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Comment parler sport en entretien d'embauche ?

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Sylvie Laidet

Chaque sport permet de développer des aptitudes particulières transposables dans l’entreprise. À vous de les exposer lors de l’entretien de recrutement.

Le foot : prise d’information instantanée

Platini avait coutume de dire qu’avant même de recevoir le ballon, il savait exactement où et comment il allait le renvoyer. Il avait donc toujours un coup d’avance. Même à un niveau de footballeur amateur, sur le terrain, il faut capter rapidement l’information et son degré d’urgence. Une qualité importante quand il s’agit de prendre des décisions professionnelles.

« De plus, un joueur de foot peut faire valoir sa capacité à s’adapter à des partenaires issus de différents milieux sociaux. Au foot, la mixité sociale est importante », souligne Arnaud Savary, fondateur de Sport to Business Agency, organisme de formation par le sport. Un point fort si vous postulez pour un job ayant un environnement multiculturel ou multi générationnel.

Le rugby : une solidarité extrême

Contrairement au foot et à de rares exceptions près (suite à une interception de ballon), un excellent rugbyman ne peut pas gagner un match tout seul. Chaque joueur est au service des autres pour faire gagner l’équipe. Le contact physique est permanent. Concrètement, au rugby, on se sert les coudes. Une attitude très recherchée en entreprise, notamment quand les temps sont durs. « La convivialité dans les tribunes mais aussi lors de la troisième mi-temps est transposable et appréciée dans l’univers professionnel », souligne Maxence Fontanel, enseignant chercheur et consultant dans le domaine sport & management.

Le tennis : une capacité à analyser et rectifier ses erreurs rapidement

La balle sort, les doubles fautes s’enchaînent, les jambes ne suivent pas… Le joueur qui perd des points doit, sans broncher, accepter le score, analyser ses erreurs et reprendre le fil du match. Le tout, seul et sans coach pour le conseiller durant la partie. « Un tennisman doit maîtriser ses émotions et être doté d’une fine capacité d’analyse de son jeu et de celui de son adversaire. Pour gagner, il doit imposer son rythme mais aussi parfois changer de tactique en plein match », analyse  Arnaud Savary. Sa gestion du stress et des échecs sera particulièrement appréciée des recruteurs. 

Le golf : la concentration sur le long terme

Pour réaliser les 18 trous d’un parcours de golf, il faut en moyenne 4 heures. 4 heures durant lesquelles le golfeur se bat contre lui-même et contre son "handicap". « Au golf, il ne suffit pas de boucler un parcours en moins de coups que ses adversaires pour gagner la compétition. Le résultat est pondéré par son propre classement », précise Arnaud Savary.

C’est également un sport où le geste est très technique. Changez de quelques millimètres la position de ses mains sur le club et le coup peut partir totalement ailleurs ! Cette capacité de concentration et cette rigueur technique ne manqueront pas d’intéresser les recruteurs. Pour peu qu’ils s’y connaissent en golf, votre "handicap" devient un véritable atout. 

Le trail : le dépassement de soi

Le plus connu est sans doute la Diagonale des fous à la Réunion. De jour comme de nuit, on court, on marche sans s’arrêter pendant 30, 40, 50 heures selon son niveau. « Quand on prépare ce type d’épreuves, on ne court jamais la distance prévue avant le jour J. On enchaine donc les entrainements pour être prêt sans savoir à l’avance à quoi on va être confronter », détaille Arnaud Savary. The D-Day, il faut être capable de tenir sur la durée, de s’encourager et de passer outre les baisses de moral. Sur un trail, le dépassement de soi est une obligation.

« En général, ces sportifs de l’extrême ne sont pas trop orientés vers des métiers qui supposent une forte sociabilité. En revanche, ils performent sur les projets techniques à gérer sur le long terme. Travailler à partir d’une hypothèse ne leur fait peur », observe Maxence Fontanel, ancien hockeyeur professionnel et auteur de "Sportif de haut niveau, manager en devenir", (L’Harmattan, 2008). Grâce à leur mental rompu à tout épreuve, ils sont capables de déplacer des montagnes le jour J. Idéal pour convaincre des recruteurs que rien ne vous arrête mais qu’au contraire, c’est dans l’adversité que vous performer.   

La natation : une volonté à toute épreuve

« Il en faut du courage pour se jeter à l’eau en plein hiver et se "mettre quasi à nu" devant des inconnus dans une piscine », explique Marjory Malbert, fondatrice de We sport you, agence de conseil en communication RH et management par le sport. Pour progresser, ce sport nécessite également rigueur et régularité dans la pratique. Deux qualités à utiliser sans modération dans le cadre professionnel. 

 

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commentaires

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Pierro

01/09/2015

à 17:30

"sert les coudes ? ;)

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futur ex-travailleur

25/03/2015

à 18:22

Je connais pas spécialement le Kung Fu, mais pour les sports de combats en général je dirais :
- maitrise de soi (savoir gérer ses émotions, ses nerfs et être calme);
- confiance en soi et respect de l'autre ;
- discipline ;
- endurance, dépassement de soi et "esprit de combat" (l'oeil du tigre !) ;
& aussi les aspects tactiques comme pour le tennis : rythme, capacité d'analyse et de réaction immédiate, changement de tactique, vision stratégique à la fois court terme (ne pas perdre trop de point et en avoir) et long terme (arriver à tenir et gagner le combat sur la durée).

> Répondre

futur retraité

07/03/2015

à 16:17

Et; si je suis amateur de sports de combat style Kung Fu ; passerais je alors pour un dur ? ou un bagarreur ??? ou un esthète ??

En Kung Fu : il n'y a pratiquement pas de mixité sociale Je croise surtout des gens d'un certain niveau

J'ai l'impression que le rédacteur confond la cause et l'effet

> Répondre

Defis2014

01/03/2015

à 00:39

Bonjour

Ce qui est plus important est ce le plaisir du jeux ou l'en jeux ?

> Répondre

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