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4 techniques d’impro à tester en entretien d’embauche

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Sylvie Laidet

Un entretien d’embauche, ça se prépare. Il faut anticiper les réponses aux questions récurrentes, le message que l’on veut faire passer, etc. Mais préparer, cela signifie aussi s’entraîner à improviser face au recruteur. Voici 4 techniques d’impro à tester.

Technique n°1 : se focaliser sur l’instant présent

C’est la base de l’improvisation : être attentif à ce qui se passe pendant le moment présent. « Il faut être là avec son corps, ses oreilles, ses yeux et surtout ne pas se focaliser sur ses pensées. Plus vous serez dans l’instant présent plus vous serez apte à répondre de manière congruente à votre interlocuteur », estime Michèle Taïeb, pédagogue, metteur en scène et auteur de "Improviser" (Edition Eyrolles). Une attitude nécessaire pour être attentif aux attentes, besoins et à l’humeur du jour du recruteur.

Technique n°2 : l’écoute active

« Improviser, c’est être à l’écoute de l’autre afin de pouvoir rebondir sur ses propos en ouvrant la discussion », ajoute-t-elle. Pour cela, il faut écouter attentivement la récurrence des mots, demander des précisions. En match d’impro, on accepte et on suscite le dialogue. Par exemple, si le recruteur vous dit qu’il cherche un candidat agile, poursuivez en lui demandant ce qu’il entend par candidat agile. « En reprenant les termes du recruteur, vous le mettez dans sa zone de confort », assure Aude Diano, dirigeante d’ImprO2, organisme de formation spécialisé dans la formation de cadres dirigeants par l’improvisation théâtrale. Adoptez le rythme de l’autre. S’il tend à être direct avec des phrases courtes, imitez-le. S’il adopte un style plus lent et/ou plus ampoulé, faites de même. Mettez-vous au diapason de votre interlocuteur.

Technique n°3 : réagir en 4 étapes

Pour répondre du tac-o-tac, les pros de l’impro ont une autre astuce : ils se donnent le temps d’une mini réflexion, en 4 étapes, afin d’ordonner leur réponse. Pour adapter cette technique à l’entretien d’embauche, Michèle Taïeb préconise de « reprendre le sujet lancé par le recruteur en le reformulant ou en l’insérant dans une question, dans un premier temps, puis d’exprimer son sentiment, de situer le sujet dans un champ plus vaste et enfin de donner sa position et d’énoncer son cœur de message. Cela doit être le temps fort de la réponse du candidat. »

Technique n°4 : misez sur la rhétorique positive

Pour réussir à improviser il faut être bienveillant envers l’autre mais aussi envers soi-même. C’est pour ça qu’il existe une règle de base en impro : la "règle du oui". Autrement dit : positiver son discours. Une technique qu’Aude Diano recommande pour l’entretien d’embauche. « Oubliez les phrases négatives du genre, "je n’ai pas eu de mauvaise expérience sur le sujet". Préférez une formule du genre "j’ai réussi" ou encore "j’ai eu du succès…", conseille-t-elle.

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commentaires

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JF

15/10/2015

à 19:43

Bjr

On ne répond pas du "tac-o-tac" mais du tac au tac.
Le tac-o-tac est un ancien jeu de grattage de la Française Des Jeux me semble t-il.
Allez savoir, mon mssage vous permettra peut-être d'ouvrir sur le site une rubrique des perles des recruteurs après celles des candidats.

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Rose

05/02/2016

à 21:57

Bien vu!!! mais le jeu du tac-o-tac ne "parlent" plus aux jeunes.
Deuxième perle: on va finir par monter un collier....

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Irene

13/10/2015

à 16:07

En effet, ce n'est pas conseillé car cela n'a aucun sens. Répondre du tac au tac, en revanche, peut parfois être une bonne idée. Pas systématiquement toutefois, en phase avec le fond de la remarque de Léo.

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Violette20

07/10/2015

à 09:05

Cher Agnes,

Vous souhaitez que vos enfants deviennent fonctionnaire pour ne pas être confrontés à cet amas de bêtises... Je suis désolée de vous contrarier mais, dans la fonction publique aussi, on y est confronté. Qui dit fonctionnaires dit généralement concours (écrits et oraux!). L'étape de l'oral peut laisser des traces très difficiles à faire partir. J'en ai fait l'amer expérience!
Il s'agit dans ces milieux de rentrer dans un moule imaginé par on ne sait qui. Il est peut-être différent des entreprises privées mais il existe tout de même. Tout comme les entretiens d'embauche, les oraux de concours sont souvent le lieu pour "casser du candidat" et voir "ce qu'il a dans le ventre". Les jury sont sensés être formés pour ces entretiens mais quelques uns (pensant en savoir plus que les autres ?) font fi de ces formations et ne cherchent qu'à rentrer dans le lard.
Il ne faut cependant pas se décourager car c'est avant tout de l'humain et on fini tôt ou tard par rencontrer des personnes avec qui le courant passe.

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Léo

13/08/2015

à 15:42

Je me permets de déconseiller de répondre du "tac-o-tac" en toute circonstance.

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Agnes

09/08/2015

à 08:49

Cher Didier
J'ai la chance de ne pas être en recherche d'emploi.
Je réponds à votre message tout empli de fautes d'orthographe.
Savoir-être et savoir-faire font encore partie des cases des recruteurs.
Tant mieux si vous respectez les candidats mais rares sont ceux qui ne les blessent pas.
La graphologie, les tests psychotechniques , les questions intrusives , l'arrogance sont des méthodes agressives mal vécues par ceux qui sont confrontes à vos cabinets.
Bientôt il faudra exhiber son carnet de santé et se déshabiller totalement!
Lisez l'ensemble des commentaires et vous constaterez l'horreur inspirée par Cette profession .

Jamais les entretiens que j'ai passés autrefois ne m'ont donné envie de rester en relation avec les personnes odieuses que j'ai croisées à cette occasion .
Toutes les évaluations et prédictions qui m'ont été faites de sont révélées totalement fausses .
Je souhaite bon courage à ceux qui rédigent chaque matin des lettres de motivations scolaires et inutiles dans l'espoir d'obtenir audience devant leurs majestés .

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Didier

07/08/2015

à 09:06

désolé chère Agnès, mais votre généralisation est offensante.
Je recrute et je ne suis pas le seul à porter toute attention aux qualités des candidats, seule importe l'adéquation de celles-ci avec le poste à pourvoir.
Il y a des personnes dotée d'un savoir-être riche mais dont le savoir-faire ne sera pas adapté à ce que l'on cherche, il en restera tout de même une rencontre sympathique.
Autant les candidats que les recruteurs doivent positiver, c'est une attitude, si vous me permettez, que vous devriez adopter, et vous en tireriez, sans nul doute, beaucoup de satisfactions.

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Agnes

29/07/2015

à 16:27

La seule chose qui rassure un recruteur c'est la médiocrité.
Tout ce qui dépasse le dépasse...il faut se conformer aux quatre cases de son esprit de Shadock. Winner: looser, señor, junior...candidat proactif dans sa démarche réseau pour intégrer un groupe Leader qui monte en puissance...son langage est aussi pauvre que celui d'un jeune du 93. Il est dans son ghetto linguistique qui l'enferme.
La recherche d'un poste ne serait pas si compliquée si l'on ne devait pas se fracasser la tête sur ces petits esprits .
J'invoque toutes les puissances de Thor et Odin pour que mes enfants exercent une profession libérale ou deviennent fonctionnaires pour ne jamais être confrontés à cet amas de bêtise.

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