Entretien : les attitudes à proscrire

Publié le 16 juin 2010 Flore Ozanne

Pour ne pas se faire griller d'entrée de jeu par les recruteurs, voici quelques gaffes à surtout éviter.

Parler de ses différents projets, d'autres pistes

Évoquer des projets professionnels différents, de nombreuses pistes de recherche en cours... insinue que cette opportunité-là n'est pas première. Si cela peut être vrai, cela sème aussi le doute dans l'esprit du recruteur, qui va penser représenter une proposition parmi plusieurs aux yeux du candidat. Il pourra légitimement douter de sa motivation.

 

Ne s'intéresser qu'aux conditions proposées

Si les questions posées par le candidat ne portent que sur le salaire ou les conditions proposées, le recruteur pensera que celui-ci a un intérêt faible pour la mission qui lui sera confiée, et qu'il est dans une démarche où il cherche le mieux-disant.

 

TÉMOIGNAGE

Lors d'un premier entretien, un candidat revient à plusieurs reprises sur les conditions salariales. Étant entendu que celles proposées correspondent à la fourchette qu'il a définie au préalable, les questions répétées sur des modalités considérées comme pratiques sèment le doute sur sa motivation dans l'esprit du recruteur : ce dernier pensera que le candidat veut se servir de cette opportunité pour faire surenchérir une autre piste.

 

Manquer de dynamisme, être en retrait dans l'échange

Ne pas poser de questions, être mou et ne pas avoir de répondant, rester physiquement en retrait, répondre par des réponses fermées (oui/non) sans relancer l'échange : ce genre d'attitudes risque d'être interprété comme le signe d'une faible motivation.

 

Exprimer trop de doutes ou d'interrogations sur le potentiel de l'entreprise

Le candidat gagne à éviter les formulations négatives, sceptiques ou exprimant des doutes lorsqu'il pose des questions à son futur employeur. L'un et l'autre doivent a priori se faire confiance et croire au potentiel tant de l'entreprise que du candidat.

 

TÉMOIGNAGE

Thomas, associé cofondateur d'une société de services et d'audit informatiques, reçoit un candidat pour un poste de consultant avant- vente : « Ce candidat de grande qualité m'a questionné à plusieurs reprises avec une certaine méfiance ("Comment comptez-vous vous y prendre ? Pensez-vous pouvoir concurrencer les gros acteurs du marché déjà installés ? Pensez-vous vraiment que vos objectifs sont atteignables ?"). Nous avons besoin de candidats qui croient en notre projet, pas de candidats qui doutent ou que l'on doit convaincre ! »

 

Ne parler que de la prochaine étape de sa vie professionnelle

Évoquer à plusieurs reprises l'étape suivante de son parcours professionnel est assez mal perçu car cela signifie que le candidat est finalement assez peu intéressé par le poste en question, mais plutôt par le tremplin qu'il représentera pour lui.

 

 

Flore Ozanne
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