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Détecter un chef workaholic dès l’entretien d’embauche

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Benjamin Fabre

Il vaut mieux le savoir à l’avance. Si votre futur boss est un bourreau de travail, le job qu’il vous propose ressemblera assez probablement à une chambre de torture. Comment repérer ces tortionnaires dès l’entretien d’embauche ? La réponse de notre chroniqueur Benjamin Fabre.

Dès l’instant où vous êtes entré dans son bureau, vous avez eu un mauvais pressentiment. Son souffle court, ses cernes violets, son débit saccadé... Et si l’homme qui vous recevait en entretien d’embauche était un workaholic ? Un de ces bourreaux de travail qui infligent à leurs collaborateurs des exigences stratosphériques et des rythmes d’Ironman ? Voici quelques clés simples pour étayer votre intuition.

 

>>Apprenez à repérer tous les autres managers toxiques

 

- Observez la décoration de son bureau. Si celle-ci ne comporte aucune photo personnelle, aucun trophée sportif, mais uniquement des posters de Manhattan et des Trophées du meilleur vendeur 2015-2016-2017, vous tenez déjà un indicateur intéressant.

 

- Traquez aussi les ordures ménagères. Le workaholic passe tout son temps dans son bureau et y assouvit l’essentiel de ses besoins primaires, y compris à vingt-deux heures trente. Une poubelle ornée de cartons à pizzas et de flacons de sauce soja ne doit donc pas vous rassurer. Un réchaud à gaz et un bonnet de nuit encore moins.

 

- Pour savoir si cette soirée-boulot était une exception ou une habitude, glissez une allusion (bien amenée) au téléfilm polémique ou au match de Ligue des champions diffusés la semaine précédente. Vous faites un flop ? L’étau se resserre. Surtout si des froissements excessifs de sa chemise suggèrent qu’elle a été portée plusieurs jours de suite.

 

- Insistez très lourdement, dans la litanie de vos qualités professionnelles, sur la « valeur travail ». Sur votre « jubilation au travail ». Sur votre « puissance de travail ». Dites du bien des fourmis et du peuple japonais. Si votre interlocuteur vous envoie des signaux d’allégresse, voire même de rapprochement physique, vous pouvez commencer à vous inquiéter.

 

- Enfin, lâchez d’une voix neutre la célèbre formule « Équilibre vie professionnelle – vie personnelle ». Si vous récoltez en retour un petit rictus méprisant, les présages les plus sombres sont permis. Car contrairement à la masse molle et jouisseuse des travailleurs de bureau, les workaholics ont résolu cette problématique depuis bien longtemps (suppression de la deuxième partie de l’équation).

 

Maintenant que vous savez à quoi vous en tenir, prenez la décision qui vous convient. Car vous avez le droit, après tout, d’adhérer au délire stakhanoviste de cet individu. Tout le monde y a droit. D’ailleurs, je vous laisse, le livreur de sushis vient de sonner.

 

Et vous ? Quels sont vos trucs pour démasquer les bourreaux de travail ? Témoignez sur la page Facebook de Benjamin Fabre


4

commentaires

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Cassandra

11/12/2017

à 23:42

Très drôle, encore une fois

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Coralie M.

07/12/2017

à 17:56

"on est des gens passionnés avec un boulot passionnant" = beaucoup d'heures, très mal payé...

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Jean-Pierre

07/12/2017

à 12:01

Bonjour
Très drôle.
Je suis comme beaucoup de célibataires géographiques un workaholic mais je me soigne ... enfin, pas toutes les nuits ! :-)
Ce qui me rassure, c’est que je n’en suis encore pas à l’imposer à mes collaborateurs. je n’ai pas non plus de réchaud dans mon bureau ( il y’a un Micro onde dans la salle de repos). Pour autant et en essayant d’être un peu sérieux, j’ai pris de mauvaises habitudes et surtout, j’en ai donné à pas mal de collègues qui savent qu’ils peuvent me joindre presque n’importe quand. Faire marche arrière est compliqué car bien entendu j’ai une charge de travail supérieure à la normale. Vivement les bonnes résolutions de 2018!

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C.A. Savage

07/12/2017

à 10:09

Trop drôle. Je veux bien le mettre sur LinkedIn (car ça merite d'être partager) mais je n'ose pas le faire.

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