Champagne ! On recrute !

Publié le 13 octobre 2008 Tiphaine Réto

L'abus d'alcool est certes dangereux pour la santé... Mais bu avec modération, le vin permet de mettre du liant dans les entretiens d'embauche. C'est le pari fait par une SSII. Pour attirer de nouveaux collaborateurs, le groupe Sfeir innove en proposant des happy hours du recrutement.

De quoi mettre du rouge sur votre CV... Pas du surlignage, mais du grand cru. L'Happy Hour du recrutement, c'est le dernier concept lancé par le groupe Sfeir, spécialiste dans les services informatiques de pointe et dans l'innovation, pour attirer de futurs collaborateurs. « C'est une façon plus conviviale, plus détendue de se rencontrer, explique Didier Girard, directeur technique du groupe. Et puis, notre cœur de métier est tout de même l'innovation... jusque dans le recrutement. »

Une trentaine de réponses

Un ver de vin dans une main, un cv dans l'autre. Ce soir là, dans un café de La Défense, ils sont plus d'une trentaine a avoir répondu à l'invitation laissée sur le blog de l'entreprise. « Je ne pensais réellement pas que ça fonctionnerait aussi bien, reconnaît Didier Girard. Les gens ont répondu à une vitesse impressionnante. Et la qualité des profils est réellement intéressante. »

Prendre la température de l'entreprise

Quasiment tous les invités sont effectivement déjà en poste. Après avoir travaillé pour deux SSII, Hichame el Kahalfi, 25 ans, s'est lancé en tant qu'informaticien freelance. « Ce soir, je suis plus là pour voir un peu l'ambiance et discuter avec les équipes de Sfeir. Prendre la température de l'entreprise, en gros... » Même objectif pour Olivier Mengué, 34 ans, en poste dans une SSII. Il enchaîne les questions auprès d'un des nombreux ingénieurs de Sfeir venus témoigner des méthodes de travail du groupe.

S'assurer des opportunités

Les secteurs d'activité, les technologies utilisées et la machine à café... Tout y passe ! « Vu le contexte actuel, avec la crise, je ne sais pas si c'est un bon calcul de changer maintenant d'entreprise, confie Olivier. Je préfère donc m'assurer de certaines opportunités avant de me lancer. » Le côté « happy hour » ? « C'est vrai que c'est plus sympa que de se retrouver dans un bureau, reprend Hichame. Mais ce n'est pas ce qui m'a fait venir. »

Un partenariat avec SpringSource

Car le véritable attrait de la soirée n'est pour personne le verre de vin en trop. On  trinque d'ailleurs beaucoup moins qu'on ne discute. « L'aspect festif de l'happy hour a été décidé parce que nous voulions célébrer ce soir notre partenariat avec SpringSource, qui a créé et qui développe le framework Spring, annonce Didier Girard. Ce côté technologie avancée est très certainement notre meilleur argument pour attirer de nouveaux candidats. »

Des experts en technologie de pointe

Et pas des moindres, puisque Spring n'est pas encore à la portée de tout le monde. « Nous cherchons avant tout des experts, des gens ayant une réelle volonté de rester à la pointe », indique Pierre Dalmaz, PDG du groupe Sfeir. Entre deux petits fours, les responsables du recrutement tendent donc l'oreille pour repérer le ou la perle rare qu'ils souhaiteraient vraiment embaucher. « Nous fixerons ensuite des rendez-vous pour un entretien un peu plus consensuel », prévient Didier Girard.

Anthony et Laurent, tous les deux collègues dans une banque d'investissement, s'éclipsent discrètement de la soirée. « On a donné nos cv. L'objectif est atteint ! Il ne reste plus qu'à attendre la suite... »

Tiphaine Réto
Tiphaine Réto

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