5 étapes pour apprendre à parler de soi positivement mais sans se vanter

25 avril 2016 Ingrid Falquy

Parler de soi en bien, ça s’apprend. Vous avez peur d’en faire trop en parlant de vos réussites ? Pire, vous passez votre temps à vous dévaloriser ? Pas de panique, il suffit de respecter ces 5 étapes pour devenir votre meilleur publicitaire.
5 étapes pour apprendre à parler de soi positivement mais sans se vanter
  1. Étape numéro 1 : faire la différence entre se vanter et se mettre en avant
  2. Étape numéro 2 : choisir les bonnes lunettes
  3. Étape numéro 3 : bannir le "mais"
  4. Étape numéro 4 : s’entraîner
  5. Étape numéro 5 (spéciale femmes) : ne pas se tirer dans les pattes

Se mettre en avant peut être un exercice périlleux pour qui n’est pas trop sûr de soi. Surtout pour les femmes, à qui on a toujours appris à être discrètes pour ne pas être vulgaires. Pas étonnant donc qu’un atelier ait été consacré à ce sujet, lors du Forum Elle Active qui réunissait des working girls assumant leur envie de faire avancer leur carrière. « Je parle positivement de moi sans me vanter » : c’est l’objectif à atteindre grâce aux conseils de la coach certifiée et championne de judo Magali Baton, fondatrice du cabinet Seika. Cadremploi y était et vous dévoile les 5 étapes essentielles pour devenir son meilleur publicitaire.

Étape numéro 1 : faire la différence entre se vanter et se mettre en avant

Se vanter, c’est essayer de faire croire aux autres qu’on est le meilleure, alors qu’on n’en est pas convaincu soi-même. Une petite voix dans notre tête martèle que l’on est en train de raconter n’importe quoi. Pour la faire taire, on en rajoute. En quelque sorte, on ment. Et ça se voit. Rien de bon pour booster une carrière. Au contraire, quand on se met en avant, on croit à ce qu’on dit.

La confiance en soi est donc primordiale. Et pas besoin pour cela d’avoir un égo surdimensionné. Il suffit d’identifier clairement ce qu’on veut partager, et de se rendre compte qu’il s’agit d’une vérité. Par exemple, vous êtes diplômé d’une école prestigieuse, vous avez été promu manager, vous avez reçu des félicitations après votre présentation, etc. Ce sont des faits. Ils suffisent à vous mettre en avant s’ils sont racontés correctement.

Étape numéro 2 : choisir les bonnes lunettes

Toute la question est donc de savoir bien présenter ces faits dont vous pouvez être fier. Magali Baton parle de lunettes : les filtres avec lesquels on va regarder une expérience, une compétence ou un parcours dans son ensemble. Prenons une expérience toute simple, comme une présentation parfaitement exécutée. À la fin de la réunion, quand on vous demande comment ça s’est passé, vous pouvez choisir une multitude d’angles :

- L’option manque de confiance en soi :

"J’avais tellement peur pendant ma présentation que je tremblais"

- L’option vantardise :

"J’ai déchiré ma présentation, je suis sûr que notre boss pense à m’augmenter maintenant"

- L’option pour se mettre en avant positivement :

"J’ai déchiré ma présentation, la patronne m’a félicitée !"

Réfléchissez à tout ce que vous pouvez dire de positif sur vous-même et entraînez-vous à le formuler avec ce bon angle. Vous avez tremblé pendant votre présentation ? Vous n’êtes pas obligé de le dire. A contrario, si le n+1 vous a félicité, c’est déjà très bien, pas la peine d’en rajouter.

Étape numéro 3 : bannir le "mais"

Vous l’avez, votre formulation objective et positive ? Ne la gâchez surtout pas avec un "mais" : c’est le mot interdit. Pour reprendre notre exemple, on bannit la formulation :

"J’ai déchiré ma présentation, mais dans l’effervescence j’ai oublié une partie."

Étape numéro 4 : s’entraîner

Une fois qu’on a compris le principe, il faut s’entraîner. Parce que pour booster sa carrière en se présentant positivement, il faut le faire de façon constante, non seulement pour des réussites ponctuelles mais aussi à chaque fois qu’on se présente. Comme entraînement, rien de tel que l’elevator pitch : une façon présenter son statut et son parcours qui peut s’énoncer en moins d’une minute.

Étape numéro 5 (spéciale femmes) : ne pas se tirer dans les pattes

Avant de clore l’atelier, Magali Baton a fait passer un dernier message à toutes les working girls de la salle : soutenez-vous. « Dans le milieu du sport comme dans le milieu professionnel, les hommes sont compétitifs mais savent se soutenir quand il s’agit d’évincer une femme qui marche sur leurs platebandes. Le problème, c’est que les femmes n’en font pas autant ». Alors, la prochaine fois qu’on veut médire sur une collègue parce qu’elle en fait trop ou qu’elle a "les dents qui rayent le plancher", on se retient. Et si elle avait tout simplement les compétences pour prétendre à ce poste ?

Ingrid Falquy
Ingrid Falquy

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