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Après la to-do list, essayez la to-don’t list pour gagner en efficacité

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Régis Delanoë

Il est 16h et vous ne parvenez que maintenant à vous pencher sur votre to-do list du matin…Classique. Pour mieux organiser vos journées au travail et arrêtez de vous faire polluer, on vous propose de tester la to-don’t list.

Lister les choses… à ne pas faire

« La to-don’t list est un outil de gestion du temps de travail et des priorités, comme l’est la to-do list, présente la coach professionnelle Sophie Mouchel. Comme son nom l’indique, elle consiste à lister les choses à ne pas faire, les comportements inappropriés et ceux qu’on peut éviter. En cela, c’est un outil qui entre dans le cadre du développement personnel, contrairement à la to-do list qui est plus concrète et didactique. » Mais alors, quels éléments peuvent constituer une to-don’t list ? « C’est du cas par cas, répond l’experte en accompagnement professionnel Bérangère Touchemann. Il peut s’agir des choses susceptibles de polluer votre travail au quotidien : le bavardage intempestif et improductif, une mauvaise gestion des mails, trop de temps passé sur les réseaux sociaux… Il peut aussi s’agir de comportements à bannir : ne pas attendre le dernier moment, ne pas faire comme tout le monde, ne pas avoir une vision à court-terme… » La to-don’t list s’apparente ainsi à une sorte de pense-bête pour gagner en productivité et en efficacité dans sa carrière.

 

Un complément de la to-do list

La to-don’t list vient-elle se substituer à la to-do list ? « Non, assure Émilie Burel, du pôle formation du groupe Éditions Lefebvre Sarrut. La to-do list reste un outil indispensable et prioritaire qui permet de structurer son activité et de planifier ses tâches du quotidien. La to-don’t list peut venir en complément mais reste plus accessoire. » Avec une limite majeure, poursuit-elle : « La to-don’t list, en tant que rappel des choses à ne pas faire, est une liste qu’on met assez rarement à jour, contrairement à la to-do list, où l’exercice consistant à barrer les tâches au fur et à mesure de leur accomplissement offre une grande satisfaction. » La to-don’t list, elle, reste une liste de règles assez immuables, comme une forme de table de lois des bons comportements à adopter en milieu professionnel. « Elle peut aussi servir de complément dans le cadre d’une to-do list classifiée, où on range par importance les tâches à accomplir : tâches prioritaires, secondaires, futures et enfin les choses à éviter, en dernière grille de lecture », interprète Sophie Mouchel.

Lire aussi : Les secrets d'une to-do list efficace 

 

Populaires chez les indépendants et télétravailleurs

Encore très confidentielle en France, la to-don’t list pourrait rapidement séduire une catégorie bien précise de travailleurs : les indépendants et télétravailleurs, en quête d’outils pour les aider à bien cadrer leur environnement de travail. « C’est une charte qui peut servir d’autocorrection pour les gens en proie aux distractions extérieures, estime Bérangère Touchemann. Elle peut aider à lutter contre ce qu’on appelle parfois les "voleurs de temps", en mettant des mots dessus pour mieux les combattre. » Des activités aussi énergivores qu’improductives : se rendre sur Facebook à chaque nouvelle notification, répondre aux mails au coup par coup plutôt que d’y consacrer un temps précis dans la journée… Autant de tentations dangereuses et de mauvaises habitudes faciles à prendre quand on travaille depuis chez soi et qu’on n’a ni supérieur derrière le dos ni collègues de travail à proximité pour se surveiller mutuellement.

 

Gare au cadre trop contraignant qu’elle peut générer

Née dans les pays anglo-saxons, comme avant elle la to-do list, la to-don’t list va-t-elle s’imposer elle aussi en France comme un outil indispensable d’organisation du temps de travail ? Les experts interrogés restent sceptiques, comme Bérangère Touchemann qui lui trouve un côté « trop négatif : ce qui n’est pas important, ce qu’il ne faut pas faire, ce qui n’est pas urgent… C’est assez dévalorisant au final. » Un jugement partagé par Émilie Burel : « C’est un outil qui manque de proactivité, qui n’incite pas à agir. Il offre un cadre mais il peut être trop contraignant. Je conseillerais de lui substituer une liste des axes d’amélioration sur lesquels vous estimez devoir travailler, c’est plus positif. » Reste que la to-don’t list peut tout de même s’avérer bien utile aux personnes en quête d’un cadre de travail bien délimité et à ceux qui peuvent avoir du mal à tenir leurs résolutions.

 

>>Et vous, qu’en pensez-vous ? Envie d’essayer ?

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