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5 astuces de fayot pour devenir le roi de l’open space

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Travailler d’arrache-pied est-il vraiment le meilleur moyen de réussir sa vie professionnelle ? Et bien non. Benjamin Fabre, auteur de l’hilarant « comment devenir un parfait fayot au bureau » (éd. Tut-Tut), nous démontre qu’il faut au contraire en faire le moins possible et se consacrer au cirage de pompes pour devenir le roi de l’open space. Ce diplômé de l’ESSEC passé par le consulting nous dévoile, dans cette tribune libre, les secrets de l’art du fayotage en 5 points.

On s’imagine souvent que pour grimper dans un organigramme, il faut être doué dans son job et ardent à la tâche. Comment expliquer, dans cette hypothèse, que les hiérarchies soient peuplées d’incapables et de tire-au-flanc ? Eh bien parce que. Parce que la véritable recette de la réussite, qu’on se le tienne pour dit, ce n’est pas d’accumuler des diplômes ou de travailler d’arrache-pied, mais de se faire aimer de sa hiérarchie. C’est-à-dire, pour parler clair, de savoir fayoter. Mais le fayotage demande énormément de doigté. C’est une science pointue, qui requiert de la finesse et une véritable intelligence des situations.

Voici quelques conseils pratiques :

1. Éviter les procédés trop voyants

Le mauvais fayot aime la flagornerie. Avec sa bouche de canard et ses compliments cousus de fil blanc, il ne fait illusion auprès de personne. Tout le monde a envie de lui donner des gifles. Même ses chefs. Tournez le dos à cette méthode. Si vous avez un compliment à faire à votre boss, débrouillez-vous pour qu’il lui tombe dans l’oreille par ricochet, comme s’il n’était pas supposé l’entendre. Mettez-vous à sa place : imaginez que vous surpreniez, à travers une porte, une conversation où l’on dirait de vous que vous êtes drôle, intelligent et incroyablement doué au lit. Vous le croiriez immédiatement, non ? Nigaud.

  

Fayoter dès l'entretien d'embauche :

  

2. Établir des connexions profondes

Votre chef a des goûts. Des hobbies. Des angoisses existentielles. Trouvez-les. Apprenez à utiliser les « drivers » profonds de son caractère. Il admire Mylène Farmer ? Laissez, en évidence sur votre bureau, une petite statuette rouquine (latex autorisé). Il est du genre passéiste ? Parlez-lui du Front Populaire, de Joseph Haydn et des méfaits du rap. Il adore l’alpinisme ? Faites-lui croire que vous êtes né à Chamonix et que votre père a perdu des doigts lors d’une ascension au Népal. Ce n’est pas si compliqué, bon sang.

3. Ne pas se tromper d’heure

La joie du cadre en entreprise s’accroît à mesure qu’approche la fin de la journée. Gardez cela en tête pour programmer vos interventions fayotes. Vingt heures est le moment idéal pour aller lécher des bottes. À l’inverse, tenter une approche fayote le lundi à neuf heures est tout simplement stupide. Pensez aussi à lancer vos offensives lors de ces moments à haute densité émotionnelle, comme les séminaires festifs, les dîners de départ et les entretiens de fin de période d’essai.

4. Impliquer son N+1

Votre chef vous demande de pondre un rapport. Vous avez envie de lui rendre un travail qui l’enchante ? Eh bien, donnez-lui l’illusion qu’il en est le papa. Votre document peut être vide, bourré d’erreurs et de croquis affreux, cela n’est absolument pas grave. La seule chose importante, c’est qu’il le regarde comme si c’était son bébé. Ne bossez pas dans votre coin. Rendez votre N+1 partie prenante de la rédaction, étape par étape, en incorporant la totalité de ses suggestions.

5. Mettre la morale aux oubliettes

La vie professionnelle est sans pitié. L’homme est un loup pour l’homme et puisque personne ne vous fera jamais de cadeau, au diable la charité. Imaginez que votre voisin d’open space poursuive votre boss aux prud’hommes (harcèlement). Allez voir votre cher collègue. Dites-lui que vous le soutenez. Tapotez-lui la main. Mais si votre chef vous fait venir dans son bureau et sollicite votre opinion sur le sujet, tirez à boulets rouges sur votre collègue. Dites qu’il est un ingrat. Un traître. Que ces façons de faire vous dégoûtent. Repartez en crachant.

Pour en savoir plus : Comment devenir un parfait fayot au bureau (Editions Tut-Tut, 239 p., 13 €).

18

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ex open space...

18/02/2015

à 16:15

Boaf ...du management moderne dites vous appris dans les "grandes écoles", très discriminent cette adjectif de grande vous trouvez pas! Cela flatte l'orgueil ..dont justement nous parlons....pour ma part je vous fais part de cette petite fable très a propos :

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.

Bon la facile, c'est imagé même les RH comprendrons, le nom fromage vous le prenez au sens sous entendu, par exemple augmentation, promotion etc...
Pour le reste des lecons de management, vous avez tout ce qu'il vous faut dans les fables, de cette école du 17 ième siécle de Jean de la fontaine, quelques euros pour un livre qui vous donnera plus d'instructions que les longues présentations ennuyeuses des sessions de coaching, training payer souvent fort cher...Bon berf, pour illustrer cela quelques exemples :

La spéculation financière : "Le berger et la mer".....Suivi de "la cigale et la fourmi"...sauf que nos fourmis d'aujourd'hui n'ont pas lu la fable et font tout l 'inverse

Nos "manageurs", je leur dédit cette fable parfaitement d'actualité : "Conseils tenu par les rats"....ce n 'est pas une blague cette fable existe, qui plus ai parfaitement actuelle sur le management d'aujourd'hui...

Plus moderne et pour un peu d'humour :
- Vous avez aussi la gestion N.O.T.A. : No Action Talking Only...
- La pause 3C (cf kaisen pour les malades de ce truc) : Café , Clope, Chiotte.
- Ce qui se sont expatrié en "normalement", " en théorie", "attends que je t'explique", car dans ces pays tous imagiaire tout va bien ...Qui n'a pas entendu un truc du genre "la machine ne marche pas, ...mais en théorie elle devrait" ....et vous de penser donc si dans ta tête ca va... il est temps que tu ailles chez les fous !!!
- J'oublié le management à la française : OUI..............mais....mééééé......

Voila et pour les malades de la procédure en tout genre une seule est suffisante : Il est autorisé de pas être con quad on travail.

> Répondre

majun

18/02/2015

à 12:11

On nous dit que ce consultant en management nous propose un point de vue "humoristique"... Tout est dit !

Soit il s'agit d'un point de vue effectivement humoristique et certains des commentateurs doivent revoir leur copie en comprenant qu'ils ont dévoilé leur vraie nature. No comment !

Soit il s'agit d'un point de vue faussement humoristique et là, la décadence de ce pays prend sa source dans ce genre de comportement, associé à ces individus qui pratiquent de la sorte, faute de réelle compétence.

Pour ma part, je suis du côté de la vraie ambiance de travail, avec la reconnaissance de la compétence, celle-là même qui nous fait progresser...

D'ailleurs, comme par hasard, celles ou ceux dont j'ai admiré la compétence n'étaient pas de ces individus abjectes.

A chacun son chemin !

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cervolent

15/11/2014

à 11:42

Et combien d'entre vous ... je parle des post précédent ... vont tout de même mettre en place quelques trucs de ce qui s'est dit dans ce bouquin ? ne serait ce que pour lutter même ?
Ce système est déjà en place depuis des lustres et tous en profitent ... l'individualisme, l'égoïsme et surtout l'hypocrisie sont tout trois des symptômes de cette société capitaliste qui fait des salariés encore en place les seuls survivants de cette logique dans les entreprises ... et oui messieurs dames vous en êtes les héros (ou avec la liaison les z éros) ! la perte d'un emploi est désormais à la portée de tous ceux qui n'adhéreront pas au système ... à bon entendeur ... salut !

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bolderiz974

12/05/2014

à 16:29

Je suis d'accord ,c'est que de l'hypocrisie .On doit etre apprécier a sa juste valeur et etre en accord avec sois meme sur nos principes.

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Costic

05/12/2013

à 16:13

Vieux loup dépressif, je suis heureux de voir qu'il existe encore des mentalités de jeune louve.

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AK69

22/11/2013

à 23:11

Voilà pourquoi le pays est en faillite et pourquoi tant de jeunes le quitte.

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Loub

28/10/2013

à 16:42

Une bonne méthode consiste également à laisser à demeure un vielle veste sur le dossier de sa chaise d'open space. Ça donne l'impression que l'on est la à toute heure et que si l'on n'est pas a son bureau on est en salle de réunion.
Parfait pour l'image hard-worker.

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wicksy

27/10/2013

à 12:57

Excellent article.

Je rejoins les idées de jeune louve.
Moi-même, actuellement bien vu auprès de mon N+1, celui-ci m'a conseillé d'être plus "visible" auprès de mon N+2 pour que je puisse évoluer, donc je n'ai plus qu'à acheter ce livre et l'appliquer avec mon N+2 !

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moniteur64

26/10/2013

à 20:13

Pour résumer brutalement l'ouvrage, disons qu'il pourrait également s'intituler "Comment devenir une petite ordure en 5 leçons"?

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Bcn18

26/10/2013

à 15:49

Un monde d´hypocrisie dans lequel je m´enfonce petit à petit pour avoir travaillé d´arrache-pied et y avoir négligé ma santé. Les fayots s´en sortent bien, mais je ne pense pas qu´ils soient plus heureux, chacun doit choisir son camp, l´authenticité ou l´hypocrisie. Pour ma part, je préfère être la jeune louve en sacrifice que faire partie de la meute dans laquelle je perds mes valeurs et mon authenticité.
J´ai décidé de sortir de ce monde de l´entreprise inhumain, politique et fait d´apparence.
Indigeste j´ai envie de dire.
Enfin, parfois on arrive à se faire apprécier par des managers humains, qui savent reconnaître les vraies compétences, heureusement.
Mais cet article m´a bien fait rire, je le vois plus comme de l´ironie car je n´adhère pas à ces méthodes bien entendu.

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OT

23/10/2013

à 16:04

Pour répondre à Jeunelouve, que croyez-vous qu’il advint ? La belle prit un autre chemin et entra dans la forêt. Pour ce qui est de la meute, au matin suivant, il n’en resta que des moutons que l’on cuisina avec force fayots.
En revanche, je ne crois pas que le fayotage soit nécessaire ou obligé, sauf si vous voulez vendre un bouquin. Est-ce que quelqu'un aurait l'idée d'acheter Comment rester honnête au bureau ? (ou bien admettons que s'il en a l'ambition il saura quoi faire) Quant au second degré de l'ouvrage, on peine à le discerner.
Et à nouveau en revanche, je suis d'accord avec vous lorsque vous dites que le harcèlement est banalisé. N'ayant plus eu le cœur, j'ai préféré aussi m'éloigner. La remarque le plus souvent entendue depuis : C'est comme ça partout, maintenant...
Vivement demain, surtout pour vous.

> Répondre

CaroleF

22/10/2013

à 12:06

Je trouve cet article très intéressant. J'ai remarqué depuis mon entrée dans la vie professionnelle que les fayots étaient partout et que les avis tournaient au gré du vent.
Pour être honnête, bosseuse et consciencieuse, ça me faisait halluciner d'assister au spectacle (dans plusieurs entreprises), un peu dégoûtée par ces comportements superficiels et intéressés. Mais la réalité est ce qu'elle est, les gens aiment qu'on leur parle d'eux, c'est psychologique. Reste à trouver le bon dosage et à se retrouver soi-même en face du miroir le soir...

> Répondre

jeunelouve

21/10/2013

à 23:38

Au risque de paraitre vieux-jeu et victime d'utopie aigue, j'espère que le vintage sera prochainement à la mode dans les entreprises: où sont passés le charisme, les compétences, l'expérience, le respect, l'honnêteté, l'esprit d'équipe, etc...?
Le harcèlement est devenu tellement banal qu'il n'est même plus pris au sérieux (cf. le comportement conseillé en astuce 5).

On peut effectivement constater que le fayotage est primordial pour "asseoir" son poste et se voir évoluer.

Perte de sens, perte d'identité (en tant qu'individu), perte de valeurs... devons-nous vraiment nous étonner que notre pays soit sous perfusions d'anti-dépresseurs et d'anxiolytiques?

La "crise", les crédits, les contraintes familiales ont bon dos pour excuser ces comportements...

Sommes-nous en poste pour "dorlotter" des personnalités narcissiques à l'ego démesuré ou faire évoluer une entreprise?

Une jeune louve au chômage.

> Répondre

lilou

21/10/2013

à 19:51

Malgré que vous n'ayez pas complétement tord, j'approuve guère votre manière de le revendiquer. C'est bien triste d'écrire de tels sujets, juste rapporter la terne réalité de la jungle du travail ! Nous le savons tous et tous nous subissons, nous continuons dans cette direction.
Pour ma part, je préfère rester moi-même et être bien avec moi-même et savoir que ma réussite est fondée sur de vrais valeurs et de vrais compétences même si je ne suis pas reconnue. Chacun sa façon de voir les choses et où il place la réussite professionnelle dans sa courte vie.

> Répondre

lapie17

21/10/2013

à 17:36

malheureusement tout cela est parfaitement vrai. Mais il faut aussi pouvoir se regarder dans la glace sans rougir tous les matins (parfois plus) ! donc, non ce n'est pas un conseil mais autant le savoir avant de se dévouer corps et âme à son boulot. Tout est dans le dosage (de l'effort, de la diplomatie et du temps consacré versus compensation de l'employeur). L'humour aide à comprendre, accepter et contourner la réalité (surtout quand elle est triste)

> Répondre

PAD

21/10/2013

à 11:55

Quand on passe du temps à chercher un emploi, et que l'on retrouve dans cette rubrique ce livre classé "humoristique" ou "de conseils" selon les journaux où l'interview a été réalisée cela a de quoi surprendre.

Pour information je sors d'un groupe international d'où des centaines de personnes vont être mises dehors demain. J'ai effectivement vu ce genre d'attitude ce qui fait énormément de tort aux autres. Il est de plus en plus fréquent pour arriver à avoir encore "une chaise" demain malheureusement. J'ai diffusé ce livre à mes anciens collègues en poste sachez qu'il n'a fait rire personne y compris ceux de mes collègues sortis depuis 1 à 3 ans du groupe dont certains sont coachs dans différentes activités.

> Répondre

LA

18/10/2013

à 13:59

Tellement tellement vrai ! :)

> Répondre

OT

17/10/2013

à 15:15

La relation contractuelle de travail (voir ce mot) est un peu plus compliquée que cela et condamner les générations futures au fayotage n’est pas honnête. Attaché dit le loup… Depuis une quinzaine d’années ou moins, le manager n’a effectivement plus, généralement, qu’à se rabattre sur le gardiennage ou la manutention (mais sans les spécificités éprouvées qui peuvent s’attacher à ces fonctions) et il est donc très évidemment vulnérable, même s’il en reste d’excellents qui ne se laisseront pas circonvenir de façon aussi grossière. Flatter sa personnalité est comme chasser des baudruches : une fois attrapées, qu’en faire et même comment s’en défaire ensuite ? Pour en garder le souvenir en tête, j’ai assisté il y a quelque temps aux démêlés d’une jeune louve qui tenait tête à ses chefs (et incidemment à la meute qui a su choisir son camp). Le spectacle est d’une autre nature que le plat de fayots que l’on propose. Vieux loup solitaire, ma sympathie va aux jeunes louves.

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