Mener un "entretien d'information"

Publié le 1 janvier 2004 Sylvia Di Pasquale

Cette entreprise a tout de la PME dynamique et innovante. Vue de l'extérieur... Mais qu'en est-il réellement ? Fait-elle une place aux jeunes diplômés ? Votre profil de spécialiste a-t-il une chance de l'intéresser ? Pour avoir une réponse à toutes ses questions le mieux est de se renseigner auprès de l'entreprise.
  1. Cibler son interlocuteur
  2. Entrer en contact avec son interlocuteur
  3. Prendre des contacts

Appeler directement le DRH, lui poser toutes les questions et proposer votre candidature serait une solution rêvée. Sauf que ce professionnel n'est pas forcément un ami d'enfance et qu'il a d'autres occupations que d'attendre sagement votre coup de fil.
Alors, il va falloir mener l'enquête, oublier sa timidité, affronter les multiples barrages et reconstituer le puzzle de l'entreprise et du poste convoité grâce à plusieurs interlocuteurs. Bref mener ce qu'on appelle des « entretiens d'information » auprès de l'entreprise qui vous intéresse. Mais aussi compléter votre enquête dans les autres entreprises concurrentes ou encore auprès de professionnels qui occupent le même type de fonctions dans un tout autre secteur afin de glaner le maximum d'informations techniques.

Cibler son interlocuteur

Avant de les appeler, il convient de bien les cibler. Inutile de tomber sur ce chef de projet marketing pour lui extorquer des renseignements sur le poste d'ingénieur R&D. Chaque professionnel saura surtout vous parler de son propre métier et de la manière de le pratiquer dans son entreprise. Des compétences nécessaires, à la motivation indispensable en passant par les difficultés rencontrées, il peut, si vous vous y prenez habilement, vous livrer des renseignements qui valent de l'or pour bien aborder un entretien de recrutement.

Entrer en contact avec son interlocuteur

Après avoir ciblé son interlocuteur, le plus difficile reste à faire. Pour entrer en contact avec lui, à défaut de disposer de sa ligne directe, il faut en passer par le standard. Si vous ne connaissez pas son nom, demandez que l'on vous épèle le nom du cadre visé en expliquant que vous souhaitez lui envoyer un courrier. Rappelez et à vous les joies d'un sport trop méconnu : le franchissement de barrage. Inutile de mentir. Il faut s'armer de patience et de douceur. Expliquez qui vous êtes, attendrissez la standardiste ou l'assistante pour qu'elle devienne votre alliée. Si elle refuse de vous le passer (elle a des ordres) demandez quel est le meilleur moment pour le joindre et rappelez. Au bout d'un nombre indéterminé de coups de fils, le miracle a de bonnes chances de se produire : vous avez votre interlocuteur en ligne. Présentez-vous rapidement en expliquant le but de votre appel. Mais surtout ne quémandez pas un poste : vous souhaitez connaître l'avis du professionnel que vous interrogez sur l'évolution du métier que vous exercez tous les deux. Vous êtes entre gens de même corporation, ce qui devrait provoquer un début de connivence. Et puis, vous aurez pris soin de préparer quatre ou cinq questions précises, histoire de ne pas lasser votre interlocuteur avec des questions trop ouvertes.

Prendre des contacts

Évidemment, une bonne enquête ne saurait être bouclée avec un seul « interrogatoire ». Alors, avant de quitter votre correspondant, demandez-lui s'il a en tête d'autres personnes qui pourraient vous répondre de manière aussi professionnelle et aimable que lui. C'est une bonne façon de le flatter et de commencer à vous faire un petit réseau au sein de cette entreprise. Et il se pourrait qu'un de ces jours, les personnes que vous interrogez deviennent des collègues de travail.

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

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