7 excuses (crédibles) pour ne pas aller au travail

Publié le 21 février 2020 Mathilde Hardy

Il y a des jours avec et des jours sans… Que vous soyez atteint d’une flemmingite aiguë ou que vous ayez une raison valable pour ne pas aller au travail, dans les deux cas vous allez devoir justifier votre absence auprès de votre employeur. À défaut, vous vous exposez à un licenciement pour faute simple. Oubliez les histoires abracadabrantes du style « je peux pas venir j’ai poney », voici la liste des meilleures excuses à présenter à votre manager pour ne pas aller sereinement au travail… Excuses valables à l’approche du week-end garanties !
7 excuses (crédibles) pour ne pas aller au travail

Les raisons médicales : l’excuse imparable pour ne pas aller travailler

Il y a des maladies que personne ne veut attraper et votre absence sera même encouragée afin de ne pas décimer tout l’open space et faire fonctionner l’entreprise en service minimum. Sur le podium des maladies à garder pour soi : la grippe, la gastro-entérite et la varicelle. D’autres problèmes de santé peuvent nécessiter un arrêt de travail, comme la migraine, l’intoxication alimentaire ou le mal de dos.  

À noter que l’absence pour cause de maladie ne sera valable que si vous fournissez un arrêt de travail délivré par votre médecin à votre employeur et à la Sécurité sociale dans les 2 jours. Vous percevrez des indemnités journalières de votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) après un délai de carence de 3 jours.

Bon à savoir : certaines conventions collectives suppriment le délai de carence. D’autres prévoient des « journées enfant malade ». Renseignez-vous auprès de votre service RH.

Taux de crédibilité : 90 %

Les problèmes de transport : l’excuse valable pour ne pas aller travailler

Privé de transports en commun (métro, RER, train, bus, tram…), pour des raisons indépendantes de votre volonté, vous ne pourrez pas vous rendre sur votre lieu de travail. Votre employeur ne va pas affréter un jet privé pour venir vous chercher ou vous demander de venir à la nage. Selon la culture de votre entreprise, il vous proposera de vous mettre au télétravail cette journée-là ou de poser un congé payé, ou un RTT.

Taux de crédibilité : 70 %

Le décès : l’excuse indiscutable

Vous subissez un décès dans votre famille ou votre entourage, votre supérieur hiérarchique comprendra sans aucun doute votre absence et vous proposera selon le degré de proximité avec le défunt de prendre le temps qu’il vous faut pour vous remettre. D’un point de vue légal, il vous faudra justifier l’absence par un certificat de décès, qui entraînera la possibilité de bénéficier de jours d’absence. Aucune condition d'ancienneté n'est exigée pour avoir droit à ce congé spécifique. La durée du congé varie selon le statut de la personne décédée par rapport au salarié. Ces jours d’absence sont payés normalement, comme s'ils avaient été travaillés.

Bon à savoir : il s’agit de durées minimales fixées par la loi. L’accord collectif ou la convention collective de laquelle vous dépendez peuvent prévoir des durées supérieures.

Taux de crédibilité : 100 %

Les intempéries : l’excuse environnementale

Le dérèglement climatique peut avoir des conséquences sur votre rythme professionnel. Les tempêtes à répétition, les fortes chutes de neige ou encore la forte montée des eaux due à des pluies diluviennes peuvent causer des dégâts sur le réseau de transport ou dans votre habitation qui vous empêchent d’aller au travail. Dans cette hypothèse, votre absence ne peut pas être sanctionnée par votre employeur car elle résulte d’un cas de force majeure (irrésistible, imprévisible et extérieur). En revanche, ce dernier est en droit de vous retirer cette journée, ou les heures de retard au travail, de votre salaire (sauf si votre convention collective est plus favorable). Pour éviter la perte de rémunération globale, il peut aussi vous être proposé une alternative comme le télétravail ou de retenir l’absence sur vos congés payés ou RTT.

Taux de crédibilité : 90 %

La fuite d’eau : l’excuse excusable une fois

« Je ne peux pas venir aujourd’hui car j’ai eu une fuite d’eau chez moi cette nuit et j’attends le plombier ». Si cette excuse de ne pas vous rendre au bureau peut être valable, veillez à ne pas trop l’utiliser au risque d’éveiller les soupçons sur les vraies raisons de votre absence (une soirée d’entreprise arrosée ou une réunion que vous voulez éviter par exemple).

Taux de crédibilité : 50 %

La panne de réveil : l’excuse classique pour ne pas aller au travail

« Mon réveil n’a pas sonné », cette excuse, vous l’avez forcément servi au moins une fois (si ce n’est plus…) à votre manager. Qui n’a jamais oublié de programmer son réveil la veille au soir ? Si cette excuse est entendable, nous vous recommandons de l’utiliser avec parcimonie. Si elle devient régulière, elle peut a minima devenir l’objet d’une réprimande ou au pire un motif de licenciement.

Taux de crédibilité : 30 %

L’abandon de poste : l’excuse juridique

Ne plus se présenter au travail, de manière injustifiée et répétée pendant les heures de travail, du jour au lendemain, constitue un abandon de poste. Il aboutit à une procédure de licenciement du salarié et est donc irrémédiable. L’abandon de poste ne doit pas être pris à la légère. Si vous envisagez cette option de ne plus vous rendre au travail, nous vous conseillons de peser les pour et les contre avant de prendre votre décision.

Taux de crédibilité : 100 %

Mathilde Hardy
Mathilde Hardy

Diplômée avocat, Mathilde Hardy est ensuite formée à l’édition et à la production de contenus print et web pour différents Médias. Elle rédige des articles pour Cadremploi afin d'accompagner les candidats à l'embauche et leur permettre de décrocher l'emploi de leurs rêves, mais informe aussi les cadres sur tout ce qui touche de près ou de loin au monde du travail.

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