Entretien d'embauche : les signes qui disent que vous aurez le job

Publié le 28 mars 2019 Céline Chaudeau

Vous venez de passer un entretien d’embauche et, rien de plus normal, vous ne cessez de vous triturer les méninges en vous demandant si vous aurez le poste. Difficile de savoir si on a fait bonne impression. Pour vous aider à y voir plus clair, voici les signes qui suggèrent que votre candidature est en bonne place et que vous aurez le job. Paroles de recruteurs.
Entretien d'embauche : les signes qui disent que vous aurez le job

Si certains signes témoignent d'un réel intérêt de votre candidature, d'autres sont moins positifs et confirment que l'entretien est raté.

L’entretien d’embauche a une durée correcte

L’entretien expédié en quelques minutes n’est jamais très bon signe. Le recruteur n’a probablement pas épluché votre CV et n’a pas envie de passer plus de temps que ça sur votre candidature. À l’inverse, un recruteur qui vous consacre entre 30 et 60 minutes, avec un échange constructif et un temps de parole partagé, sont autant de signes encourageants pour la suite de votre candidature.

Soyez également attentif aux questions posées par votre interlocuteur : s’il n’en pose aucune c’est inquiétant car il n’a probablement pas cherché à creuser votre CV ; s’il en pose trop c’est inquiétant aussi car il a peut-être un doute sur votre profil.

Le recruteur aborde le préavis et le salaire pour le job

Nos experts invitent également les candidats à analyser le fond de l’échange. « Globalement, si on vous demande quand vous seriez disponible, la durée de votre préavis de départ, voire s’il est négociable et envisageable de le raccourcir, c’est encourageant, poursuit Corinne Moret. Et si on vous interroge sur vos prétentions salariales ou autres avantages en nature, c’est encore mieux ». Il est fort à parier que le recruteur vous projette dans le poste.

On vous projette dans le poste

Nadia Boutaleb distingue les entretiens « de qualification » des entretiens « de projection ». « Je rentre naturellement beaucoup plus dans le détail du poste quand je sens qu’une candidature peut aller très loin. Je donne des détails plus poussés et j’évoque par exemple les autres personnalités et l’ambiance dans le service. Plus on s’éloigne des critères techniques du poste, plus c’est bon signe ». Au-delà du savoir-faire, les recruteurs vont également scruter votre savoir-être, appelé soft skills, pour vérifier votre compatibilité avec les valeurs de l’entreprise.

Votre recruteur adopte un langage corporel positif

En même temps, les candidats peuvent aller plus loin et déceler des indices non-verbaux dans la posture du recruteur. « Il existe des signes qui ne trompent pas, assure Martine Herrmann, formatrice en synergologie et directrice de l’Institut européen de la synergologie, la science du langage corporel. Si le corps du recruteur se penche vers l’avant par exemple, c’est là le signe qu’il se projette vers l’autre, comme quand ses mains s’animent et qu’on voit plus ses paumes que le dos de la main. Quand il tourne la tête vers la droite pour montrer son profil gauche, il faut y voir un signe d’écoute et de sentiments chaleureux. Enfin, il faut guetter la poignée de main finale : s’il tend le bras à hauteur de taille plutôt qu’au niveau des hanches, c’est qu’il se projette dans une future collaboration.

Le recruteur vous interroge sur vos candidatures en cours

Souvent l’air de rien, le recruteur peut vous demander si vous passez des entretiens ailleurs. Cette question n’est pas anodine, elle veut souvent dire qu’il est intéressé par votre profil et qu’il tâte le terrain pour savoir si vous pourriez lui échapper pour le job. Si votre réponse est positive, il ne tardera probablement pas à vous rappeler pour vous embaucher ou vous proposer de continuer le processus de recrutement, car il sait que vous pourriez accepter un job ailleurs.

Le temps de réaction post-entretien est court

« De plus en plus de recruteurs, surtout en cabinet, ont l’art de dissimuler ce qu’ils pensent grâce à des outils de PNL (programmation neurolinguistique) », constate Corinne Moret, responsable du cabinet Coaching & Communication. Pour autant, il reste des éléments rationnels qui peuvent renseigner le candidat. « S’il répond parfaitement à la description d’un poste et si on le rappelle très vite, c’est bon signe par exemple ». Nadia Boutaleb, associée au cabinet Alterview, confirme que les questions de timing donnent des indices précieux. « Si l’entretien vous a semblé plus long que prévu, et si après on vous indique une date précise pour une réponse plutôt qu’un vague “Nous reviendrons vers vous”, c’est prometteur. »

Céline Chaudeau
Céline Chaudeau

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