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Les noms à citer en entretien d'embauche pour se faire mousser

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Sylvie Laidet

On vous l’a assez répété : pour trouver du boulot, il faut travailler son réseau. C’est désormais chose faite, et vous voulez le montrer en entretien d’embauche. Mais attention, le "name-dropping" est tout un art. Voici la liste des noms à citer.

-  Les grands pontes du monde des affaires

Oui, mais seulement si vous les connaissez personnellement.

Citer un ponte du CAC 40 pour citer un nom, c’est inutile. En revanche, dire que l’on connaît cette personne pour avoir bossé avec elle sur tel projet à telle époque ou parce que l’on adhère au même club professionnel, c’est plutôt malin. « Faire du "name-dropping" – ce sport qui consiste à caser des noms de personnes connues dans une conversation - ne doit pas servir à se valoriser soi mais à montrer au recruteur que l’on évolue dans tel cercle et qu’à l’occasion, on pourrait le faire profiter de ce réseau. C’est un signe de connivence », estime Corinne Cabanes, dirigeante du cabinet de recrutement éponyme. Pensez donc à évoquer les gens en rapport avec un contexte.

- Vos connaissances dans l’entreprise

Oui, mais c’est le recruteur qui doit vous en parler.

Si vous postulez dans une entreprise où vous avez un contact privilégié, n’en parlez pas dès le premier entretien. Vous ignorez l’état des relations entre cette personne et le recruteur. « Demandez plutôt à votre contact de vous recommander auprès du recruteur. Dans ce cas, ce dernier devrait vous lancer sur le sujet », conseille Corinne Cabanes. Mais attention : vous pouvez vous mettre en danger. « Si un candidat s’est fait briefé sur le poste et sur l’entreprise par l’un de nos collaborateurs, je pars du principe qu’il doit en savoir plus que les autres postulants sur le sujet. Je suis donc plus exigeante avec lui lors de l’entretien », préviens Audrey Châtelet, responsable RH, staffing & recrutement d’Ubisoft  Studio Paris.

- Vos références

Non, le recruteur les aura lui-même contactées.

Ces personnes référentes (ancien boss, client, collaborateur, pair…) sont en principe mentionnées sur votre CV. Si elles ne sont pas spécialement connues, inutile d’en reparler spontanément en entretien. Si le recruteur a bien fait son boulot, il les aura de toute façon contactées.

- Les hommes et femmes politiques

Non ! Vous risquez plus de vous compromettre que de marquer des points.

Tout comme les références religieuses et franc maçonnes, parler d’un homme ou d’une femme politique présente plus d’inconvénients que d’avantages. « En ces temps de crise, les gens ont tendance à se resserrer et plus s’entraider par famille politique. Donc, si on n’appartient pas au même bord, c’est compromettre encore plus ses chances. Et puis, au sein d’une même famille, attention aux différents courants… Certains se détestent ! », explique Corinne Cabanes.

- Les personnalités de la société civile

Oui, mais à contextualiser.

Les sportifs de haut niveau font en général l’unanimité. Là encore, on plante le décor autour du nom. Vous pouvez par exemple évoquer votre style de management proche de celui du capitaine du XV tricolore. Ou encore votre persévérance, votre capacité de résilience…  digne de tel champion.

Pas plus de 2 noms de personnalités par entretien !

Name-dropper n’est pas magique. Rien ne sert de citer des noms de grands patrons français, d’institutions politiques, de people, etc., juste pour impressionner le recruteur. « Personne n’accordera de crédit à un candidat simplement parce qu’il connaît quelqu’un de connu ! », prévient d’emblée Corinne Cabanes, dirigeante du cabinet de recrutement du même nom. Pire, le "name-dropping" gratuit pourrait même vous desservir. « Citer 2 personnes connues lors d’un entretien, c’est déjà trop. Cela dénote un manque de confiance en soi, un manque de travail un manque d’humilité. En usant de cet artifice, il essaie de rediriger le débat vers autre chose que sur lui, c’est mauvais signe », argumente pour sa part Audrey Châtelet, responsable recrutement d’Ubisoft Paris. Autrement dit : "name-dropper", pourquoi pas, mais de façon intelligente. Et alors là, ça peut-être une arme redoutable.

4

commentaires

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bonjour

27/05/2015

à 10:35

comme d' habitude, cela montre l'incompetence des cabinets de recrutement, du BLA-BLA, rien que du rechauffe

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fender41

14/04/2015

à 17:30

Quelle volée de boit vert ! Ce qui est excessif est contre productif...Le principe même de ces conseils, c'est d'y prendre ce qui vous correspond, en laissant de côté ce avec quoi vous n'êtes pas à l'aise. Dans tous les cas, une bonne remise en question ne fait jamais de mal. Cordialement, JMF

> Répondre

George

03/02/2015

à 16:17

Alexandre...bravo, vous avez tout dit!

> Répondre

alexandreLT

03/02/2015

à 09:54

bonjour
comment pouvez vous rédiger des articles pareils, des "conseils" pareils !!!
déjà utiliser en début de texte le terme "name dropping", qui fait plutôt référence à des références en nombre, pour terminer avec un très péremptoire "PAS PLUS DE DEUX NOMS ... " dans l'encadré final, c'est particulièrement curieux.

Vous "conseillez" de ne citez les grands pontes ... uniquement si on les connapitre vraiment. Merci du conseil ! Sans vous j'allais évoquer en entretien tous les patrons du CAC 40. Vous m'avez sauvé d'un bel embarras...

Et vous imaginez vraiment que des candidats qui ont dans leur carnet d'adresse les coordonnées de "grands pontes du monde des affaires"

Vous "conseillez" de ne pas citer... les références ! Curieux non ? sinon particulièrement sot ! Les références ne seraient elles pas JUSTEMENT là pour étayer un entretien ???

Ensuite vous "conseillez" d'éviter de donner des noms d'hommes politiques. Heureusement que vous me le dites, sans vous, j'aurais surement amené la conversation de l'entretien sur les prochaines élections...
Et je sui heureux d'apprendre que " les gens ont tendance à se resserrer et plus s’entraider par famille politique". Merci à la consultante qui vous a délivré cette information...

Enfin vous "conseillez" de "conceptualiser", si on évoque une personnalité de la société civile. Effectivement c'est quand même mieux, quand on veut évoquer un exemple, qu'il soit un peu en rapport avec ce qu'on veut illustrer. C'est vrai. Merci pour le conseil.

Avez-vous pris le temps de lire ce que vous écrivez ? Ou est l'information dans votre texte ?

Vous prenez vos "lecteurs" pour des ânes. C'est un peu dommage. Les personnes qui viennent sur CADREMPLOI ont peut être besoin - envie de conseils un peu plus intéressants, vous ne pensez pas ?

Je veux bien que vous me répondiez. Vous pouvez m'appeler
Cordialement
Alexandre LT 06 37 68 30 72

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