Consultante junior

consultante-junior

Sylvia Di Pasquale - Michel Holtz, Cadremploi


Objet : Candidature spontanée
Madame,

Permettez moi d'attirer votre attention sur ma candidature pour un poste de Consultante Junior au sein de votre cabinet. Diplômée du DEA « Marketing et Management Stratégiques » de Dauphine que j'ai obtenu avec Mention, j'ai pu enrichir mes connaissances au travers de mes expériences professionnelles d' Assistante Chefs de Projet au sein et de Chef de Projet au sein . Au cours de ces missions, les travaux que j'ai effectués ont conforté mon intérêt pour la stratégie et la gestion de projets marketing. Pour faire face à l'évolution effrénée des marchés, l'estompement des frontières entre les secteurs d'activités , les entreprises doivent faire preuve d'intelligence, d'adaptabilité, de flexibilité et de réactivité vis-à-vis de leurs clients, de leurs concurrents, de leurs distributeurs et de leurs produits. Les aider à maîtriser leurs stratégies de marché et à anticiper les besoins de leurs clients pour mieux se jouer de la concurrence est un défi que je souhaite relever, aujourd'hui, au sein de votre entreprise. En effet, Cosmosbay- vectis m'intéresse tout particulièrement de part sa structure à taille humaine, la variété des missions menées et la diversités des entreprises que vous accompagnées . En outre, je souhaiterai mettre à votre disposition mon esprit d'équipe, ma créativité, mon sens des responsabilités et de l'organisation. Dans l'attente de pouvoir vous rencontrer et vous convaincre de mes sincères motivations, je vous prie de croire, Madame, en l'expression de mes sentiments distingués.

Prénom Nom

,

Fautes flagrantes

« Permettez moi » : il manque un trait d'union
Sont signalées en grisées les lettres capitales superflues : « Consultante Junior », « DEA « Marketing et Management Stratégiques, « d'Assistante Chefs de Projet », « Chef de Projet »

Impression

Voici une lettre à la présentation classique plutôt agréable à lire. Les quelques fautes d'orthographe qui émaillent le texte démontrent une certaine précipitation dans l'envoi de la candidature. Il aurait mieux valu prendre la précaution de faire relire cette lettre, d'autant plus qu'il s'agit d'une candidature spontanée.

Introduction

« J'apprécie toujours que le candidat indique l'objet de l'envoi, signale Karine Favrou, responsable du recrutement de Cosmobay-Vectis, société de conseil en management et technologies. En revanche, cette phrase d'accroche n'a pas d'intérêt. Elle aurait pu figurer dans le mail accompagnant la candidature et non dans la lettre. »

Corps du texte

« Avec des phrases trop longues, on décroche plus facilement, regrette Karine Favrou. D'autant qu'elles ne contiennent pas les bons détails sur ses différentes expériences et compétences. » Il aurait fallu faire le lien entre le passé professionnel et le poste proposé. Or la candidate se contente d'énoncer son dernier titre et son domaine de prédilection (stratégie et gestion de projets). C'est beaucoup trop vague : un assistant chef de produit ne conduit pas les mêmes missions d'une entreprise à l'autre, donc n'acquiert pas les mêmes savoir-faire. La candidate compte sur l'entretien pour développer l'intérêt de ses missions, alors que c'est dans la lettre qu'il faut d'ores et déjà l'évoquer. Et de façon suffisamment attractive pour donner envie au recruteur de proposer un entretien. Dans le long paragraphe suivant, la candidate motive son intérêt pour la fonction de consultant. Malgré les généralités énoncées, l'ensemble est efficace. « On devine que la candidate a réfléchi au contexte de la fonction, c'est un bon point », estime Karine Favrou. La candidate a même ' chose malheureusement trop rare dans une candidature ' pris la peine d'expliquer pourquoi l'entreprise où elle postule l'intéresse. Toujours avec des généralités, mais c'est tout de même appréciable. « Je ne trouverais pas très crédible qu'un candidat passe de la pommade, sourit Jean-René Boidron, président de Cosmobay-Vectis. La lettre ne doit pas aller trop dans le détail, c'est en entretien que tout se joue. »

Fin

« Un bon point pour le ton de la phrase de demande d'entretien et de conclusion », note Karine Favrou.

Conclusion

Une lettre maladroite, mais globalement appréciée pour la personnalité rigoureuse et volontaire qui se cache derrière son auteur. Point fort : présentation du contexte. Point faible : ne parle pas assez de ses compétences par rapport à son CV.

7

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

dupont

13/02/2009

à 15:08

Cette étude a probablement été conçue, réalisée par des parisiens qui n'ont aucune idée de la fraternité, de la cordialité ! Personnellement j'apprécie 30% des gens (collègues ou autres) et considère 50% de "goujats, malpropres, incompétents, lâches.." , donc ces derniers soit qu'ils ne valent rien et je les évite, soit je leur dit ce que je pense d'eux. Il m'arrive d'apprécier certains collègues... mais pour des raisons diverses - certains peuvent être intéressants professionnellement mais je ne déjeune pas plus d'une fois avec eux car leurs histoires - toujours les mêmes, m'ennuient; d'autres peuvent être intéressants pour discuter... mais en général ce ne sont pas les "costards-cravates-blancs-noirs" qui sont intéressants...

> Répondre

val

12/02/2009

à 16:26

Heu, je viens de lire dans ce texte que certains se retiennent de rire au travail. C'est dommage. Moi je rigole et j'aime entendre rire, c'est une sorte de baromètre de l'ambiance au travail.
Cela dit, c'est vrai que l'étude ne sert qu'aux personnes qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise, car on sait tous cela. Faire le caméléon, c'est un peu développer son "savoir-être". Et pour être passée dans de nombreuses entreprises et avoir observé les gens, il est vrai que certaines personnes n'évoluent pas à cause de leur comportement et de leur image. On a plus en tête l'image de la personne, sa façon de parler, que ses compétences techniques. On est tous hypocrite et alors ? Pourquoi j'irai dire à une personne tout le mal que j'en pense ? Après tout, ce n'est que mon opinion, je peux me tromper. Pareil pour ce que les autres pensent de moi. Je n'ai pas envie de le savoir, si c'est négatif. On va au travail parce qu'on a besoin d'argent, on veut quoi au fond ? qu'on nous fiche la paix, tout simplement. Il faut être très riche pour pouvoir dire "merde", alors tant que je n'ai pas gagné au loto, et bien je ferme ma gueule et je souris. Au moins, on me fiche la paix.

> Répondre

Christophe

12/02/2009

à 11:06

Pour une fois je suis d'accord avec l'auteur (c'est TRES rare) : une étude pour rien. Ce n'est pas le salarié qui est un caméléon, c'est l'Homme. Et le théâtre ne se limite pas au cadre stricte de l'environnement professionnel.

> Répondre

Marty

11/02/2009

à 15:25

En même temps l'objectif d'une étude c'est justement de valider une réalité, si elle correspond à un sentiment général tant mieux non??? C'est la différence entre sentiment et réalité!

> Répondre

Demare

10/02/2009

à 15:28

Vous appelez "Open space", une avancée sociale ... c'est plutôt un outil de contrôle, et un très mauvais environnement social de travail.

> Répondre

Olivier

10/02/2009

à 14:07


Cette étude a le mérite d'exposer un élément majeur intervenant dans les relations professionnelles : la pièce de théâtre.

Si 50% des personnes la jouent, et si les effets sont si néfastes, c'est que l'ensemble des messages sont mal passés et qu'il est nécessaire d'aborder le sujet à nouveau. Malheureusement la fonction RH est bien représentée dans ce travers, d'après cette étude. Evidement l'entretien d'embauche joue déjà un rôle normatif, l'entrée dans la pièce de théâtre.

Pourquoi le conflit serait-il une manière naturelle de partager un point de vue ? Il existe certainement des manières plus créatives pour infléchir l'autorité du chef !

Le travail, outre moyen d'assurer sa subsistance, n'est-il pas intrinsèquement facteur de développement intérieur, vers plus de maturité ?

> Répondre

camarrieu

10/02/2009

à 13:45

il y a eu aussi l'étude qui démontrait que le plus tenace , le plus pugnace était le patron qui réussissait le mieux ( dans l'enfoncement des portes ouvertes...ce n'est pas mal non plus...)

> Répondre

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte