Ingénieur thermicien

ingenieur-thermicien

Sylvia Di Pasquale - Michel Holtz, Cadremploi



Mlle Prénom Nom
Adresse
13008 Marseille
tél. : 00 00 00 00 00
mail : prénom.nom@domaine.fr
Marseille le 8 Avril 0000
Société OniS RH

Objet : Candidature

Madame, Monsieur,
Je me permets de vous adresser ma candidature, en espérant qu'elle retiendra votre attention. Je suis titulaire d'un DEA en Mécanique Energétique et d'un Master Professionnel en Sciences de la Matière et Techniques de l'Ingénieur. Ayant développé un réel intérêt pour l'environnement et le traitement thermique, j'ai sciemment orienté mon cursus universitaire afin de me donner les opportunités nécessaires à un exercice professionnel axé sur le pilotage des activités liées aux économies d'énergie, de valorisation énergétique, techniques de combustion, et de transport d'énergie. Par ailleurs, mes connaissances acquises dans les domaines suivants (énergie nucléaire, gestion et valorisation des déchets, méthodes numériques, étude des écoulements instationnaires, diphasiques ou même réactifs, physique des transferts, mécanique des fluides, aérodynamique, rayonnement des milieux semi-transparents, combustion, transport et transformation de l'énergie... ), ont développé mon goût pour la maîtrise de la technologieet le développement industriel qui s'adaptent aux nouvelles règles environnementales.

Je possède également une très bonne connaissance, tant technique que réglementaire, du traitement thermique, de l'environnement, des énergies alternatives, nucléaire, de la gestion des déchets y compris radioactifs). Mon dernier stage (effectué pour la validation de mon Master) m'a permis d'approfondir l'ensemble des paramètres à prendre en considération lors d'opérations de collecte, stockage, transport, enfouissement, élimination ou autre, afin de connaître et prévoir les différents problèmes y afférents, et de réaliser les dossiers d'études, chiffrage, risques, réglementation, plannings et implantations. Mes deux précédents stages, m'ont, quant à eux permis d'assurer et mesurer mes capacités à effectuer un réel travail de Recherche et Développement au sein de laboratoires .

Consciente de l'impératif d'asseoir de solides capacités d'adaptation, j'ai choisi de scinder mon cursus, d'abord en université jusqu'à ma Maîtrise (Physique et Applications), puis en école d'ingénieurs pour mon DEA, pour me permettre, en même temps qu'élargir mes compétences, développer une grande capacité de travail, tant autonome(en université) qu'en intégrant un réel travail d'équipe(mes stages ayant été effectués au sein de laboratoires de recherche(CNRS)) et donc, développer des compétences en recherches appliquées, développement des produits et des procédés, réalisation des analyses, des essais, des mesures et des tests.

Enfin, afin de ne pas me cantonner à l'aspect spécifiquement technique et m'assurer de compétences transversales, j'ai préféré élargir mon domaine de connaissances en effectuant un Master 2 en Sciences de la Matière et Techniques de l'Ingénieur - Option « Conception Industrielle Globalisée ». Cette option aborde les aspects globaux de la conception de produits industriels en tenant compte des normes internationales qui respectent les aspects sécuritaires et les contraintes imposées pour la préservation de l'environnement. Le coût global d'un produit comprenant maintenance, Process, organisation, qualité, fabrication et suivi développement de projet et le recyclage, sont également mis en avant. Ces connaissances permettent en outre d'assurer des compétences en gestion de projet.

Jeune diplômée, je serai, en plus de l'intérêt scientifique et technique que cela représente pour moi, très honorée que vous vouliez bien me recevoir, me permettant ainsi de mieux me présenter ; mon choix de double cursus (Études/ Recherche et Développement de par mon DEA en Mécanique Energétique, puis, Industriel de par mon Master) me permettant d'intégrer aujourd'hui des équipes de travail, tant en bureau d'études, en industrie ou en gestion de projets. Je reste, bien entendu, ouverte à d'autres propositions que vous envisageriez. Parallèlement à mon profil et ma formation scientifiques, je suis passionnée par l'information et plus particulièrement ses voies de circulation. Ainsi, les domaines de la veille technologique, les technologies de l'information et de la communication ont constitué pour moi des centres d'intérêt privilégiés. Intimement convaincue que la veille et la gestion des connaissances sont des leviers majeurs de compétitivité des entreprises, et afin de satisfaire ma certitude, j'ai activement participé et assuré la veille d'un portail internet essentiellement dédié à l'environnement.

Chargée d'études au sein de YYYY (http://www.YYYY.net), j'ai parfait mes compétences en matière de recherche, d'analyse, de synthèse et de présentation didactique de l'information dans une structure où l'excellence et la réactivité sont vitales. Comme vous pourrez le constater à mon cursus, je suis dotée d'une grande capacité de travail et d'adaptation, de pugnacité et de volonté, et j'ose espérer que ma candidature, retenant votre attention, répondra à vos attentes, et que vous voudrez bien m'inviter à vous apporter plus d'informations. Dans l'attente, je vous prie d'agréer l'expression de mes sincères salutations.

Mlle XXXX, Fautes flagrantes

« Marseille le 8 Avril 0000 » : les noms de mois ne prennent
pas de majuscule et il faut une virgule après le nom de ville

« Mécanique Énergétique et d'un Master Professionnel en Sciences
de la Matière et Techniques de l'Ingénieur »: ces majuscules
ne s'imposent pas, mais c'est une pratique courante, hélas.

« de l'énergie ....) » : pas d'espace avant trois points. Et pas quatre points'

« stages, m'ont, » : ces deux virgules sont de trop

« en même temps qu'élargir mes compétences, développer » : il manque un mot. Il faut écrire « de développer »


« (mes stages ayant été effectués au sein de laboratoires de recherche(CNRS)) » : la parenthèse est collée au mot qui précède alors qu'un espace devrait les séparer. De plus, lorsqu'on a deux parenthèses qui se suivent, mieux vaut utiliser des crochets ou, mieux, un tiret :

« recherche ' CNRS) »

« je serai » est un conditionnel donc prend un s « serais »


« participé et assuré la veille » : faute de grammaire car ces deux verbes n'appellent pas la même construction : on participe à ; on assure quelque chose.

Impression générale

Quelle logorrhée ! Une lettre de motivation ne doit pas tout dévoiler, il faut ménager un peu de suspense. « À trop vouloir en dire, la candidate se trompe d'épreuve. C'est lors de l'entretien que force détails doivent être donnés, pas dès la lettre, rappelle Muriel Douttez-Bruneaux, directrice associée du cabinet OniS RH. La première réflexion que l'on se fait lorsqu'on reçoit une telle lettre (le CV est du même acabit), c'est 'Mon dieu, quelle prise de tête !'. Il faut absolument que le candidat se cantonne à une page. Surtout un jeune diplômé qui n'a pas encore d'expérience. »

Introduction

« La police utilisée pour la Société OniS RH est différente de celle du corps du texte, remarque Muriel Douttez-Bruneaux. C'est un mauvais point, car on imagine que le candidat envoie la même lettre à tout le monde en se contentant de changer la raison sociale. » Il faut éviter les phrases creuses dans l'introduction. La formule « en espérant qu'elle retiendra votre attention » rallonge le texte pour rien. Elle peut à la rigueur figurer en fin de lettre.

Corps du texte

« Ce qui est important n'est pas du tout mis en valeur, estime Muriel Douttez-Bruneaux. Il faut beaucoup trop de temps pour lire cette lettre et en retenir l'essentiel. Ce type de candidature mobilise un temps d'étude trop long. » Lister les « connaissances acquises » au cours de sa formation est une aberration. « Dans certaines écoles d'ingénieurs, les conseils donnés aux candidats dans la rédaction de leur CV sont aberrants. Ici, le premier, paragraphe ne sert à rien, il faut attaquer directement sur les stages. Si l'on conseille à un jeune diplômé de lister ainsi ses cours, c'est qu'on veut lui faire décrocher un poste d'enseignant' » Les stages, il faut en parler de façon pragmatique : préciser qu'un stage a permis de valider un master n'a aucun intérêt pour le recruteur. Il veut savoir si les compétences mises en oeuvre sont transposables dans le poste que vise le candidat. « C'est au candidat de faire l'effort de se renseigner et d'établir les premières correspondances entre son expérience et nos besoins, conseille Muriel Douttez-Bruneaux. Ce sont ces pistes qui donnent envie de le contacter pour en savoir plus. Pour ce faire, il faut qu'il fasse le tri dans les informations délivrées et que le tout tienne sur une page au maximum. Le reste, c'est de la substance pour l'entretien. » Enfin, il n'est pas interdit de dire pourquoi on postule dans cette entreprise et pas dans une autre si l'on répond à une annonce.

Fin

«Je serais très honorée que vous vouliez bien me recevoir », « j'ose espérer que ma candidature retiendra votre attention » sont des formulations bien trop déférentes. Rester modeste est une attitude louable, mais sans tomber dans l'excès. « La formulation finale est bancale : dans l'attente de quoi ' », s'interroge la consultante. Il aurait fallu mettre « Dans cette attente », ce qui aurait fait référence au paragraphe au-dessus.

Conclusion


« On reçoit souvent des lettres de motivation qui sont le résumé du CV. Ici, c'est le contraire, regrette Muriel Douttez-Bruneaux. Dans les deux cas ce n'est pas la bonne option. La lettre de motivation doit être un complément qui nous aide à évaluer l'adéquation à un poste et les premières facettes d'une personnalité. C'est possible en vingt lignes. »

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commentaires

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Olivia

17/10/2016

à 18:12

Après avoir lu les synthèses de plusieurs lettres de motivation, je constate que jamais aucune ne fait l'objet de commentaires positifs (résume trop le cv, trop de détails, pas assez accrocheuse etc...). Mais alors, pouvez-vous nous montrer un exemple de lettre qui conviendrait et qui serait jugé "conforme" à ce qu'un recruteur attend d'un candidat.

Pour être en mesure d'émettre un jugement négatif, il faut être sois-même irréprochable.
Or, si nous demandions aux recruteurs de rédiger une lettre de motivation, je pense que beaucoup d'entre eux ne ferait guère mieux que les lettres qu'ils critiquent tant...

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Olivia

17/10/2016

à 12:01

Après avoir lu les synthèses de plusieurs lettres de motivation, je constate que jamais aucune ne fait l'objet de commentaires positifs (résume trop le cv, trop de détails, pas assez accrocheuse etc...). Mais alors, pouvez-vous nous montrer un exemple de lettre qui conviendrait et qui serait jugé "conforme" à ce qu'un recruteur attend d'un candidat.

Pour être en mesure d'émettre un jugement négatif, il faut être sois-même irréprochable.
Or, si nous demandions aux recruteurs de rédiger une lettre de motivation, je pense que beaucoup d'entre eux ne ferait guère mieux que les lettres qu'ils critiquent tant...

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arouncey

28/02/2014

à 16:55

j'avoue que cet article mérite d'un c15hapeau. il n’y rien à dire

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Franck

13/02/2009

à 15:55

Cet article m'a amené à réfléchir sur une situation et un mode de management que nous connaissons bien sur le marché du travail Hongrois. En effet, "l'affect", tient une place importante dans les relations professionnelles en Hongrie. Toutefois, si cette "variable" de management est nécessaire, elle n'est pas suffisante. Comme dans toute communication, il est nécessaire de tenir compte du feedback du côté collaborateur pour mesurer son efficacité. Or on constate (Je ne parle que de la Hongrie, encore une fois):

- rapidement, peut se développer une forme de dépendance. Et ce qui était récompense, devient habitude et besoin. Dans ce cas, ce type de management devient un "dû" ingérable.

- Son corollaire -la capacité de réaction positive à la critique- subit également une évolution. Introduire une dimension relationnelle conduit les collaborateurs à prendre "personnellement" -plus qu'il ne faudrait- des critiques qui n'étaient que constructives.

- Enfin, ce type de management qui demande une implication du manager dans sa dimension "humaine" n'a de sens que si la réciproque se rencontre chez le collaborateur. Or c'est rarement le cas lorsque le marché du travail est déséquilibré ou quand la culture d'entreprise est inexistante.

Cette forme de management demande donc beaucoup de tact de la part du manager, dans les actes et paroles, mais exige aussi un cadrage précis. Il faut également communiquer ("verbaliser") sur la différence entre la forme (cette communication) et le fonds (l'impératif de qualité du travail et de résultats). Et ce n'est pas toujours évident ;)

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jean-yves

11/02/2009

à 19:43

Provocateur cet article l'est, pour nous motiver à tout lire. L'empathie, l'intérêt sincère certes oui. Mais même en gérant les sentiments sans sentiment, on a beaucoup à tirer des enseignements dispensés depuis un trentaine d'années par le CRECI, qui se vantait d'être l'organisme le plus cher de France. Je n'ai eu à l'époque qu'une plaquette résumant l'essentiel, et une cassette vidéo d'extraits de conférence. J'applique ces miettes de préceptes depuis avec le plus grand bonheur, dans les deux sens du terme. Le pré requis : définir la règle et s'assurer qu'elle est comprise. La conséquence : sanctionner immédiatement le franchissement de ligne blanche. Mais l'essentiel est dans la reconnaissance verbale infatigable des petites réussites (des grandes aussi...), et l'encouragement enthousiaste à recommencer, comme l'ont fait le père du petit Mozart, du petit Bjorn Borg, les parents du petit Einstein et des 200 autres génies recensés par Christian Lemoine avant de modéliser son enseignement. Le secret est dans l'enthousiasme humble de chaque petit progrès ou réussite, en occultant les petits échecs (mais pas les hors jeux).
Je trouve que le misérabilisme à la française est battu en brèche par cet organisme.

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caroline

14/01/2009

à 21:40

Je ne vous trouve pas si nuls que ça en "management" mais simplement au fait des pratiques françaises! On ne changera pas si facilement et surtout pas par effet de mode. L'empathie est le Ba-ba de la psychologie ? Non, si elle n'est pas sincère. Vous pourrez toujours brosser le poil dans le bon sens, si compliments et marques de respect pour le travail effectué ne sont pas sincères, tout paraitra "louche".
Et surtout pas besoin de faussement s'intéresser à la poussée dentaire du petit dernier si vous n'en avez rien à faire. On n'apprend pas à être humain, on l'est ou pas.

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Claire

14/01/2009

à 04:18

Un gros salaire, une bonne mutuelle ne sont pas du tout suffisants pour garder un bon employé, encore faut-il que celui-ci se sente reconnu et impliquer dans la vie de l'entreprise!

Et d'après mon entourage, LE point faible des grosses maisons est l'inhumanité de leur politique RH...Mais en lisant l'édito, je me dis que c'est pas près de changer !

Allez, rebellez vous, donner des feed-back positifs n'est PAS UN SIGNE DE FAIBLESSE de la part d'un manager !!!!!!!

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Chris

13/01/2009

à 15:46

Etes-vous volontairement provocateur ou simplement "nul" en management ? Les "câlins" ou plus généralement l'empathie sont à la base d'une relation managériale saine et juste. Le B.A.-BA de la psychologie. Le problème est qu'en France, l'image du manager (chef !) ancrée dans les esprits reste celle d'un patron autoritaire. Ce qui est faux.

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