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Témoignage : "J’ai osé l’ouvrir en entretien d’embauche !"

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I., candidate

I., diplômée et motivée, vient pourtant de refuser un job… très bien payé. Son message : candidats, ouvrez-là... pour ne pas devenir une erreur de recrutement de plus !

I*, 28 ans, nous a contacté spontanément pour témoigner de sa dernière expérience en entretien de recrutement. Elle espère que son analyse fera réagir les candidats qui, en ces temps difficiles, peuvent être incités à accepter des emplois – ou des conditions de travail – les éloignant de leurs objectifs.

Vous aussi, vous souhaitez partager vos expériences sur des sujets divers (recherche d'emploi, négociation salariale, expatriation, bons plans et bonnes pratiques...) avec les lecteurs de Cadremploi ? Ecrivez à mrelinger@figarocms.fr en précisant dans l'objet de votre mail : "Témoignage"

*A la demande du témoin, le prénom a été changé.

" Le jour J, quand j’entre dans le bureau du recruteur, l’ambiance est vite posée. Le recruteur, qui a reçu ma candidature spontanée et cherche justement à étoffer son équipe, me demande quelques instants pour terminer un mail. Je m’assois face à lui ; son bureau est encombré de dossiers et de mémos volants. Pas le choix, je pose ma pochette sur mes genoux (elle tombera à deux reprises durant l’entretien). Il y a pourtant une autre table - débarrassée - dans la pièce, mais bon… Notre échange commence avec un café et un jus de fruit : les deux pour lui, puisque rien ne m’est proposé. Je suis traitée comme une subalterne et j’en déduis que la barrière hiérarchique doit être forte au sein de l’entreprise. Ça me met la puce à l’oreille.

Un climat délétère

Le recruteur commence… par présenter son parcours au sein de l’institution. Il est arrivé dans un contexte tendu, sur fond de guerres intestines. Je le remercie pour son honnêteté, utile pour comprendre les enjeux et les rapports de force dans l’entreprise. Il poursuit. Face à ces tensions, il a adopté des mesures fortes : « Les nouvelles méthodes de management que j’ai instaurées passent mal. » J’ose mettre les pieds dans le plat, en lui demandant : « Pour quelle raison, à votre avis ? ». Il a, dit-il, « voulu les remettre au travail ».

Bref, le recruteur dévoile volontairement un climat social délétère, dans une structure visiblement plombée par le clanisme et la stagnation. Ce qu’il faut comprendre ? Que le « candidat adéquat » devra posséder de fortes qualités relationnelles pour s’intégrer auprès d’une équipe moins motivée et moins dynamique que lui. Des différences générationnelles marquées sont à prévoir. Il faudra sans doute se montrer adaptable, nouer des liens avec des personnes dont je ne partagerai pas les préoccupations quotidiennes (garde des petits enfants, prévision retraite… ?). Je me sens mal…

Je demande des précisions sur le poste

Je n’ai encore reçu aucune info sur le poste à pourvoir… J’aborde le sujet en demandant pourquoi aucune offre d’emploi n’a été publiée. J’apprends que c’est parce que l’emploi est actuellement pourvu par une personne dont la période d’essai ne sera pas renouvelée. Le recruteur en est à sa 3e tentative sur le même poste mais personne n’est à la hauteur. Là, il opère un revirement et cherche à me rassurer : « votre travail se cantonnera à » ; « il se limitera à » ; « il consistera juste à… ». Je m’inquiète : visiblement, je suis surqualifiée pour le poste, qui ne correspond pas aux missions pour lesquelles j’ai envoyé une candidature spontanée.

On me propose un salaire de ouf…

À l’issue de cet échange surréaliste, il me propose le poste. Le hic, c’est que le salaire est extrêmement tentant. Au point de me faire hésiter. Je me force à mettre en parallèle mes aspirations et l’offre en toute honnêteté. Je veux investir dans l’entreprise ma personnalité, mon énergie et mon temps. Mais j’ai besoin de nouer une relation de confiance avec un supérieur qui me regarde dans les yeux et m’accorde de l’attention aux moments clés de la vie professionnelle. Je conçois mon emploi comme un projet à long terme. L’appât du gain est puissant, j’ai besoin du job, mais j’écoute les signaux d’alerte et je refuse.

Conclusion : candidats, ouvrez là !

Aujourd’hui, je ne suis plus la même « candidate ». Je n’avais jamais eu à réfléchir à l’entretien d’embauche en ces termes, mais je sais qu’à l’avenir je poserai aux recruteurs toutes les questions nécessaires – même les questions sensibles – pour savoir où je vais mettre les pieds. Après tout, l’entretien d’embauche est l’unique temps où déceler les affinités managériales. Après, il est trop tard ! Avec des conséquences majeures : stress ou démotivation, non-renouvellement de la période d’essai ou démission, puis une expérience sur le CV difficile à valoriser, voire le « trou dans le CV » tant redouté. J’espère que mon expérience pourra faire réagir d’autres candidats. Car la conclusion concerne tout le monde : en tant que candidat, on a le droit et même le devoir de parler ! Il ne faut pas quitter l’entretien d’embauche si on a des questions, si on ne cerne pas exactement le profil du poste et son environnement. Ni écouter ceux qui disent qu’en temps de crise on ne peut pas refuser un poste, surtout s’il est bien payé. Notre avenir professionnel est en jeu, justement. Et je ne deviendrai pas une « erreur de recrutement » de plus."

I., candidate © Cadremploi.fr

56

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Marie

11/01/2018

à 10:54

Il serait illusoire de penser que tous vont avoir un job de rêve. Certains postes peuvent être des job tremplins.

Rien dans cet entretien ne justifie un refus de prendre le poste.La période d'essai seule pouvait faire la différence.Je n'ai pas accepté le poste parce que j'ai pensé que...c'est comme penser que l'autre pense que..alors qu'il n'en est rien.

Je ressens surtout son angoisse de ne pouvoir progresser et être écoutée dans une structure et un égo surdimensionné (café et jus de fruit n'ont pas été proposé à X).

Cela dit, beaucoup démarrent ainsi et vont ensuite aller offrir leurs services ailleurs. Il sera toujours plus facile de justifier un poste pris en dessous de ses compétences que de justifier une longue période de chômage.

En résumé! On travaille d'abord et on obtient ou non la reconnaissance du fruit de son travail ensuite. C'est le monde du travail et celui qui n'a pas compris cela risque fort de rester en marge de la société.

Il faut pouvoir s'adapter et faire des concessions parfois pour gagner sa vie.

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DonDiego

26/10/2018

à 16:22

Ben non Marie, je ne suis pas d'accord. Ou bien, je ne suis PLUS d'accord!
J'ai eu pris un poste (pas pour le salaire) parce que le sujet m'intéressait, en occultant sciemment les signaux d'alerte du futur manager dont l'égo et le manque de confiance en soi en faisaient un tyran. Résultat: après un an de réunions stériles, de postures, de discussions de sourds, le contrat a été rompu.
Aujourd'hui, je n'ai plus ce problème. Je suis à mon compte mais je peux vous garantir une chose: je teste lourdement la motivation de mon futur client à se faire conseiller pour éviter mauvaise surprise ou faire valoir.

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Ecoutetoi

23/03/2018

à 10:54

Ce que vous dites a sa vérité. Mais il est notoire qu’entre un futur salarié et l’employeur il y a une disproportion de forces, le salariat connaît de plus en plus le harcèlement, les mauvais traitements eu égard au fait que l’employé est là pour produire, que la pression est une règle, et que parfois on se lasse d’intégrer des sociétés ou l’on nous traite comme un outil, pour pas dire une marchandise, et dans ce cas on a pas envie de mettre les pieds dans une entreprise pleine de problèmes constatant un fait de dégradation des relations de travail

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Lo

13/03/2018

à 08:00

Vouloir progresser dans une société c'est, je pense, la base..souhaiter être entendu et travailler dans une ambiance agréable permet de sentir bien et de pérenniser son emploi. Pouvoir apporter ses compétences et faire progresser la boîte c'est le but non ? On ne nous embauche pas pour faire du social mais pour nos compétences... Quoi de plus normal que de vouloir pouvoir les mettre en application ? Et cela n'a rien à voir avec l'ego...il faudrait au contraire arrêter de se dévaloriser !

Quant à enchaîner les périodes d'essai ce n'est pas plus valorisant sur un C.V qu'une période de chômage.

Concernant votre résumé peut être qu'en arrêtant de se "solder" et en étant investi, les entreprises (certaines du moins) gagneraient en crédibilité et compétitivité. Mais ça... Le monde évolue, c'est en arrêtant d'être des moutons et d'avoir peur que nous pourrons changer certaines choses

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MarieR

24/02/2018

à 14:20

Bonjour Marie,

Après avoir lu l'article de I. je me dis qu'elle a bien de la chance d'avoir possibilité d'être embauchée. Je vous rejoins dans le fait que les périodes de chômage n'apporte rien sinon que des mauvaises choses (moral et perte d'activité, de connaissances). Et comme vous le dites très justement, c'est toujours plus facile de justifier des périodes actives qui ne correspondent pas à nos compétences.

Néanmoins, il n'est pas vrai que l'on a la reconnaissance de son travail. Depuis 17 ans je travaille en CDD. Je fais des remplacements, j'assure des appuis, des jointures entres ceux qui s'en vont et ceux qui partent. Tout cela avec des évaluations ++++. Mais l'occasion d'un CDI ne s'est jamais présentée. Mes missions, plus ou moins longues, semblent interroger les recruteurs et leurs laissent penser que je sais tout faire mais qu'en fait je ne sais rien. Je suis celle qu'on vient et revient chercher parce qu'on me connais déjà ou par relation. Je suis bonne pour boucher les trous. Alors ? Vous expliquez ça comment ? Je viens de passer trois entretiens en une semaine. Je me suis pris trois râteaux. Je pleure en écrivant ce message. Je n'en peux plus.

Voilà. C'est juste le témoignage d'une non cadre mais qui connait son métier par cœur, et bien plus encore.

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Marie

27/02/2018

à 13:21

MarieR

Bonjour Marie,

17 ans de CDD...va certainement faire peur à un employeur. IL s'agit d'une situation extrême. Je pense aussi et sans jugement aucun que vous n'avez su sortir de votre zone de confort et avez préféré rester "accrochée" à vos cdd.

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Carole

18/02/2018

à 17:46

Mes parents auraient répondu de même, à savoir que leur conception n’est plus et tant mieux. Je soutiens ma génération et la suivante qui s’abstient de toute morale et travaille à mettre en place une longue et penible période de restructuration de notre mode de vie en travaillant à réduire la surconsommation, gaspillage et la pollution à outrance. Alors bravo à ceux et celles qui osent dire non à la médiocrité et au profit pour mieux dire oui à la construction de solides et durables fondations.

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mick ael mil lie

23/09/2017

à 01:36

ça peut pas être france, bon salaire et france dans la meme phrase, à moin de sortir d'une école prestigieuse.

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Darli

26/07/2017

à 06:44

Un entretien déniché par une agence d'intérim qui a dû racler les fonds de tiroirs étant donné qu'ils ont mis presque un an pour me proposer quelque chose, comme si j'avais attendu tout ce temps après eux !

Un entretien pour un poste de téléconseiller : rendez-vous à 8h00, je patiente avec 3 autres personnes, un autre viendra en retard et un autre ne viendra pas, ils attendaient 8 personnes au total, des entretiens groupés donc, la productivité est à l'heure.
Ce qui n'est pas tout à fait le cas de la personne qui reçoit : 15 minutes de retard, et pour ne pas perdre plus de temps elle ne prend pas la peine de bien prononcer mon nom et y rajoute des lettres et en oublis, tout ça bien sûr sans mon consentement ! j'ai l'habitude... enfin, pas toujours !

Tout de suite c'est l'immersion, des écouteurs fixés sur les oreilles et je découvre le métier de téléconseiller... franchement ? certains travails en usine poussent à déposer sa cervelle au vestiaire, eh bien là c'est son âme qu'il faut déposer, car si vous pouvez souhaiter des condoléances tout en sirotant un café, alors vous êtes disposé à faire ce travail.
Une centaine de clients par jour, avec quasiment les mêmes questions et les mêmes réponses... je crois que je préfère encore l'usine.

10h30, l'entretien : elle me demande ce que je pense du job, je ne termine pas ma phrase que son téléphone sonne, aussitôt je m'autocensure !
Après 3 vraies minutes, elle raccroche et se met à envoyer un mail : 2 vraies minutes supplémentaires, que voulez-vous, il y a des mails qui refusent de partir ! Une fois le mail envoyé elle écorche à nouveau mon nom, bon, je serre les dents, passons,
Contrarié du manque évident de respect dont elle a fait preuve, je cherchais un peu mes mots puisque la description du métier que j'avais fait ne lui suffisait pas, elle m'a dit "c'est moi qui vous impressionne monsieur...?"
Ce qui m'a réellement impressionné c'est sa performance à écorcher mon nom autant de fois en aussi peu de temps, ce qui porte à 3 écorchements en moins de 5 minutes !

Assez, Je me suis levé : "Vous prenez même pas le temps de bien lire mon nom" et je suis parti, mais du haut de ses hauts talons, la secrétaire améliorée a couru derrière moi pour me dire au revoir et me serrer la main, peut-être lui aurais-je tendu la main si elle n'avait pas une fois de plus écorché mon nom, et de 4 !

Pas de regrets, je l'ai échappé belle, j'aurais pu travailler avec cette personne !

Aparté : rares sont les personnes qui ont correctement prononcé mon nom et/ou mon prénom, hors, ils ne contiennent pas de piège, ils n'y contiennent aucune consonance russe, suédoise ou arabe.
Je constate que la personne qui ne prends pas le temps de les lire et de bien les prononcer me manque d'une certaine façon de respect, surtout celles et ceux qui grimacent à l'écoute de mon nom et qui s'engagent dans une prononciation hasardeuse.
Vous n'êtes pas sûr ? contentez-vous d'un Monsieur ou ayez la délicatesse et la présence d'esprit de demander comment se prononce le nom de la personne que vous avez en face de vous, ou au pire demandez-lui de l'épeler.
Bien sûr, je ne manque pas de féliciter les personnes qui me font honneur et qui prennent soin de mon patronyme !

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Caro60

13/04/2017

à 16:28

Le monde du travail n'est pas facile en tout cas et s'est dégradé ces dernières années. Ce qui compte pour un patron, c'est nous exploiter au maximum pour plus de rentabilité et nous jeter comme des veilles chaussettes quand il n'a plus besoin nous. Entre intérim, cdd et promesse de cdi, on peut rêver. Alors réfléchisser bien pour les élections, car si macron ou fillon passe, on signe notre mort sociale : plus aucun droit, 39 h/semaines, marche ou crève, enfin toutes les techniques utilisées pour appauvrir davantage les ouvriers et les salariés, les cadres aussi maintenant. Et oui, tout le monde y passe. Je ne suis ni de gauche, ni d'extrême gauche et encore moins de droite.... Je nous souhaite du courage à nous tous en recherche d'emploi...

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Kawaii

31/05/2017

à 15:50

Oui voilà les gens ont fait le bon choix (c'est ironique)

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Rebelle du travail

03/03/2017

à 19:11

D'habitude, je suis plutôt "rebelle", du genre à l'ouvrir en entretien, à ne plus me laisser faire (oui car par le passé j'ai déjà accepté de faire le larbin comme pas possible), seulement La je ne vois pas où est le problème? je crois que i. a un idéal trop élevé. Faut redescendre sur terre. Les jobs de rêve, ça ne court pas les rues et Quand les gens les trouvent, ils les gardent!

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Juju

04/03/2017

à 15:35

Selon vous il faudrait TOUT accepter juste parce que c'est soit-disant la crise ?..

Le problème est qu'un manager qui dit clairement qu'il impose ses méthodes INEFFICACES et qu'il n'arrive pas à garder un salarié c'est inacceptable !

J'en ai fait les frais, je suis parti au bout d'un mois et demi ... Ma remplaçante aura tenu deux semaines de plus que moi. J'aurai été la troisième personne à partir en moins de 6 mois.

Vous pensez toujours que c'est un idéal ?...

Une entreprise qui n'arrive pas à garder ses salariés DOIT se remettre en question ! Quel que soit son domaine !

Qui plus est vous vous contredisez ! Vous êtes du genre rebelle en entretien, et là vous dites qu'elle aurait dû se soumettre ??

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Mazeau

26/01/2017

à 07:14

On est bien d'accord. Déceler les abus , en effet jai fait des études il y'a plusieurs type de management et d'un point de vue personnels ce n'est que mon avis je suis tres jeune jen ne veux pas paraître offossante mais le management participatifs me semble être une solution alternative . Apres avec plus de temps et d'expérience dans une entreprise je pourrais surement m'avancer d'avantage sur le sujet et quand j'aurais vraiment une entière connaissance des lois du funeraire comme on me l'a bien fait compris à mon dernier établissement de formation mais pas de souci j'accepte les critiques l'important pour moi etait justement d'etres diplômée et ceux de manière rapide . Mais à croire que ça devient presque bizard d'avoir encore des valeurs morales dans le monde actuelle en vue du contexte socio économique. Cordilamement

> Répondre

Myriame du cerep

15/11/2016

à 21:22

Par contre je n'est pas comprit la question qu'elle est votre prestation salarial? J'ai répondu au smic pour un poste d'agent d'accueil. Qu'est-ce que je dois répondre si c'était pour un poste d'assistant rh? Merci.

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Sylvain

12/11/2016

à 09:54

Moi le recruteur ma poser une question piège.

Vous etes plutot string ou caleçon?

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Lauren

22/12/2016

à 02:23

J'ai eu la même question lors d'un entretien en cabinet de recrutement. je lui ai retourné direct la question "et vous?"
L'arroseur arrosé. Il a été gêné et est passé à une autre question.

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LogH12

09/12/2016

à 15:11

Tu peux lui répondre en disant qu '' je suis un peu des deux cela dépend du temps '' ;)

> Répondre

Alexou

16/04/2016

à 14:24

Témoignage intéressant. J'ai connu quelque chose de similaire dans une grande entreprise de voyage, malheureusement je me suis rendu compte du problème qu'une fois en poste et non à l'entretien. La responsable paraissait au premier abord assez sympathique et digne de confiance, sauf qu'elle ne connaissait pas les postes sous sa direction et m'a vendu le poste tel qu'elle l'imaginait et non tel qu'il était réellement. Pas de bol, ce poste imaginaire correspondait bien à mon profil et malgré le salaire sans plus, le fait que ce soit un CDD sans possibilité d'embauche et le temps de trajet important j'ai accepté. C'est au fur et à mesure des jours que je me suis rendu compte que le poste avait peu à voir avec l'offre et ce dont on avait parlé en entretien. Ce sont rajoutés des problèmes d'ambiance entre collègues (j'étais le seul gars) nourrit par le management par la peur entretenu par cette responsable (allant jusqu'au harcèlement moral, insultant et réprimandant en plein milieu de l'open space, j'ai appris juste avant de partir qu'elle avait plusieurs dossiers contre elle aux RH). Je suis parti d'un commun accord à la fin de ma période d'essai (après avoir eu un entretien remplit de mauvaise foi avec elle), même si j'ai longuement hésité (après des mois de chômage j'étais content d'avoir retrouvé quelque chose !). Finalement, je regrette rien. Je plains juste les gens travaillant dans ce service et me demande comment une telle personne peut devenir responsable vu ses qualités managériales (et au delà de ça, sa personnalité).

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DDey18

26/02/2016

à 08:01

Merci pour ton témoignage! Il m'est sincèrement d'une grande aide car j'ai eu un peu la même situation récemment...

J'ai eu deux entretiens pour une entreprise et après le second entretien ils m'ont fait une proposition...
Seuls "hic" : le poste ne me plaisait pas plus que cela, mon ressenti vis à vis de l'entreprise n'était pas bon, le salaire proposé ne me convenait pas du tout ET j'ai eu un retour pas très positif de cette entreprise par un ami ancien recruteur de la région qui m'a expliqué que pour lui "c'est une entreprise en perte de vitesse".

Bref... tout les signaux n'étaient pas bon, j'ai consulté mes proches pour avoir leur avis et j'ai eu (à ma surprise) plus de réponses qui me disaient "si tu ne le sens pas n'y vas pas" que "oh mais tout de même c'est un CDI tente la période d'essai ne fait pas la fine bouche vu la période". J'ai donc refusé le poste, sachant que j'ai d'autres opportunités en vues...

On verra si mon choix paye! Je l'espère en tout cas! =)

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librepenseur

06/11/2015

à 09:00

et une chance d'être sous antidépresseurs !

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librepenseur

06/11/2015

à 08:53

Je suis totalement d'accord. j'ai commis, plus jeune, l'erreur d'accepter des postes où très vite un malaise chronique s'est installé. En panique, j'avais besoin de retravailler mais quelques semaines plus tard, retour à la case départ... C'est une erreur très grave que de dire "en tant de crise, il faut accepter n'importe quoi", ce "n'importe quoi" coûte cher à la société et aggrave la crise. Un travail engage votre vie et a ds répercussion sur votre santé et votre entourage. Les patrons peuvent refuser des candidats, on doit pouvoir faire de même au nom de la cohérence, les demandeurs d'emplois doivent pouvoir choisir ce qui correspond à leur choix de vie et leurs orientations et pas jouer à la roulette russe pour désengorger les statistiques du chômage.

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Berni

21/02/2016

à 11:09

Complètement d'accord. Je viens d'accepter un poste en RP, loin de chez moi (Montpellier) et de ma famille. Je m'isole, j'ai investi dans mon déménagement (frais d'agence, mobilier...). Certes, un contexte particulier (séparation et enfant qui me rejoint bientôt en RP), mais ça n'est pas mon choix de vie. J'étais sans emploi. J'aurais souhaité trouver un job dans mon sud où j'ai plus que des racines. Quitte à rogner sur le salaire. Mais très difficile, trop difficile et je n'ai pas trouvé malgré mes compétences. Mon nom ne doit pas aider... Aujourd'hui j'en souffre. Conclusion: s'écouter et rester fidèle à soi-même, à ce qu'on est et à ses propres besoins.

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No name

03/03/2017

à 19:16

Tu vas le regretter. Crois moi! J'espère que tu trouveras vite un poste dans le sud!

> Répondre

Nona

01/04/2015

à 19:55

Bonsoir,

Pourriez - vous m'aider à rédiger une lettre que je compte envoyer á mon proviseur pour savoir si j'aurai la possibilité de garder mon poste d'enseignement l'annee prochaine


En vous remerciant

> Répondre

celmi

08/10/2014

à 19:41

Bravo pour votre témoignage, je partage entièrement votre avis.

Personnellement j'ai eu la même attitude non pas en entretien mais juste après avoir reçu mon contrat de travail parce qu'il était très restrictif : une clause de non concurrence de 3 ans pour laquelle je ne pouvais plus du tout travailler dans le domaine pour lequel je m'étais reconvertie, un statut cadre mais sans véritable autonomie et avec un salaire de misère, la possibilité de faire le ménage, etc...

Enfin bref, j'ai dressé tous les points qui m'ont interpellés et j'ai organisé un entretien avec mon interlocuteur, le Directeur de la société, alors que j'étais sensée commencer le lendemain. J'ai posé des questions, argumenté point par point ce qui me semblait illogique, aberrant et j’ai même posé mes conditions mais je n'ai pas vraiment eu de retour de sa part. En effet, il prenait des notes mais sans établir un véritable échange, je n’avais vraiment pas l’impression d’être face à un chef d’entreprise et en quelque sorte c’était moi qui lui donnais la marche à suivre…. complètement irréel. Quand je suis sortie du rendez-vous, je me suis dit que je ne voulais pas travailler pour lui, je ne le sentais pas, je marche pas mal au ressenti. Lorsque qu'on commence un travail, il faut établir un climat de confiance et au lieu de cela j'étais plutôt sur la réserve.

Quoiqu’il en soit quand le directeur m'a rappelé, je lui ai dit que je ne souhaitais plus poursuivre et de son coté il avait la même opinion car il pensait que je n’étais pas motivée (je n’aurai pas fait cette démarche si je ne l’étais pas…). Enfin bref, je ne regrette en rien ma décision, je crois que je ne me serai vraiment pas plus dans cette société. Il me semble qu’il est important d'écouter les signes et les alertes. Comment entretenir une collaboration avec une personne avec laquelle on ne « s'entend » pas vraiment ?
J’ai bien fait puisque je suis sur le point de signer un autre contrat de travail dans un domaine qui m'intéresse beaucoup plus et avec un salaire beaucoup plus intéressant.

> Répondre

JustMoi

04/10/2014

à 18:22

Étant une "erreur de recrutement" supplémentaire, je ne peux que te remercier de ton témoignage.
Ayant eu peur de l'ouvrir en entretien comme tu dis si bien, je suis arrivée sur un job qui m'a fait démissionner puis partir en Black Out au bout de 3 mois.
Six mois après, je m'en suis enfin remise.
Et la conséquence est le trou sur le CV et l'expérience difficile à valoriser.
A l'heure actuelle, je peine à trouver un emploi, bien qu'ayant un beau parcours avant cette fameuse erreur de recrutement.
J'ai peur de ne jamais retrouver malheureusement. Et ma chance ne m'est pas laissée en entretien dès que j'aborde ma fameuse expérience de 3 mois.
Comme je regrette d'avoir signé.

> Répondre

Priscilla

21/06/2014

à 09:30

Merci Ingrid pour ce témoignage, que ça fait du bien!
Je suis du genre à l'ouvrir, et surtout comme tu dis, et comme il est controversé, à refuser un poste si celui-ci ne correspond pas à mes objectifs professionnels, même en temps de crise...!
Combien de fois des recruteurs m'ont dit très clairement que l'on ne pouvait pas se permettre cette attitude.
A la recherche d'un CDI j'espère trouver très rapidement et si rien ne se présente, peut-être me lancer et être mon propre patron.

> Répondre

Teami

17/06/2014

à 15:13

Personellement j'étais toujours surprit par la culture de "la fermer en entretiens" en France - je suis d'origine allemand.

Un entretien a toujours été pour moi non seulement l'occasion pour les dirigants de mon éventuel futur employeur d'évaluer si je pourrais avoir ma place chez eux - mais ca a toujours été l'occasion pour moi de regarder au delà l'offre d'embauche sur un Site ou dans un journal pour découvrir si je voulais travailler dans cette entreprise.

Ca m'est arrivé de répondre, après le troisième entretiens pour un même poste, à la question s'il y avait encore des choses que moi je voulais voir : "Oui ... j'aimerais avoir un quatrième entretien avec un de mes éventuels futur collègue sans la prèsence de la direction"

En France cette attitude n'a pas toujours ouvert des portes mais je ne la regrette pas et invite tous le monde de toujours garder en tête: OUI, vous cherchez un travail et c'est important car c'est une étappe de votre carrière et (ne nous voilons pas la face) ca paye les factures. MAIS l'employeur lui il cherche un employé, qui doit être efficace chose qu'il n'est que s'il est bien dans sa peau. L'employeur a besoin de quelqu'un qui se sentira bien dans l'entreprise et non pas seulement quelqu'un qui va augmenter les effectifs et qui sera brulé après quelques mois. Donc c'est donnant donnant et c'est à vous aussi d'en prendre votre part de résponsabilité de vous assurer que vous voulez vraiment avoir ce poste ... à vous de poser des questions et peut-être même de poser vos conditions.

> Répondre

JCIMA

27/05/2014

à 13:10

Bonjour à tous

J'ai vécu cela il y a 10 ans.
Si vous avez des factures à payer et une famille à nourrir il ne faut pas faire la fine bouche.
Par contre
2 grosses cylindrées sur le parking et 40 poubelles,
Les gens qui rasent les murs pendant que vous attendez votre entretien.
Un "futur employeur" qui vous fait trop attendre sans un mot d'excuse, vous reçoit comme le dernier des fournisseurs...
Lors de la visite des lieus observez le regard des gens déjà dans la place.
Souriants, épanouis..polis ou tristes, fuyants, méprisants...demain c'est ce que l'on lira sur votre visage.
J'ai également choisi un poste moins payé sans la voiture de fonction..ailleurs.

> Répondre

arobase01

25/05/2014

à 19:38

Effectivement un entretien surréaliste ... Vu l'état du responsable de recrutement cette entreprise est à fuir à toute jambe ... ;-)

> Répondre

MANU7681

16/05/2014

à 20:21

Il m'est déjà arrivé d'avoir envie de donner des claques à la personne qui était devant moi. Quand cette personne demande le boulot de vos parents et qu'il se met ensuite à dénigrer ce métier là, chez moi ça a du mal à passer.
Rien que ça, ça ne me donne pas envie de bosser dans cette boite là, qui est une grande entreprise française.

Le minimum que l'on peu espérer, c'est du respect.
S'il avait gratter plus profondément, il aurait pu voir que vu d'où je viens, je ne suis pas de ceux qui baissent les bras facilement. Mieux, c'est quand les situations deviennent très risquées que j'ai les meilleures performances.
Je ne pense visiblement pas être fait pour les grandes structures.
Les PME sont mon terrain de jeu.

Alors, accepter tout et n'importe quoi, même si c'est bien payé, non merci.
En revanche, me proposer un poste avec des évolutions de carrière, des formations, quelque chose qui puisse me permettre d'apprendre en permanence et de prendre de plus en plus de responsabilités, ça c'est ce que je recherche.
Je ne suis pas cadre, mais mon but est de le devenir.
Aux entreprises de proposer quelques chose qui va dans ce sens pour m'avoir chez eux.

S'il n'y a pas ça, alors autant rester là où je suis.
Ce n'est pas parfait, mais j'y ai la confiance du patron, et ça n'a pas de prix.
Et à mon avis, cette confiance va encore être renforcée dans peu de temps.
Les chiffres parlent d'eux mêmes. Quand les chefs de service ne gère qu'à court terme, les performances s'écroulent, alors que ceux qui misent sur la qualité du boulot voient leur CA augmenter en flèche. Devinez de quel côté je suis.

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ckha

02/05/2014

à 02:05

Et bien vous trouvez ça "intelligent" mais moi je trouve ça bizarre voir très très con.

Je suis rentrée en CDD dans mon ancienne boite (alors qu'on voulait me proposer un CDI) de 15 personnes.

Je suis rentrée en juin 2013 avec des commentaires négatifs de mes collègues et je suis partie définitivement en mars 2014.

Entre temps 11 personnes sont parties sur les 15. Horaires de malade, pas d'heures sup payées mais le travail de dernière minute doit être fait, travail les jours fériés, insultes du boss et pourtant j'ai eu une superbe expérience et j'ai appris beaucoup. Et si c'était à refaire je le re ferai et vu le groupe, sur le CV ça clignote et malgré ça j'ai aimé.

D'autres de mes collègues sont restés et malgré tout ça, ils adorent alors qu'au début le sentiment était plutôt négatif.

Qu'est ce que cela lui aurait coûter de faire au moins la période d'essai? Ça se trouve elle aurait adoré son job et serait rester. Je trouve cela bizarre d'avoir un avis déjà fait avant même d'avoir tester le job.

Si tous le monde refusait un job par rapport à ça il y en aurait beaucoup plus au chômage. Perso je ne trouve pas que ce soit courageux mais juste une chance qui est passée. Une chance d'apprendre, de se faire des relations...

Mieux vaut avoir des remords que des regrets.

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Gardin, Jehanne, Courge

31/01/2018

à 12:05

Tant mieux si vous avez aimé cette expérience, mais d'autres peuvent en sortir affaiblis, voire brisés. Si votre envie est de travailler dans une entreprise où l'ambiance est bonne (pour moi c'est primordial), ça ne sert à rien d'investir dans un poste que vous ne sentez pas (surtout maintenant où on peut aller à l'autre bout de la France ou à l'étranger). Vous demandez ce que coûte une période d'essai ? Un nouvel appartement (vous devrez en payer deux avec votre conjoint si vous n'êtes pas célibataire), un déménagement, des frais de transport les WE où vous souhaitez rejoindre votre famille, la solitude souvent pendant les premiers mois etc... Moi perso maintenant j'y réfléchis à deux fois avant de dire oui car ces périodes peuvent être compliquées, financièrement et au niveau de votre vie privée.

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Franco

04/04/2014

à 12:41

Il s'agit d'une candidate objective et réaliste. Les entretiens avec les jeunes, qui vont nous remplacer dans le monde du travail doivent faire preuve de maturité et professionnalisme de la part de la personne en place. La, ce n'est pas le cas! Espérons que cette candidate ne soit pas dégoutée de suite...
L'avenir appartient à nos jeunes et il faut les aider en s'adaptant à l'évolution des générations.

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danbo

11/10/2013

à 12:02

Bravo, pas lâche, intègre, si j'étais patron, elle viendrait bosser avec moi.

J'ai vécu ça avec des consultants et des patrons de boites qui avaient la particularité de ma mettre mal à l'aise (pleine face au soleil, 25 mètres entre nous, etc... j'ai aussi réagi de cette manière.
J'ai par une fois, chez T...pack, demandé au responsable DRH ce qu'il pensait de notre entretien, après la rencontre. Il n'a pas été fichu de donner son avis mais de donner celui du PDG. Je lui ai dit qu'il pouvait donner son avis, pas celui du PDG, et j'ai lourdement insisté. Rien n'y fit.
Je crois l'avoir traité de lâche et lui avoir dit qu'il n'était pas à sa place, avec le sourire.
Signe d'un dirigisme outrancié!

A une autre occasion, chez P...GRAM, j'ai été licencié pour motif de coût salarial levé, mais licenciement masqué (la boite est fermée aujourd'hui). La DRH, une femme très bien et très intelligente, Isabelle C. a donc eu une discussion avec moi pour les modalités du licenciement.
A la fin de son speech, je lui ai dit calmement qu'elle était trop intelligente pour accepter de ramper devant son patron et faire de la basse besogne, alors qu'au fond d'elle, il y avait un joyau dans ses actions.
J'ai quitté l'entreprise, et 2 mois après, elle n'y était plus!

Alors oui, montrez-vous, c'est votre capacité à NE PAS ETRE DES LARVES qui fera que l'entreprise peut et doit changer !
Le management par des malades ou des autoritaires à l'Ego démesuré ne doit pas rester sans antidote !
Le MANAGEMENT n'est pas la soumission, mais le partage des idées!

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Rainette

11/10/2013

à 11:26

Bonjour,


bravo à I. d'avoir osé se respecter.... même si son interlocuteur ne l'a pas respectée.
Ce sont 2 choses différentes, à bien y réfléchir : se respecter ET se faire respecter.

Je viens de terminer la lecture "Le livre noir des DRH"... Pas reluisant ce milieu, même très glauque !

Quel conseil donneriez-vous à un senior (moi en l'occurrence) en recherche d'emploi, qui s'entend dire ... l'âge, Madame, vous savez ... ?

Je souhaite me faire embaucher pour MES compétences professionnelles... et si l'interlocuteur recrute "pour de l'entre-soi", comment lui poser la question ? Fait-il la différence entre les deux ?

Merci pour la suite....

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Lancelot

05/09/2013

à 15:26

Bonsoir
Attitude courageuse et vous avez bien fait de ne pas y aller , l'argent ne doit pas être la seule motivation...

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Joseph

19/06/2013

à 23:03

excellent , et quelques commentaires de situations vécues nous rappellent dans quel monde il faut apprendre à vivre , heureusement de bonnes équipes existent aussi , et c'est la majorité , raison de plus de fuir ce genre de situation perverse .

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oups

19/06/2013

à 19:56

Comme dab en France, le fric c'est tabou; on annonce un salaire "de ouf" mais on reste évasif sur le montant...
A 28 ans, en France, un salaire de ouf, c'est 80K/an + voiture, téléphone international et home office. Mais c'est vrai que ça fait pas tout, malgré ça, au bout d'un an, je me suis barré pour monter ma boîte, mais j'ai quand même pris le blé :D

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droitdes'instruire

19/06/2013

à 19:32

C'est n'importe quoi de refuser un poste sur des intuitions c'est vraiment ridicule!

****Le temps passe il ne s’arrête pas.****

Si vous vous sentez capable d'assumer un poste qu'on vous propose avec un bon salaire, foncez!

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En réponse à droitdes'instruire

Jeune diplomee

03/03/2017

à 19:30

Dans mon premier job, j'avais des patrons horribles mais super ambiance avec mes collègues. Le job était relativement cool niveau horaires. J'ai appris beaucoup de choses et eu des responsabilités que je n'aurai pas eu ailleurs. J'étais à 15 Minutes de chez moi. Je rentrais manger le midi. Au final j'y suis restée 1 an. C'était pas si mal. donc je suis d'accord avec la personne qui dit de ne pas se baser sur des intuitions.

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kremlynx

19/06/2013

à 17:00

Oloffson auarit du faire pareil !

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bingo

19/06/2013

à 14:04

Prendre un poste, c'est comme se marier, ça peut se défaire alors en période de crise, on prend le poste et on continue à cherche arrière. Mieux vaut un tiens que 2 tu l'auras mais bref... chacun son point de vue.

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cmoi

18/06/2013

à 18:01

Bon réflexe...que j'aurais aimé avoir moi aussi il y a quelques mois.... lorsque j'ai passé un 1er entretien d'embauche avec le directeur associé de l'entreprise en question. La trentaine, énergique, apparence "fils de bonne famille".... Il arrive avec 1/2h de retard, sans s'excuser, me fait entrer dans son bureau. Le téléphone sonne, à ma grande surprise, il décroche, se connecte sur sa boîte mail et entame une discussion d'une vingtaine de minutes, avec envoi de mail à l'appui, son interlocuteur n'étant visiblement pas à la hauteur pour écrire lui-même ce mail...

L'entretien démarre, classique, avec déroulé rapide de mon parcours. Après m'avoir expliqué rapidement le poste, il me rabaisse littéralement, indiquant avec force de conviction que je ne suis pas faite pour le poste, que ce n'est pas ce que j'imagine, etc.

Je ne me démonte pas et le prends comme un test, contrant tous ses arguments un par un. A la fin, il me demande quand même de lui faire une nouvelle lettre de motivation manuscrite synthétisant l'entretien. Entretien qui a été interrompu environ 5 fois par des appels "hyper importants" et nécessitant bien sûr une réponse immédiate. Fin de l'entretien à 20h30....

Je ne serai pas retenue, faute d'habiter un peu trop loin....

5 mois plus tard, l'annonce pour le même poste paraît à nouveau. Je rappelle le trentenaire speed et accroc au téléphone, il accepte de me faire rencontrer le directeur opérationnel. M'étant rapproché du lieu de travail entre temps - pur hasard de ma recherche d'appart- je suis retenue pour le poste.

Bien mal m'en a pris. J'aurais dû détecter les signaux évidents.

Tout d'abord, ceux de l'absence totale de respect et de considération de la part de la direction. Ensuite, le turn over excessif qui règne sur ce lieu de travail....et qui continue étant donné que je ne continuerai pas après ma période d'essai, soit 6 mois de bons et loyaux services... avec des journées à rallonge payées une misère .... Mais d'après eux, ils connaissent la raison de ce turn over : tous les candidats recrutés sont mauvais. Dommage quand on est cabinet de recrutement et agence d'intérim.....

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dut

18/06/2013

à 09:36

SUITE et FIN à mon précédent mail : depuis ma mésaventure, j'ai retrouvé 3 postes différents et intéressants. L'histoire montre que celui où j'ai souffert a été mon pied à l'Etrier après 2 ans de chômage, et j'ai la chance d'avoir un tempérment à trouver le bon en toutes parts.

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dut

18/06/2013

à 09:31

Bravo pour votre choix et votre témoignage.
Directeur commercial, 48 ans, je viens de vivre votre expérience dans une multi nationale en perte de vitesse sous la coupe d'un DG pervers narcissique dépassé de 64 ans qui s'accroche à ses acquis. MAIS ai accepté le poste. J'ai tenu 8 mois sous un déluge de harcèlements quotidiens du type reproches, menaces, défis perdus d'avance, insultes auxquels j'ai mis fin par l'indifférence. Bref rien de constructif et une fin d'histoire écrite d'avance. J'ai appris tardivement que j'étais le 6ième à ce poste en 8 ans, que le 3ième avait sombré 4 ans avant à 45 ans dans une dépression si destructrice qu'il n'a jamais pu reprendre son métier. J'aurais pu le voir avant ...si j'avais ôsé poser les bonnes questions qui m'auraient fait louper ce poste que je recherchais depuis 2 ans de chômage...

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culture DRH

18/06/2013

à 09:08

Bonjour, votre témoignage est intéressant. L'entretien augure souvent de ce qui se passera par la suite dans l'entreprise. J'ai par le passé accepté un emploi suite à un entretien très désagréable, j'ai été remerciée à l'issue de la période d'essai. Il me semble désormais important d'écouter les signes et les alertes. Pour autant il nous faut aussi être capable d'être tactique et stratégique, survivre pour un temps dans un environnement éloigné de nos aspirations car la rencontre idéale : "la bonne entreprise, le bon poste, la bonne personne" reste une exception selon moi.

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Pierre

18/06/2013

à 08:06

J'ai passé un interview il y a une semaine.
Le consultant était très concentré à évaluer l'adéquation de mon profil au poste. Il m'a semblé très efficace dans l'application de la procédure de recrutement du cabinet.
Cependant il m'a évalué pour le poste mais je n'ai pas pu réellement évaluer le poste :-)
Est-ce un remplacement, une création? Organisation, C.A France, contexte, références, clients, le salaire moyen des commerciaux, plan de com. etc.
De part mon expérience et sur le site Web de l'entreprise, j'ai donc supposé, imaginé; le contexte, l'environnement dans lequel je serai confronté si je suis retenu pour le poste.
Le cabinet est efficace dans sa procédure de recrutement vu le nombre de talents sur le marché je suppose (30 mn chrono, le ton est donné! la réalité de la vente d'après le cabinet).
Il me semble que le talent n'est pas assez pour prétendre vendre de gros projets de solutions logicielles complexes aux grands comptes.
Il faut également posséder un solide mental. :-)
Le candidat s'engage, joue son salaire annuel et sa crédibilité au sein de l'entreprise, il doit pouvoir évaluer l'opportunité offerte car il se doit de réussir s'il est retenu pour le job. J'ai reçu un questionnaire du cabinet pour recueillir mes impressions concernant le cabinet. Je leur ai dit ce texto ci-dessus :-).
Je respecte la méthode (l'abattage!) de recrutement du cabinet, la quantité à la qualité totalement différent d'un chasseur de têtes. C'est l'entreprise qui m'intéresse, dans ce cas le cabinet est une obstruction...Je vais relancer le consultant; il m'avait dit que cela devrait être rapide de rencontrer l'entreprise, hum...

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jph

18/06/2013

à 08:04

bravo!

> Répondre

Julien37ans

18/06/2013

à 01:14

Pour ma part, j'étais au chômage et j'ai commis l'erreur d'accepter un poste qui ne pouvait pas me convenir, la direction d'un établissement en grosse difficulté, dans un réseau associatif lui-même fragile.
Après 6 mois de période d'essai à me tuer à la tache, j'ai jeté l'éponge et suis parti.
Et bien maintenant, j'ai une tache sur mon CV : une expérience de direction de 6 mois, ça fait louche. Mon "sens des responsabilités" pour expliquer ce départ saura-t-il convaincre un employeur ?

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namahe

17/06/2013

à 22:24

Votre réaction est saine, et témoigne d'une belle maturité; c'est aussi une manière de rétablir un tant soit peu l'équilibre recruteur/candidat. Si crise il y a, elle ne date pas d'hier loin de là, et en tout cas le contexte actuel ne doit en rien permettre les dérives de certains recruteurs, et autres managers. Ces pratiques délétères ont un coût, qu'il serait pertinent de chiffrer. Un jour peut-être.

Ce qui est vrai par contre, c'est que l'erreur de "casting" est plus préjudiciable dans la période que nous vivons.

Bravo en tout cas, il est toujours positif de bien garder à l'esprit sa "petite déontologie personnelle".

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SuiveursDeCarotte...?

17/06/2013

à 20:14

Les durées de période d'essai étant plus longues dorénavant, si vous êtes une "erreur de recrutement" et donc remercié(e) à l'issue de ces quelques mois, vous passerez souvent aux yeux des futurs recruteurs pour un élément incompétent ou une personne fragile, et non justement pour une "erreur de recrutement"... C'est une sorte d'effet "double peine".

Par ailleurs, l'entretien de recrutement permet au recruteur de cerner les contours de votre personnalité, mais c'est réciproque.
La première qualité demandée à un manager, c'est la pédagogie. Donc que penser de la suite de la collaboration si dès l'entretien les explications de votre futur N+1 potentiel ne vous permettent pas de cerner les attributions du poste, l'environnement, les évolutions possibles, etc.?

Ensuite, le ressenti, le "feeling", toute la partie irrationnelle sont fondamentaux. Souvent le premier ressenti perdure, et comment entretenir une collaboration fructueuse avec une personne avec laquelle on ne "s'entend" pas ? Car dans cette relation, chacun a besoin de l'aide de l'autre...

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izmut

17/06/2013

à 10:19

Je partage tout à fait votre opinion. Malheureusement, je crains, tout comme vous, de ne faire partie que d'une minorité.
La plupart ne voit que l'argent dans un job. Vision court-termiste créant frustration, baisse de la motivation et empêche tout développement.
Ce développement nécessaire à la création et donc à la croissance...

J'ai également rencontré beaucoup de RH dont le seul souci est souvent de remplir une case vide, au lieu de la remplir de la meilleure manière que ce soit.
En tout cas, bravo pour votre personnalité et votre courage et continuez à privilégier la qualité.

> Répondre

pat

13/06/2013

à 10:31

Merci pour la vision de l'entretien, cela m'aide à voir l'entretien sous un autre angle.

> Répondre

Maud80

12/06/2013

à 22:28

Je partage entièrement votre avis. En ces temps de crise, nous sommes tentés de prendre ce qui vient et c'est une grosse erreur ! Sauf lorsqu'on a pas du tout le choix. Je pense qu'il est important d'avoir une vision à long terme pour ne pas devenir une "erreur de recrutement" de plus ! Nous passons une grande partie de notre vie au travail autant bien choisir dans la mesure du possible.

> Répondre

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