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4 chiffres pour bien choisir son master en alternance

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Elodie Buzaud

L’offre de master en alternance a explosé ces dernières années. Cadremploi vous aide à faire le bon choix d’école et aussi d’entreprise formatrice.

Les éléments à vérifier du côté de l’établissement

 

1.Le taux d’insertion professionnelle de l’école

Le premier indicateur à surveiller, c’est le taux d’insertion professionnelle de l’école. « Si vous avez plus de 85 % d’alternants qui sont dans l’emploi à l’issue de leur formation, c’est un indicateur fort. En dessous, il faut se poser des questions », estime Sophie Crespy, directrice de Cesi-Entreprises, structure dédiée à l’alternance au Centre des études supérieures industrielles (Cesi), qui affiche un taux de 86 %. Selon elle, « même en cas de problème de conjoncture, l’école doit être en mesure de mettre en place des réponses appropriées ». La plupart d’entre elles disposent ainsi d’un service dédié à l’insertion, reposant sur un réseau d’entreprises important et proposent un accompagnement aux étudiants quelques mois avant la fin de leur contrat. L’ESC Clermont, école de commerce membre de la Conférence des grandes écoles, possède ainsi un job lab constitué de cinq personnes, qui propose un accompagnement des étudiants dans leur recherche d’expérience professionnelles.

 

2.Le taux de rupture de contrat de l’école

Le taux de rupture de contrat est également un indicateur-clé. « Nous avons un taux de rupture très faible, de 2,5 %, précise Sophie Crespy. Un contrat d’alternance rompu en cours de cursus, c’est une catastrophe pour tout le monde. Et ça veut dire, sans doute, qu’en amont, le mariage n’a pas été bien fait. Et ça, les écoles qui font de l’alternance depuis longtemps savent le faire. Elles sont capables de mettre le bon candidat dans la bonne entreprise au bon moment pour que le contrat soit pérenne. » Ce taux de rupture est donc représentatif de l’accompagnement en amont proposé par l’école. En général, elles offrent la possibilité au candidat de trouver par lui-même une entreprise tout en lui proposant de l’aide - des offres émanant des entreprises partenaires et un coaching pour affiner sa candidature (CV, lettre de motivation, choix des entreprises, etc.).

 

Les éléments à regarder du côté de l’entreprise

 

3. Le taux d’embauche de l’entreprise

Du côté de l’entreprise, le taux d’embauche à l’issue d’un contrat en alternance est évidemment révélateur. Même si le chiffre n’est pas forcément accessible, il faut chercher à savoir si l’entreprise favorise l’embauche à l’issue d’un contrat en alternance en général ou se contente de participer à l’effort de formation national. Selon Sophie Crespy, beaucoup d’entreprises considèrent aujourd’hui l’alternance comme un moyen de pré-recruter leurs salariés en les formant elles-mêmes, surtout les grosses entreprises qui font de l’alternance depuis longtemps. « Elles ont des services complètement organisés sur ces questions donc ça fonctionne bien et très souvent, elles ont beaucoup d’alternants dans leurs équipes, précise-t-elle. Par exemple, l’un de nos clients, Capgemini, embauche énormément d’alternants chez nous, qu’ils gardent après. Ils ont des équipes de développeurs issus de l’alternance qui évoluent dans l’entreprise. » La tendance semble partagée chez Microsoft, qui recrute une centaine de stagiaires et d’alternants par an. « On retient environ 70 % de nos alternants dans notre programme MACH, notre programme de recrutement en CDI pour jeunes diplômés », indique Sophie Cavailles, responsable recrutement jeunes talents chez Microsoft. « On veut vraiment recruter des gens qui s’identifient à notre culture et qui veulent rester chez nous sur le long terme », explique-t-elle.

 

4.La durée moyenne dans l’entreprise

Le turn-over de l’entreprise est également à surveiller. Quand l’on est recruté en alternance, on est au début de sa carrière et il est important de pouvoir se projeter. Si le turn-over est élevé, cela résulte souvent d’une mobilité interne faible qui fait souvent écho à peu de possibilités d’évolution. Chez Microsoft, par exemple, l’ancienneté moyenne est de 8 ans, « avec la possibilité de changer tous les deux à trois ans d’un poste à l’autre », précise Sophie Cavailles.

 

Des conseils de pro pour repérer le bon master

 

La sagesse dans anciens

« Moi, j’encourage toujours les candidats à échanger avec des anciens de l’école, affirme Florence Saugues, directrice du développement économique à l’ESC Clermont. Par exemple, nous transmettons à nos étudiants la liste des missions qui ont été effectuées par leurs prédécesseurs et nous les invite à se contacter mutuellement pour échanger. »

 

Tâter le terrain

« Il faut aller visiter les écoles, estime Sophie Crespy du Cesi, pour vérifier qu’il y a les infrastructures nécessaires, les plateformes technologiques relatives aux métiers et que l’environnement pédagogique est complètement adapté. »

 

Jeter un œil aux CV

« Les candidats peuvent se renseigner sur les parcours du personnel de l’école », estime Sophie Crespy. Ce sont des futurs collègues et managers potentiels.

 

S’y prendre à l’avance

« Il est préférable de s’y prendre à l’avance : nous, par exemple, chez Microsoft, on recrute parfois 3 à 6 mois avant la date de démarrage du contrat », préviens Sophie Cavailles.

 

 Et les labels ?

Attention, pour l’heure, un diplôme ou une formation n’est jamais reconnu par l’État, celui-ci ne reconnaît que les établissements. Le ministère de l’Éducation nationale reconnaît ainsi les écoles qui dépendent de lui, les écoles rattachées à d’autres ministres doivent l’être par l’entité qui les concerne.

 

Les visas

Les écoles de commerce et d’ingénieurs peuvent obtenir un visa. Celui-ci, délivré par l’Éducation nationale, garantit un établissement reconnu depuis au moins 5 ans et garantit la valeur pédagogique des diplômes de bac +3 à bac +5 pour une durée d’1 à 6 ans. Le titre d’ingénieur est également garant de la qualité de la formation.

 

L’inscription au RNCP

Une formation inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) est également un gage de qualité, surtout en matière de débouchés professionnels. Les bac +5 correspondent à un niveau I.

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