1. Accueil >
  2. Conseils >
  3. Conseils candidature >
  4. Stage à l'étranger : 6 erreurs à éviter

Stage à l'étranger : 6 erreurs à éviter

stage-a-letranger--6-erreurs-a-eviter-

Xuân Ducandas

Atout-clef du CV, le stage à l’étranger est devenu un quasi-incontournable pour les étudiants en école de commerce et d’ingénierie. Mais pour que l’expérience soit réellement profitable, attention à certains pièges très courants. Les responsables de grandes écoles livrent leurs conseils.

Erreur n°1 : Viser seulement les entreprises en pointe

Parfaire son apprentissage dans une entreprise à la pointe du progrès… une évidence ? Pas si sûr : le futur stagiaire peut aussi avoir tout intérêt à opter pour une institution où les standards ne sont pas les plus avancés. Cela lui permet d’apporter une plus-value grâce à son savoir-faire sur des expertises encore à développer dans le pays d’accueil. « En Espagne par exemple, les métiers du QHSE (Qualité hygiène sécurité environnement) n’existent pas ou peu donc nos étudiants sont en avant-garde », observent Teresa Cordovilla, responsable des relations internationales et Laurent Navarrete, directeur des partenariats entreprises de l’école d’ingénieurs ESAIP.

>>Retrouvez nos offres de stages sur Cadremploi

 

Erreur n°2 : Être trop optimiste

Selon François-Xavier Théry, directeur relations entreprises à la Skema Business School, « certains étudiants en commerce commettent l’erreur de ne pas se renseigner sur l’étiquette professionnelle à destination, la législation locale concernant les stages et même la situation économique du pays. Cela les expose à de nombreuses désillusions. » La solution ? Planifier son stage longtemps à l’avance et « définir clairement la mission avec l’entreprise d’accueil avant le départ » afin d’éviter les désillusions.

 

Erreur n°3 : Y aller au coup de cœur

Les étudiants peuvent facilement s’attacher au nom d’une entreprise sans creuser suffisamment, rappelle Laurent Trébulle, directeur des relations école-entreprises de l’EPITA. « Un étudiant avait choisi une entreprise dont le nom comportait le mot télécoms et pensait donc y faire du réseau. L’entreprise faisait de la facturation pour les opérateurs… » Autre risque selon lui : se laisser séduire par l’enthousiasme d’une personne qui vient de lancer son entreprise. « Le modèle économique ou les choix technologiques peuvent changer entre les entretiens initiaux et l’intégration du stagiaire. L’étudiant doit alors très rapidement s’adapter et éventuellement apprendre de nouvelles technos, alors qu’un élève ingénieur s’attend à utiliser des outils qu’il connaît au moins un peu. »

Lire aussi : Rédiger un CV pour un stage

 

Erreur n°4 : Mal lire les contrats

Les futurs stagiaires doivent être vigilants car l’appellation de stage ne recouvre pas les mêmes réalités partout. Dans l’ingénierie ou le commerce, la nécessité de protéger les secrets d’entreprise peut réserver de mauvaises surprises. « On se retrouve parfois à monter des solutions d’urgence, rapporte Laurent Trébulle. Ce fut le cas il y a deux ans avec un étudiant qui travaillait aux USA dans l’aéronautique. Il avait signé sans faire attention un document lui interdisant de sortir tout renseignement du pays et se retrouva donc dans l’impossibilité de rendre un rapport de stage et de faire une soutenance en France. »

 

Erreur n°5 : Négliger l’aspect matériel

Le commerce et l’ingénierie sont des domaines marqués par une mobilité importante et une forte demande. Aussi les stagiaires ne doivent-ils pas négliger la possibilité d’être contactés plus tôt ou de rester plus longtemps que prévu dans le pays d’accueil. Or, ces démarches ont un coût, comme l’expliquent Christophe Baujault, directeur de l’ECE et Anne-Valérie Pero, directrice relations entreprises et partenariats. « Certains étudiants ne réalisent pas qu’ils peuvent être sollicités très rapidement par l’entreprise pour un entretien sur place, ce qui peut représenter une difficulté en temps et en moyens. De plus, il vaut mieux éviter de minimiser les coûts d’un stage à l’étranger et rester clairvoyant sur l’engagement financier à prévoir. Exemple : l’hébergement pour un stage à Londres est souvent très coûteux. »

 

Erreur n°6 : Rester dans les sentiers battus

La planification et le réseautage oui, le panurgisme non ! Beaucoup d’étudiants se tournent vers les destinations habituelles prisées par leurs aînés, plutôt que de faire preuve d’audace. En commerce comme en ingénierie, l’esprit d’innovation est une qualité qui peut s’avérer payante. « Il ne faut pas hésiter à sortir des habituels : Grande-Bretagne, Irlande, Espagne, Belgique, Allemagne…, affirme l’équipe de l’ESAIP. La Chine, le Brésil ou les États-Unis sont accessibles et plus "exotiques". Il faut réfléchir à moyen terme sur l’intérêt du stage dans sa construction de carrière. »

 >>N'oubliez pas de déposer votre CV dans notre CVthèque utilisée par plus de 15 000 recruteurs


Il n'y a pas de

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Soyez le premier à commenter cet article.

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte