de plus en plus participatives. Sans qu’ils soient des recruteurs professionnels, les futurs collègues peuvent avoir leur mot à dire. Certaines entreprises les font désormais intervenir dans le processus de sélection. Et cela de plusieurs façons selon les profils.

Quand des salariés vous "coachent" avant un entretien

Et si un futur collègue vous aidait à réussir votre entretien ? Étonnant mais possible chez Accenture. « Nous avons mis en place des U-Teams qui sont en contact avec des étudiants et donc de futurs candidats, explique Marc Thiollier, directeur général d’Accenture et responsable de la U-Team de l'EM Lyon. L’idée est surtout de leur donner un certain nombre de clés. On va leur expliquer notamment comment fonctionne l’entreprise. » Pour le cabinet de conseil, l’idée est moins de présélectionner les candidats que d’aider les plus motivés à réussir. Ainsi, les intéressés peuvent même bénéficier de séances de coaching informelles avant leurs entretiens. « Des collaborateurs qui savent ce qu'est un recrutement peuvent organiser des simulations de 20 à 30 minutes et proposer un débriefing. Tous les candidats n’ayant pas la même expérience, c’est une façon de mettre un peu tout le monde à armes égales et, ensuite, que le meilleur gagne sur ses compétences. » Malgré tout, pas question pour le collaborateur d’intervenir davantage dans le processus de recrutement. « À chacun son métier. Si le salarié est là pour expliquer et attirer certains candidats, c’est le recruteur, en définitive, qui va choisir. »

 

Quand les collaborateurs participent à la présélection

Mais la distinction n’est pas toujours si claire dans les relations entreprise-école. « Il arrive régulièrement chez nous que des associés, c’est-à-dire des salariés, rentrent d’un forum étudiant avec des coups de cœur pour certains candidats, témoigne Marjorie Dorin », employer branding manager chez Mars France. Dans ce groupe agroalimentaire, l’avis des collaborateurs est le bienvenu. « On a notamment ciblé 17 écoles de commerce et d’ingénieurs et a mis en place un programme de relations école avec des campus managers. Leur avis compte : quand nous recontacterons certains candidats, leur CV sera déjà en haut de la pile. » Avis aux jeune diplômés : c’est donc le moment de marquer des points. « C’est un moment ultra privilégié pour convaincre que l'on est le candidat idéal. Quand on a encore peu d’expérience professionnelle, ce premier contact permettra de faire passer des éléments de personnalité difficiles à évaluer à la simple lecture d'un CV. » Autrement dit, mieux vaut s’intéresser à la réalité du travail que de de s’attarder sur certains avantages matériels. « C'est une très belle opportunité pour les candidats car c'est l’occasion d’une première validation d'un de nos collaborateurs. »

 

Quand un recruteur propose une rencontre informelle avec les futurs collègues

Il arrive cependant plus souvent que le contact avec de futurs collègues potentiels ait lieu plus tard. « Chez nous, c’est le DRH qui s'occupe d’abord du recrutement, explique Alexandre Malsch, fondateur du groupe Melty. Le candidat verra aussi le n+1, mais aussi, très souvent ses futurs n+0. » Pour cet éditeur de contenu à destination des jeunes, dont les équipes sont organisées en mode start-up, l’ambiance et la cohésion des futures équipes sont essentielles. Son conseil : ne pas hésiter à montrer d’emblée son enthousiasme et à poser des questions. « L’idée est de se projeter et que les différentes équipes puissent se dire que cela va coller. On voit beaucoup de candidats mais au final, en cas d’hésitation, c’est souvent le pôle où le candidat va travailler qui aura le dernier mot. »

 

Quand on vous propose un entretien d’embauche avec… un n+0

« Plus l’équipe est réduite, plus l’avis des collaborateurs doit compter », observe Gérard Enggasser, fondateur du cabinet Cap Manager et auteur du guide Comment piloter votre TPE ? . Quand lui-même recrute, il sollicite volontiers l’avis de futurs collègues. « J’appelle cela tester la cohésion avec le patrimoine culturel de l’entreprise. C'est important pour nous mais aussi pour le candidat qui voudra souvent un avant-goût de l’ambiance qu’il va trouver. » Mais ce recruteur recommande de ne pas se comporter de façon trop informelle pour autant. « Même s’il n'en a pas le titre, la règle est la même qu'avec un recruteur. Il faut poser des questions pertinentes et ne pas le braquer. Il faut s’intéresser au travail de l’autre pour susciter son envie de travailler avec le candidat. » 

 

Quand un recruteur reçoit… avec un salarié

Plusieurs formules sont possibles, y compris le binôme recruteur-collaborateur testé et approuvé chez Mars. « Pour des recrutements de profils un peu plus seniors, nous avons mis en place des panels de recrutement, ajoute Marjorie Dorin. On pourra ainsi proposer un entretien avec un représentant des ressources humaines associé à un manager d'un autre département pour avoir un autre regard sur le candidat. » Autant dire, dans ce cas-là, que l’enjeu est double : convaincre le recruteur de ses compétences tout en se projetant de façon opérationnelle dans son futur service. « Évidemment, l’erreur à ne pas commettre serait de s’adresser seulement au recruteur et de sous-estimer le rôle du potentiel homologue dans la décision finale. C’est l’occasion de lui poser aussi des questions pour démontrer sa curiosité, sa volonté d’apprendre et de s’intégrer dans une dynamique générale. »

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commentaires

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Jeanpi

07/10/2018

à 22:51

Ou comment créer encore plus de compétition entre les salariés de maniére déguisée...
Depuis quand les futurs collegues sont aussi des drh?
Tout ces recrutements sont devenus de la comedie, des castings et j’en passe!

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Gilles

29/02/2016

à 13:37

Je trouve que c'est une très fraiche et EX CEL LEN TE idée ! Bravo pour votre article ! Les candidats pourront espérer dorénavant ne plus s'entendre dire par les cabinets filtrants :" Oui mais non car vous ne parlez pas le Javanais !" ou bien encore "Désolé, mon client recherche un candidat à cinq pattes."

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