1. Accueil >
  2. Conseils >
  3. Conseils candidature >
  4. Entretien d'embauche >
  5. Aborder un sujet délicat en entretien d’embauche

Aborder un sujet délicat en entretien d’embauche

aborder-un-sujet-delicat-en-entretien-dembauche-

Sylvie Laidet

Comment répondre à une question délicate en entretien d’embauche ? Aborder vous-même un sujet qui vous met dans l’embarras ? Plutôt que d’être pris au dépourvu, vous devez absolument anticiper et préparer ces sujets. Vos questions et nos réponses.

Je suis enceinte, dois je en parler ? 

Tout dépend évidemment de l’avancée de votre grossesse. A plus de 6 mois, difficile de passer le sujet sous silence. Avant, rien de vous oblige à en informer le recruteur mais, taire cet heureux événement, c’est aussi prendre le risque de fausser d’emblée la relation de confiance avec votre interlocuteur. « Lorsque la situation est maîtrisée, autant jouer la carte de la transparence. Pour cela, la candidate peut rassurer le recruteur en soulignant son entière disponibilité à partir d’une date donnée. Mais se recentrer dès que possible sur ses compétences », conseille Marie-Claire Lemaître, directeur général de Mercuri Urval.

Je souffre d'un handicap, comment le dire ? 

Le handicap ne doit pas être le premier sujet abordé en entretien. « Parlez d’abord de vos motivations pour le poste, de vos précédentes réalisations et expliquez les moyens mis en œuvre pour y parvenir en tenant compte du handicap », insiste cette spécialiste du recrutement. Surtout ne jamais verser dans le récit de votre dossier médical. Pensez également, surtout si votre handicap est léger (cynique, mais vrai), que cette situation peut être un avantage puisque l’entreprise doit atteindre un quota de salariés en situation de handicap.

Le salaire est l'une de mes principales motivations, dois-je le dire ? 

Lors du premier entretien, ce sujet est rarement abordé. « Pour parler de la rémunération, le candidat doit raisonner en fonction du poste à pourvoir. Lors de la séance de questions finales, il doit bien se faire préciser le périmètre du futur job, les responsabilités, les moyens disponibles… Et c’est au regard de ces réponses qu’il négociera la fourchette de rémunérations prévue pour ce poste », argumente Marie-Claire Lemaître.

Parler de problèmes relationnels avec mon précédent boss ?

Vous avez été licencié, vous avez démissionné… Difficile d’éviter la question, lors de l’entretien d’embauche qui suit. Dans certains cas, aborder le sujet n’est pas facile : sachez que les incompatibilités d’humeurs peuvent être comprises mais l’explication doit rester objective. « C’est un grand principe : on ne dit jamais de mal de son ex-chef, ni de son ex-entreprise. On peut, en revanche, préciser que l’on n’avait plus la même vision de la stratégie, ou encore des divergences de points de vue sur le management », précise-t-elle. Enfin, mieux vaut que ce sujet reste un épiphénomène lors de l’entretien : parlez-en rapidement, en évitant l’affect.

Je suis au chômage depuis quelques mois, comment le dire ?

En insistant sur vos activités durant cette période d’inactivité. Cela peut être votre engagement dans une association, un projet de reprise d’entreprise, une formation en langue, la retape d’une maison de famille, le suivi scolaire de vos enfants, des propositions de job que vous avez déclinées. « Il faut être le plus transparent possible sur ses activités et surtout être capables de parler des compétences et connaissances acquises en dehors d’un contrat. Il faut démontrer que l’on reste opérationnel », insiste pour conclure le DG de Mercuri Urval.

2

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Lilalilala

24/09/2016

à 22:49

J'en ai un autre sujet du genre... Je prends des cours du soir et la plupart des gens autour de moi ne voient pas le problème et même me félicitent. C'est très courageux, etc. Certes, mais même si cette formation est en parfaite cohérence avec le poste et prouve une certaine motivation, comment faire avaler la pilule à mon futur recruteur que, pour être à l'heure aux cours, je devrais quitter à 17h30 et ce 3 jours par semaine ? (début des cours à 18h - et temps de transport estimé dans Paris d'1/2h) Si cela est accepté, je suis prête à trouver une autre organisation me permettant de rattraper mes heures. Mais j'ai bien peur qu'à ses yeux, tous ces points positifs ne soient gommés par la crainte d'avoir au final quelqu'un, pas à 100% là, et trop indisponible pour s'investir durant les périodes de rush. Pourtant, ne rien dire pourrait très certainement être perçu comme une trahison... Alors comment aborder le sujet, et l'entretien d'embauche est-il le bon moment ??? D'avance merci

> Répondre

Lilalilala

24/09/2016

à 21:08

J'en ai un autre sujet du genre... Je prends des cours du soir et la plupart des gens autour de moi ne voient pas le problème et même me félicitent. C'est très courageux, etc. Certes, mais même si cette formation est en parfaite cohérence avec le poste et prouve une certaine motivation, comment faire avaler la pilule à mon futur recruteur que, pour être à l'heure aux cours, je devrais quitter à 17h30 et ce 3 jours par semaine ? (début des cours à 18h - et temps de transport estimé dans Paris d'1/2h) Si cela est accepté, je suis prête à trouver une autre organisation me permettant de rattraper mes heures. Mais j'ai bien peur qu'à ses yeux, tous ces points positifs ne soient gommés par la crainte d'avoir au final quelqu'un, pas à 100% là, et trop indisponible pour s'investir durant les périodes de rush. Pourtant, ne rien dire pourrait très certainement être perçu comme une trahison... Alors comment aborder le sujet, et l'entretien d'embauche est-il le bon moment ??? D'avance merci

> Répondre

+