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Ce que les candidats canons doivent savoir

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Céline Chaudeau

Les études sur le sujet se suivent et se ressemblent : les plus beaux profils - physiquement parlant - ont statistiquement plus de chances de réussir que les dit « moches ». Pourtant, ce n’est pas toujours facile d’être canon. Explications.

« Bien sûr que tout est plus facile pour les candidats les plus beaux ! » Créatrice de l’agence Icone-Ego, Virginie Robin est aujourd’hui spécialisée dans le conseil en image. En quinze ans de carrière, cette ancienne psychologue du travail et consultante en ressources humaines a vu défiler tous les profils. « Ceux qui ont les physiques considérés comme étant les plus avantageux attirent souvent les regards depuis l’enfance, observe-t-elle. Ainsi valorisés, ils ont souvent développé une plus grande confiance en eux que les autres. Et ce qu’on attend d’un candidat, c’est qu’il soit sûr de lui. » Les études sur le sujet confirment en général cette intuition. En 2010, une chercheuse en sciences de gestion a ainsi envoyé 700 CV, dont la moitié était accompagnée d’une photo disgracieuse. Moralité (s’il y en a une) : à compétences égales, les plus laids n’ont reçu que 16 % de réponses positives, contre 42 % pour les plus beaux.

Synonyme d’arrogance ?

Mais attention, le physique des canons peut parfois se retourner contre eux. « Encore faut-il savoir comment on définit un canon de beauté, nuance en premier lieu Patricia de Silans, conseillère en image chez Photobranding. Et il convient de souligner que tout ce qui est « extrême » peut parasiter un entretien. » Autrement dit, un candidat dont le physique subjuguerait un DRH l’emmènerait involontairement sur un tout autre terrain que le terrain professionnel. Et cela ne peut pas être une bonne chose. Maud Vanhoutte, coach chez Reflet Nouveau, explique : « Un tel candidat peut mettre mal à l’aise un recruteur. Pour d’autres, les qualités professionnelles peuvent être mises au second plan [voire minimisées ?]. Certains peuvent percevoir dans le candidat très beau une certaine arrogance qui leur déplaira. Dans le doute, mieux vaut pour celui qui postule ne pas en rajouter. »

Candidate futile ou beau gosse

Les canons doivent donc prendre garde à laisser certains de leurs attributs au vestiaire. « Prenez une jolie blonde aux cheveux longs et aux formes avantageuses, observe Virginie Robin. C’est un cliché mais il en faudra peu pour qu’elle n’apparaisse aux yeux de certains comme une candidate futile. » C’est malheureux, oui, mais tous ceux qui en font l’objet savent que les clichés ont la vie dure.

Et attention, un canon masculin pourra lui aussi être catalogué. « Il suffira de quelques sourires trop appuyés, d’une posture trop décontractée ou d’un peu trop de gel dans les cheveux pour que le recruteur le classe plus ou moins consciemment dans la catégorie des « beaux gosses », qui n’est pas considérée avec sérieux. »

Valoriser les bons atouts

C’est moche, mais le candidat canon n’a pas le choix : il doit ca-na-li-ser sa beauté. Parmi les conseils de nos coachs : privilégier la sobriété et les couleurs neutres pour les vêtements. « On se trompe rarement avec du bleu ou du gris qui suggèrent l’ordre et la rigueur », explique Patricia de Silans. « Une très belle femme doit être très légèrement maquillée, en tailleur-pantalon aux tons neutres et les cheveux attachés », conseille Maud Vanhoutte. Bref, le candidat le plus sérieux, au final, est celui qui sait jouer de son image quelle qu’elle soit. Pour les candidats canons, c’est une façon, intelligente, de taper dans l’œil d’un recruteur.

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commentaires

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Leguman

05/07/2012

à 09:02

Et si je suis un beau avec des Dread Locks ? Peut-on chanter une chanson de Bob Marley en jouant du Jumbe pendant un entretien d'embauche ?

> Répondre

Georges

04/07/2012

à 12:12

Les belles personnes, surtout en début de carrière, peuvent être confrontées à des difficultés qu’on ne soupçonne pas : la jalousie des autres, ou même l’intérêt des autres portant sur le physique plus que sur les compétences professionnelles. Les deux peuvent affecter la confiance en soi. A l’inverse, il y a la suspicion du recruteur, qui peut avoir tendance à supposer que l’assurance du candidat vient de son physique, plutot que de ses compétences. Ne parlons même pas des vieilles attitudes sexistes qui excluent la présence des canons (des deux sexes) dans certaines professions comme le BTP.

> Répondre

odieupersonnage

30/06/2012

à 21:08

Pas mal de conseils pour les beaux...et pour les moches? Apparemment il n'y a rien à faire...

> Répondre

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