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À quoi leur a servi l’outplacement ? 4 cadres témoignent

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Sylvie Laidet

4 cadres nous racontent comment ils ont vécu leur accompagnement par un cabinet d’outplacement, et quelles sont, selon eux, les conditions de réussite pour cette période transition.

Marc Gonnet, 44 ans, co-fondateur de Delight

Son expérience d’outplacé

Dire qu’au départ Marc Gonnet était dubitatif sur l’utilité d’un outplacement, n’est pas un vain mot. « Je pensais que c’était très théorique et que cela renvoyait une image d’un candidat en détresse », se souvient-il. Curieux de nature, il accepte tout de même la proposition de son ancien employeur et rencontre 3 consultants en outplacement. C’est finalement avec Hervé Bommelaer, le pape du réseau, qu’il se lance. « Et ce fut déterminant pour la suite. Au commencement d’un outplacement, il y a toujours une phase de bilan réalisée à partir de différents tests de personnalité. À ma grande surprise, l’analyse était assez juste et fine », se souvient-il. Il enchaîne alors 2 à 3 rendez-vous par semaine avec son consultant. « C’est une sorte de psy du travail qui m’a amené à me poser les bonnes questions. Ces entretiens réguliers poussent à s’interroger et à réfléchir à son projet. Très rassurants et bienveillants, ils structurent également la gestion du temps car d’un coup d’un seul, on se retrouve avec beaucoup de temps devant soi », résume-t-il. Au fil des entretiens, et des rencontres, Marc Gonnet comprend qu’il a enfin changé de logiciel et qu’il est prêt à se lancer dans une aventure entrepreneuriale. C’est aujourd’hui chose faite mais il reste en lien régulier avec son consultant.

Son conseil 
Prendre le temps de sélectionner le bon consultant en outplacement donc pour cela en rencontrer plusieurs avant de signer. « C’est avant tout une question de feeling », insiste-t-il. 

 

Thierry, 53 ans, directeur administratif et financier d’une PME industrielle

Son expérience d’outplacé

C’est suite à un changement de gouvernance de son entreprise que Thierry, se retrouve à sa demande, pour la deuxième fois de sa carrière, en outplacement. « C’était une réelle volonté de ma part car ce type d’accompagnement permet de structurer sa démarche de recherche d’emploi », argumente-t-il. Après consultations de plusieurs consultants (en cabinet ou indépendants), il opte pour un outplacement au sein de l’Espace Dirigeants. « Ce sont essentiellement des ingénieurs et des très hauts dirigeants, moi je visais un poste de cadre dirigeant dans une PME. Pour cela, je devais accéder à des PDG et autres DG. Ce qui fut le cas », argumente-t-il. Durant un an, il applique à la lettre les techniques d’outplacement et de réseau. « Je suis allé sur le terrain rencontrer de nombreuses personnes avec qui on m’avait mis en relation ou auprès desquelles j’ai été recommandé. J’ai également participé à des ateliers collectifs organisés par le cabinet. J’ai par exemple travaillé ma voix, mon pitch mais aussi ma posture », illustre-t-il. Il a également beaucoup œuvré en face-à-face avec son consultant. « Ce n’est pas un chaperon, mais il était présent pour me recadrer si nécessaire. Et bien sûr répondre à mes questions. Je m’interrogeais par exemple sur comment évoquer mon départ de ma précédente boite lors des entretiens de recrutement. Il m’a conseillé de dire la vérité – un changement de gouvernance- sans m’attarder sur le sujet, en enchaînant rapidement sur l’avenir », raconte-t-il volontiers. Au terme de cette année formidable, comme il aime le préciser, Thierry a retrouvé un poste à sa mesure dans un environnement industriel. Et passe encore parfois saluer son consultant au cabinet.

Ses conseils 

1. Oublier le passé
« Et ne pas avoir de rancune envers les gens avec qui vous avez précédemment travaillé. Vous pouvez tout à fait les recroiser durant votre carrière », insiste-t-il. Donc faire le deuil de sa précédente expérience, sans amertume.

2. Oser se lancer dans une démarche réseau
« Il m’est arrivé d’appeler vingt fois l’assistante d’un dirigeant de PME. Avec un discours calme et posé, j’ai fini par décrocher un entretien », se souvient-il. Donc relancez, relancez… sans oublier de remercier ! 

3. Établir un tableau de suivi de ses actions
« Aujourd’hui, j’ai contacté A qui m’a mis en contact avec B. A telle date, relancer B, remercier A, etc », illustre-t-il.

 

Annabelle Rousseau, 49 ans, responsable de la communication corporate chez KLB Group

Son expérience d’outplacée

Un outplacement ? « Après 15 ans, le nez dans le guidon dans la même entreprise, je ne savais même pas de quoi il s’agissait. En revanche, je savais que le marché du travail avait changé, que les CV n’étaient plus les mêmes, etc », se souvient-elle. Annabelle Rousseau entame donc un outplacement avec le cabinet Right Management. Pendant 8 mois, elle se rend presque quotidiennement au cabinet pour participer à des ateliers (refonte de CV, réseaux sociaux, comment se vendre à l’extérieur, etc) et échanger avec sa consultante. « Elle était présente pour me doper, me challenger sur mon projet, pour m’aider à me poser les bonnes questions et pour me faire profiter de son réseau de contacts », raconte-t-elle. Mais pour elle, l’outplacement rime surtout avec collectif et échanges entre pairs, entre cadres, qui comme elle, se trouvaient dans cette démarche. « On a échangé sur nos techniques de recherches d’emploi, nos bons tuyaux, nos galères, on a brainstormé ensemble, visité des salons à plusieurs. L’outplacement permet de ne pas rester seule. L’union fait la force », ajoute-t-elle. L’autre atout d’un cabinet outplacement réside également dans le réseau des anciens outplacés. « Toujours prêts à aider, à mettre en relation et à conseiller », apprécie-t-elle. De nouveau en poste, Annabelle Rousseau est venue grossir les rangs des anciens. « Je participe à des afterworks pour rassurer les nouveaux arrivants et les aider à positiver », conclut-elle.

Ses conseils

1. Échanger avec son conseiller de manière intensive, notamment au début de son outplacement

2. Allez vers les autres

«  Oser rencontrer des gens que l’on ne connaît pas sur des salons, à des conférences, des petit-déjeuner, des think tank, etc…. C’est un excellent moyen d’en apprendre davantage sur les entreprises », illustre-t-elle.

 

Durant un an, le cabinet d’outplacement a été son bureau, et les autres outplacés, ses collègues. 

 

Delphine Pavy, 45 ans, directrice d’investissement chez Idia Capital Investissement

Son expérience d’outplacée 

Après 22 ans de travail acharné, Delphine Pavy a négocié la prise en charge d’un outplacement avant de quitter son entreprise suite à un changements d’actionnaires. « Je savais que le marché de l’emploi des cadres dirigeants ne se passait pas par annonces mais via le réseau. Il me fallait donc acquérir les fondamentaux d’une démarche réseau », raconte-t-elle. Elle opte finalement pour un accompagnement avec Hervé Bommelaer. « J’ai cherché pendant un an. C’est long. Il y a des moments d’euphorie mais aussi de découragement. Durant la période électorale, par exemple, les entreprises faisaient preuve d’un certain immobilisme en matière de recrutement, ce fut très dur. Sans être psy, mon consultant était à l’écoute, bienveillant, rassurant et motivant. Au départ, je le rencontrais une fois par semaine. Puis quand j’ai maîtrisé les bonnes techniques de recherche d’emploi, les échanges se sont espacés mais il était toujours présent pour m’aider à préparer les entretiens d’embauche et pour débriefer », illustre-t-elle. Durant un an, le cabinet d’outplacement a été son bureau, et les autres outplacés, ses collègues. « J’y ai croisé des profils différents du mien, ce fut très enrichissant », apprécie-t-elle. Les techniques apprises lors des ateliers collectifs (être efficace sur les réseaux sociaux, pour se vendre , etc…)  lui servent encore au quotidien. « Désormais, je continue à faire du réseau et je sais solliciter les autres. Cette transition professionnelle a été largement facilitée par l’outplacement. Sans ça, je me serais peut-être effondrée. Mais il ne faut pas croire que l’outplacement est facile, c’est un vrai job », reconnaît-elle.

Ses conseils

1. Être optimiste 

« Même si au départ tous les vents sont contre soi, à l’issue d’un outplacement, on trouve toujours une solution. Il faut donc rester optimiste et souriant et se montrer patient et persévérant », recommande-t-elle.

2. Se faire plaisir

« Émotionnellement, cette transition professionnelle est une période dure. Donc, il faut en profiter pour faire, ou refaire, des choses qui procurent du plaisir et qui détendent. Je me suis à nouveau occupée de la scolarité de mes enfants, je suis partie en vacances avec eux, et, sur le conseil de mon consultant, j’ai fait de la sophrologie », illustre-elle.

 

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PII

14/11/2017

à 17:44

Eh bien, je vais un peu ternir l'image des cabinets d'Outplacement au regard de l'expérience vécue, il est vrai en 2012, cela date un peu, avec un de ces cabinets. Non seulement l'entreprise qui m'a licencié fin 2011 après plus de 28 ans et loyaux services( rupture conventionnelle IMPOSEE ) ne m'a pas laissé le choix du cabinet ( elle a simplement prix le "premier venu" à proximité de son siège, et pas de mon domicile, nuance... ), mais j'ai en fait très peu fait appel à eux au regard des services proposés : Je ne sais combien de RdV avec ma conseillère référente pour corriger mon CV, des "meetings" avec des intervenants totalement loufoques dans leurs propositions : C'est à se demander si ils ne veulent pas gagner du temps et pas du tout proposer des VRAIS jobs en adéquation avec les candidats. Quand je regarde ce qu'à dépensé mon entreprise pour cette "mission" ( un bien grand mot ! ), j'aurais préféré mettre cet argent dans ma poche : Un job en son temps, je ne l'ai retrouvé que par ma "hargne" et ma volonté et sans AUCUNE aide de ce cabinet.

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