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Entretien d’embauche : comment répondre aux questions d’actualité ?

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Elodie Buzaud

En fin de processus de recrutement, pour départager les candidats en short list, les recruteurs peuvent poser des questions en rapport avec l’actualité… liées (sauf exception), au métier ou au secteur visé. Voici les 5 types de questions que les professionnels identifient dans ce registre. Et des indications sur la manière d’y répondre.

1 - La question de culture générale

Yves Gautier, coach spécialisé en entretien d’embauche, recommande de « donner deux ou trois informations générales en rapport avec votre métier, mais jamais votre avis ».

« On attend une réponse claire, précise et juste », précise Coralie Girard-Claudon, responsable recrutement au sein du cabinet Approach People.

Par exemple, si l’on vous demande, lors d’un entretien pour un poste de responsable export vers la Chine, « que s’est-il passé ces 15 dernières années ? », vous pourrez évoquer l’adhésion de la Chine à l’Organisation mondiale du commerce en 2001, la place de la Chine comme première puissance commerciale en 2012 et l’évolution grandissante de la coopération de la Chine avec les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.

2 - La question secteur

Pour ce type de question, le recruteur cherche à évoquer l’impact et les évolutions éventuelles qui suivront le fait d’actualité évoqué. « Vous évoquez le changement, puis vous enchaînez sur les conséquences que cela implique selon vous sur l’activité et proposez ce qu’il faut faire pour s’y adapter au mieux », conseille donc Yves Gautier.

« Il faut que la personne montre qu’elle est techniquement capable de faire face au changement : de mettre en place une nouvelle organisation, par exemple », indique Émilie Trappler, senior manager chez Hays.

Si vous travaillez dans le secteur de la restauration, par exemple, le recruteur peut vous demander à ce titre : « Que pensez-vous de l’élévation à venir du taux de TVA ? »

3 - La question stratégique

Souvent réservée aux cadres que l’on veut placer à des postes-clés, elle permet au recruteur d’apprécier votre vision globale de l’entreprise vis-à-vis du marché et votre « esprit d’entreprise ».

Bien entendu, « il ne s’agit pas de donner votre avis personnel sur la question », tranche Yves Gautier. « Vous pouvez retracer l’historique factuel du rachat, les hommes en jeu dans l’affaire et les conséquences pour l’entreprise », indique le coach.

Si vous postuliez actuellement chez Amazon, par exemple, le recruteur pourrait vous demander : « Que pensez- vous du récent rachat effectué par la firme ? », en l’occurrence, celui du célèbre quotidien américain Washington Post, début août. Vous pourrez évoquer ce qu’est le Washington Post (le quotidien, mais aussi : Slate, Foreign Policy, Express, The Gazette Newspapers, El Tiempo Latino, etc.), le prix pour lequel il a été racheté (250 millions de dollars), et indiquer qu’il s’agit du premier rachat d’un grand titre de presse par un expert de l’économie numérique, et non pas un pro des médias traditionnels. Ce qui signifie qu’Amazon s’engage dans une aventure nouvelle pour une entreprise de ce type, etc.

4 - La question de logique

« Là, on ne s’attend pas forcément à ce que le candidat sache répondre, concède Coralie Girard-Claudon, mais il doit développer des arguments pour construire une réponse logique. » 

« Si l’on vous demande : « Quel est le nombre de stations essences aux États-Unis ? », par exemple, vous pouvez donner le nombre de stations essences en France, puis tenter une approximation en le multipliant par la superficie des États-Unis », illustre la responsable recrutement. Le résultat important moins que la logique de calcul exposée pour résoudre le problème.

5 - La question discriminante

« En entretien d’embauche, il y a des sujets qui n’ont pas lieu d’être : la politique, la religion, la vie personnelle, le syndicalisme, etc. », précise Yves Gautier. Autrement dit, selon la loi, un recruteur n’a pas le droit de vous défavoriser sur la base de ces informations, puisque cela n’a aucun rapport avec votre capacité à occuper le poste à pourvoir.

Comment y répondre ? « Surtout, restez neutre, conseille Coralie Girard-Claudon, vous risqueriez de tomber sur quelqu’un qui ne partage pas votre avis. »

Par exemple, si l’on vous demande : « Êtes-vous pour ou contre le mariage gay ? », vous pouvez répondre, dans l’idée, que vous n’êtes pas là pour débattre de vos idées politiques. Et recentrer le débat sur le poste, sans vous braquer, car à travers ce genre de questions sensibles, « le recruteur peut aussi vouloir voir votre réaction, votre ouverture d’esprit » et aussi votre capacité à vous affirmer, avec tact et diplomatie.

Si on ne sait vraiment pas répondre à la question ?

« N’essayez pas de broder ! », prévient Yves Gautier. « Si on ne sait pas, la franchise vaut mieux, estime également Coralie Girard-Claudon. Car savoir avouer ses limites, c’est aussi une preuve de professionnalisme et de maturité. »

 

Elodie Buzaud © Cadremploi.fr

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commentaires

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juliette

02/09/2013

à 10:59

Chère Corsica: je me reprends vos mots à la lettre "votre agressivité qui transparaît dans votre message", je me suis relue et je n'ai vu aucun signe d'agressivité, parce que je suis une femme bien dans sa peau, un être humain qui ne voit que la moitié remplie du verre.
"Vous cherchiez l'affrontement et vous avez été servie." Si dire la vérité veut dire pour vous "chercher l'affrontement", je ne peux plus vous rien dire! La vie est belle chère Corsica, pas besoin donc d'aller chercher les problèmes surtout quand on n'en a pas!
Belle et heureuse journée à vous!

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Janus

01/09/2013

à 15:41

Je refuse les entretiens effectuée par des RH n'ayant jamais bossé, on m'a toujours pris en me voyant à l'oeuvre et j'ai toujours refusé les entretiens. on devrait les supprimer car inutiles et mettre les gens en situation, après ou tout bosses ou pas, mais je ne suis pas la séduire le DRH avec ces questions stupides issus de son formatage manager dont les outils sont plus que douteux .(enneagramme, PNL, etc etc)

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