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Burn out : 4 signes qui sonnent l'alerte

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Michel Holtz

Le burn out, dit aussi épuisement professionnel, cela n'arrive pas qu'aux autres. Des experts listent les symptômes qu'il faut identifier au plus vite, pour désamorcer cette dépression qui n'est pas si rare que l'on pourrait le croire.

On le connaît si mal que l’on ne sait même pas précisément comment le définir. On l’appelle burn out, ou syndrome d’épuisement professionnel. Peut-être parce que cette pathologie est multiforme. Grosse fatigue physique, émotionnelle, voire intellectuelle, elle peut cumuler les trois maux et avoir des conséquences parfois graves. Alors que près de 3,2 millions de français seraient exposés au burn out, selon une étude du cabinet Technologia, et que la reconnaissance officielle de cette maladie reste floue, il est important de guetter les signaux et de connaître les circonstances dans lesquelles une telle pathologie peut survenir. Et de le faire à temps pour tirer la sonnette d’alarme

1 – Un contexte à risques

S’il n’y a pas d’âge pour souffrir du syndrome d’épuisement professionnel, certaines circonstances peuvent le favoriser. Notamment, les changements professionnels. Un retour de congé maternité, ou de mission d’expatrié, une prise de poste obtenue grâce à une promotion, sont autant de facteurs pouvant entraîner un surcroît d’activité, et, surtout, une envie de trop bien faire qui peuvent conduire au burn out. Mais il arrive également que certains cadres, qui visent précisément une promo, se retrouvent parfois à en faire beaucoup plus qu’il n’en faut, pour se faire remarquer et obtenir le poste convoité.

2 – Des signes physiques de grande fatigue

Lorsque l’on est anormalement fatigué, l’organisme se relâche. Les immunités naturelles s’amenuisent et les signaux qu’il envoie sont autant d’alerte que le burn out est proche. Un rhume qui s’éternise ? C’est à priori anodin, mais si on le traîne trop longtemps, c’est que le corps ne peut plus lutter efficacement. Parfois, cette alerte prend la forme d’un état grippal, avec ses douleurs articulaires et/ou, ses maux de tête. Chez certaines personnes, un état de stress et de fatigue intense provoque aussi des maladies de peau. Autant de symptômes à surveiller.

3 - Une émotion à fleur de peau

Un grand épuisement ne conduit pas forcément à un état de somnolence, plutôt réservé à une fatigue classique. Elle peut susciter un état d’irritation ou d’émotivité exacerbé. Au bureau ou à la maison, les coups de sang se multiplient. On pleure ou l’on rit pour un rien et on hurle après ses collègues ou ses enfants pour peu de choses. Au bord de l’épuisement, tout devient excessif. Et ces excès là, il convient particulièrement de les surveiller. Pas lorsqu’ils surviennent une seule fois, évidemment. Mais leur répétition est le signe d’un danger imminent.

4 - Une part de cynisme et d’isolement

Mais parfois, les symptômes qui peuvent conduire au burn out sont à l’opposé d’une plus grande émotivité. Certaines personnes peuvent devenir cyniques, perdre toute empathie pour leurs proches ou leurs collègues. Et lorsque l’un de ces phénomènes se manifeste dans la durée, et encore davantage encore lorsque plusieurs d’entre eux sont conjugués, il est grand temps de s’adresser à son médecin. En ne négligeant pas de mettre en parallèle ces différents symptômes et sa situation professionnelle.

   

Burn out : un ouvrage pour tout savoir

Tous ces conseils, et bien d’autres, Sabine Bataille les livre dans son ouvrage « Se reconstruire après un burn-out - Les chemins de la résilience professionnelle ». Mais la sociologue, spécialiste du transfert de compétences, ne livre pas seulement les clés pour ne pas tomber dans ce grave syndrome d’épuisement professionnel. Elle donne également les conseils pour en sortir. C’est un véritable guide d’auto coaching destiné à ceux qui souffrent, mais aussi à ceux qui sont amenés, de par leur métier, à côtoyer cette souffrance.

  

Michel Holtz © Cadremploi.fr

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M

29/06/2018

à 15:26

Bonjour, alors moi je travail depuis peu dans cette société, depuis mars! et je vois une psychologue une fois par semaine depuis 1 mois.
Donc au début c'étais tout beau tout rose et le lendemain de ma fin de période d'essaie c'étais terminer. Je suis vendeuse, et je me retrouve seule à gérer la boutique, je fais comptable, assistante téléphonique, gérante, je gère les commande, je dois faire la pub pour tous les magasins sur les réseaux . Je fais 35h mais j'ai l'impression d'en faire 30 de plus. Je suis épuisé, mais je ne dors pas de peur de ne pas entendre mon réveil, je stress non stop. J'ai peur d'arriver au boulot, je ne me maquille plus je ne me coiffe plus je suis en train de dépérir. Mes proches hallucinent ! Moi qui suis très très coquette..Tous les matins quand j'arrive j'ai un pavé de msg sans bonjour ni stp. C'est des msg avec en début je veux que tu, je veux si, je veux ça. C'est horrible, car pourtant j'ai doubler le chiffre d'affaire. Sa fais 1 mois que je ne rate aucune vente. (je vends des robes de mariée) elle me parles mal.
Hier encore elle me dis : arrête de faire la meuf occupé, tu me prends pour une conne.
J'ai trouver un autre boulot, et j'arrive pas a lui dire et je ne sais pas si j'arriverais. Je me sens piégé . Lors d'un déplacement à plus de 5 h de chez moi elle m'as dis que je dormirais chez elle à la place d'aller à l'hôtel.. C'est impossible pour moi!
J'ai même peur qu'elle voit ce message.
Je me renferme, et en plus de cela j'ai subit un viol il y à 4 mois. donc c'est une accumulation, je n'en peut plus ..

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jimenez olga olgadea

05/06/2018

à 10:17

bonjour! a tous et toutes je travaille a lhopital depuis déjà 25 ans en tant ash , ces 5 dernières années, mon travail me pèse, l'ambiance pas toujours facile avec l'équipe avec qui je travaille deviens pour moi pesante ,toujours etre forcer de s'acclimater a chaque personnalité, croyez moi c'est pas de la tarte.
je suis quelqu'un de facile a vivre, d'un tempéremment très cool, et très conciliante , joyeuse ,on me dit souvent que je suis un rayon de soleil
mais ce que les gens ne savent pas c'est que l'on n'est parfois obliger d'avoir une attitude envers le personnel en adequation selon la personalité de chacun.
je n'aime plus ce que je fais, je vais a mon travail avec la boule au ventre , angoisse , avec quel binome vais je me trouver? l'ambiance est lourde
la surcharge de travail est de plus en plus difficile
beaucoup de stress
je ne supporte plus toutes ces folles dingues,qui critiques sans cesse,
a la moindre occasion vont baver aux cadres ,
les cadres je ne les supportent plus non plus,
tous ces agents qui déanbules dans les couloirs, cadres , infirmiers, aides soignantes, hygiénistes, tout le reste du personnel je supporte plus.
C'est le trou noir , je suis vide ,aucune motivation,
Surcharges de travail,et aucune reconnaissance.
Fin de journée l'impression d'avoir fait le pic du canigou, a l'inverse de faire le pic du canigou c'est a l'arrivé c'est le nirvanna super bonne fatigue, là c'est l'éffet inverse vous craquez nerveusement,
J'ai souvent après avoir fini mon service , pleurer dans ma voiture .
La cerise sur le gateaux un coup de fil , on m'annonce que mon fils c'est retrouver dans des ambrouille et c'est pris un impact de balle dans la tete, grace a dieu il s'en est sorti, je veux raconte pas la suite .... JAppelle ma cadre en pleur lui expliquant ce qui c'était passé avec mon fils, Je tiens à signaler que jamais durant je n'est pleurer devant que quiconqueà mon travail.
Ma cadre me répond ok vous comptez reprendre quand???
je suis sur le champs a lhopital de toulouse en rea rejoindre mon fils
Je suis en arret maladie depuis le mois de juin , j'étais vraiment très très mal
a ce jour je sais pas ce qu'il m'arrive mais je n'ai plus envie de retourner travailler a l'hopital dans cette ambiance de merde ......
Rien que penssé a ma reprise je suis envahie de grosses angoisses.
Que dois faire?je vais pas rester en maladie tout le temp?
en sachant que ma drh s'en fou royalement si je solliciter un changement de poste
de toutes façon c'est la merde partout dans cet hopital .
Merci de me lire , et vos avis seront les bienvenues.
merci.

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En réponse à jimenez olga olgadea

Linago

07/10/2018

à 01:08

Bonsoir je viens de lire votre article, et je sais bien ce que vous subisse. Je travaille moi même au milieu hospitalier et je vous dis c'est partout pareille moi j'ai un cadre qui rabaisse tous le personnel que ce soit infirmier ou aide soignons , mois je dit que ce genre de perssonne en vraiment un problème dans leur vie . Ils ce croire supérieur de tous alorses que même eu ils prenne des tire par des médecins, le seul conseil que je te donne écoute ton coeur ce qui te dit .si tu te sens pas bien traité ce problème de brun Hut vas voir un medecin homeopathe qui te donne des traitement de fond pour traiter tes engoise moi j'en prend et ça marche très bien . Ils faut pas rentré dans leur jeu faitrès ton travail et fait toi respectet.

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Emilied38

06/04/2018

à 12:02

Bonjour, je fais des recherches sur le burn out depuis quelques temps car je crois que je suis en train de commencer à en faire un, je suis en congés (1 semaine) et rien que de penser que je vais devoir y retourner m'angoisse. Je travaille en tant que secrétaire, je travaille 40h/ semaine, j'adore mon métier mais en ce moment je ne supporte plus, il y a sans cesse du boulot, le téléphone client et collègues ne fait que sonner du coup j'ai l'impression de ne pas avancer, les clients sont de plus en plus pénibles et il y en a de plus en plus car le patron ouvrent des agences tous les ans, les collègues ne font que se plaindre et le responsable ne fait que nous envoyer des sms pour nous rajouter du travail et faire du chiffres. Il est clair que de notre temps il ne faut pas se plaindre d'avoir du travail mais toute cette pression m'épuise.
Je vais au boulot avec la boule au ventre et la peur de ne pas y arriver.
Je suis agressive avec tout le monde et le pire c'est que c'est mon fils et mon mari qui trinquent ma mauvaise humeur quand je rentre de mes journées assez mouvementées. Quand je dors je fais des cauchemars par rapport au travail, je me réveille en panique, quand je suis chez moi j'ai la sonnerie du téléphone dans ma tête. Et physiquement mal de dos, rhume qui ne passe pas, bouche pâteuse + migraine n'arrangent rien.
Je m'entends bien avec mon patron, et je n'ose pas m'arrêter car je n'ai pas envie de le laisser "en plan" malgré cette pression constante. Je n'ose pas en parler à mes proches, j'ai peur de me faire juger d'incompétente, de chochotte ou par rapport à mon âge... J'aime plus que tout mon métier mais la c'est devenu intenable.
J'aurai voulu avoir des conseils:
- dois-je aller consulter mon médecin pour lui en parler ?
- est-ce que cette situation est déjà arrivée à l'un d'entre vous ?
- à votre avis quelle solution serait la mieux pour remédier à ça ?
- j'ai 24 ans, n'est-il pas bizarre de faire un burn out à cet âge là ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses et conseils si vous en avez à m'apporter je suis très preneuse.

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poryji

11/08/2017

à 18:32

J'ai également vécu 2 ans de Burn Out. Il est possible de s'en sortir en arrêtant immédiatement l'immersion dans le lieu de travail. Plus on y est confronté plus on se fatiqgue. Il ne faut pas avoir peur de prendre une décision comme rupture conventionnelle ... il y a toujours du travail ailleurs. Par contre je n'étais pas à l'aise en entretien pour expliquer les motifs du départ. J'ai été franche mais les employeurs s'interrogent sur une éventuelle fragilité qui pourrait revenir.... il faut donc se reposer et se reconstruire MAIS surtout s'éloigner de la source de stress acr sinon on s'épuise et c'est plus dur de repartir !

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jimenez olga olgadea

04/06/2018

à 18:03

bonjour! je travaille a lhopital depuis 1992 tutulaire .
J'ai naturellement des qualités humaines pour exercer entant ASH, depuis ces 5 dernières années je vais à mon travail la boule au ventre,je ne supporte plus ma hierarchie ni mes collègues de boulot , je ne supporte plus personnes.
Travailler en équipe cela est devenu insupportable pour moi , marre de supporter les humeurs de merde de mes collègues, et certain cadre je ne supporte plus non plus.
Suite a de gros problèmes familiaux, et mon travail qui m'épuisé psycologiquement et pysiquement j'ai fais une grosse dépressions, angoisse insurmontable a l'idée de reprendre mon travail dans une ambiance qui ne me correspondais plus.
aujourdhui je suis arreter depuis le mois juin 2017 et toujours aussi mal , grosse angoisse à l'idée de retourner a l'hopital c'est comme si on devait m'enfermer dans une prison.
Honnetement je n'aime plus ce que je fais , et le travail en equipe supporte plus.
Mais il va falloir envisager un jour une reprise, mais la drh fais la sourde oreille pour un changement de poste,et puis il n'y a pas que moi d'autres agents qui attendent à etre reclassé aussi.
J'ai 54 ans et que faire d'autres , j'ai exercer mon métier depuis tant d'années , je me sens sans aucune énergie , ni aucune motivation....
que faire?

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En réponse à poryji

Carole Charton

15/02/2018

à 11:26

Je voulais savoir moi je en burn out et la l hôpital ou je travail l envoie voir un médecin pour eux je suis en arrêt abusif sachant que je ne me suis jamais arrête la je suis perdu car la j ai l impression d avoir fin un crime un mois d arreteet je voulais même si c est pas le top reprendre mais la je le sens plis que humilié je ne sais plis quoi faire

> Répondre

soso24

06/07/2015

à 16:18

maman de 5 enfants j ai 42ans 1er papas partit pas de pension mes parents mont aidé 2eme papas partit incarcéré 10ans pas de pension,3eme papas pas de pension,partit avec une autre et les 3 papas sont partit aux quelques mois de leurs enfants...je suis toujours chez mes parents qui me critique ma mere est tres croyante et vie que que pour sa paroisse et l ecole ou elle transmet la cathéchese...on m en veut de ne pas laisser mes enfants dans le privé...mes revenus sont 400euros par mois pas de rsa car trop faible pour travailler,pas envie de penssion car aussi pas envie d aller au tribunal et également peur de represails...je suis seule je ne vois jamais personne pleur souvent...et parfois plus envie de vivre donc je me raccroche à mes enfants....mon fils ainé ma envoyé a l hôpital pour cou et blessures je voudrais juste une amie un ami à qui parler de temps en temps cordialment...

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En réponse à soso24

Lcsteph

09/12/2017

à 14:44

Bonjour Soso24 j'espère que tu vas mieux .

> Répondre

Michèle

29/12/2014

à 19:17

Hmm....ceci dit, j'ai une collègue qui ne bosse que 4h par jour (et n'a pas d'enfant!) file directement à la machine à café en arrivant au bureau, et si on a le malheur de lui demander de se bouger un peu (les patrons aussi bien que nous, les collègues qui en avons assez de récupérer son boulot en surplus!) la demoiselle de crier au harcèlement (!!) et de se faire mettre en arrêt et de clamer "burn-out! " "burn-out!" Alors que bon, pour avoir un burn-out au travail, faut quand même y aller un minimum au travail non? Quant au harcèlement, ça semble devenu la nouvelle arme de certains employés, genre "hmm.....vous insistez pour que je fasse mon boulot; moi, je dis que vous me harcelez"! Je me demande comment nos patrons font pour supporter une employée pareille, parce que franchement, nous les collègues, on a juste envie de l'étrangler!

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CHOUPETTE

08/12/2014

à 17:54

Victime d'un burn out suite à du harcèlement moral et l'accumulation pendant plusieurs années de conflits et de surcharge de travail en milieu hospitalier, je suis toujours en arrêt maladie depuis pratiquement un an. Je me suis battue avec l'aide de la médecine du travail et la psychologue pour faire reconnaitre le préjudice moral en accident du travail, et j'ai obtenu gain de cause, face à un employeur (DRH) qui a été dans le déni le plus total malgré mes avertissements et rapports établis ainsi que ceux de mes collègues. Actuellement je prends le temps de me reconstruire, mais dans l'optique de ne plus jamais revenir dans mon établissement. J'ai entrepris de faire une formation pour quitter l'hôpital.

> Répondre

berni

08/08/2014

à 11:48

Comme dit dans mon commentaire plus haut, je suis aussi parti de mon entreprise malgré les risques, mais je n'en pouvais plus...
Ma reconnaissance d'inaptitude de la part de la medecine du travail m'a permis de quitter cette entreprise en laquelle j'ai cru pendant ces 26 années.
Je partage seulement mon vécu, moi ca m'a aidé à partir.
Bon courage sincerement

> Répondre

Argi

08/08/2014

à 09:22

Je tenais a dire que le burn out ne touche pas que les cadres. Il est difficile aujourd'hui pour une femme de mener tout de front, si par dessus le marché un de vos enfants a des difficultés, vous devez vous transformer en wonder woman 24/24. Le temps partiel est tres mal perçu, pourtant vous avez la meme charge de travail que les autres. Je pense que le pire c'est l'absence total de considération. Vous n'en faites jamais assez, vous gagnez beaucoup moins que vos collegues qui eux sont cadres, je subit un n+1 debile depuis 4 ans et je n'en peux plus !!! J'ai été voir ma N+2, mais je ne sais pas si elle m'a entendu. Reste le medecin du travail, qui m'a renvoyée chez moi après une absence assez longue liée à un probleme de santé autre. Ma tension atteignait des sommet. C'est vrai que c'est dificile de reprendre quand au bout de 4 h on vous dit déjà que vous n'allez pas assez vite, et que l'on vous a gardé du travail sous le coude en votre absence. Tout est comme ça et je n'y arrive plus.

> Répondre

Berni

08/08/2014

à 05:19

Victime d'un burn out à 49 ans, voici mon témoignage.
Cadre depuis 26 ans dans une PME à forte croissance.
Qui dit forte croissance, dit fortes ambitions.
Ambitions de récupérer tout les marchés à tous prix.
Cela passe par envoyer les commerciaux prendre ces marchés en promettant aux clients tout et n'importe quoi sans vérifier la capabilité à réaliser le produit, à le réaliser au prix proposé , à le réaliser dans l'engagement de délais pris.
Ça passe par ne voir que la rentabilité de l'entreprise et non plus les personnes qui la compose.
Ça passe aussi par un nombre incalculable de projets et objectifs donnés aux responsables, à tel point qu'il est impossible de tous les gérer de front, qu'il est impossible de les prioriser, qu'ils deviennent obsolète quelques mois après.
Par la pression permanente des cadres pour demander toujours plus à ses collaborateurs.
Par la non revalorisation des salaires.
Tout ça m'a conduit à CE fameux burn out, après 3 années où les symptômes se faisait de plus en plus visibles.
Mon corps (ma tête) a tiré plusieurs fois la sonnette d'alarme sans que je n'y attache bcp d'importance.
Je dois montrer que je suis fort, que je suis capable, que je fais face à toutes les difficultés.
Et puis les crises se faisaient de plus en plus fréquentes et forte.
Crise d'anxiété, perte de lucidité, perte de confiance, perte de concentration, demotivation, perte d'envie d'aller vers l'autre, agressivité dans les échanges, insomnie jusqu'à l'épuisement, idées noires.....
Ces crises que je rencontrais dans le milieu professionnel comme dans le milieu personnel.
Jusqu'au jour où mon médecin traitant m'a dit "stop, vous courrez à la catastrophe " malgré ses avertissements que j'avais ignoré jusqu'à là.
J'ai passé 8 mois en arrêt maladie, période pendant laquelle je ne me suis pas laissé aller en pratiquant de l'activité physique et travaillant sur les possibilités de reconversion professionnelle.
Cette action à été salutaire pour me sortir des antidépresseurs et anxiolitiques qui m'avaient été prescrit par le psychiatre qui a pris le relais du médecin traitant.
8 mois au bout desquels j'ai finalement été reconnu inapte par la médecine du travail, inaptitude pour travailler dans cette entreprise mais apte pour exercer une fonction similaire ailleurs.
Cette reconnaissance d'inaptitude à contraint mon employeur de me licencier avec les mêmes conditions qu'un licenciement économique.
Malgré les incertitudes pour retrouver un emploi, il m'était impossible de retourner travailler pour cette entreprise.


En conclusion, notre corps nous fait des signes qu'il faut savoir écouter.
Prenez soin de vous , pensez à vous, sachez lâcher prise....
Bon courage à tout ceux qui traverse cette épreuve.

> Répondre

NousLu

07/08/2014

à 15:44

Pour l'avoir vécu il y a peu, il est important de ne pas négliger ces signes et symptômes. L'ouvrage conseillé écrit par Sabine Bataille m'a beaucoup aidé, à prendre déjà conscience de la réalité du burn out ( car on n'y croit pas ) puis à avancer, faire des choix, se reconstruire.., c'est long et difficile mais on y arrive au prix de certains sacrifices du moins de choix pour soi. On en sort mais pas tout à fait indemne et surtout transformé. La priorité c'est "soi", l'équilibre qui nous est propre et finalement le boulot, on y fait ce que l'on peut avec les moyens qu'on nous donne car le burn out est liée à notre conscience pro, notre fort engagement et engendre un sentiment extrême de culpabilité.. Il est important d'être accompagné par un professionnel, pour ma part un suivi avec une psy du travail et un bilan de compétences m'ont beaucoup apporté. Bon courage à tous ceux qui vivent cette phase complexe et pour ceux qui seraient "borderline", écoutez vous...

> Répondre

Nono

24/05/2014

à 15:59

De vous lire m a fait du bien,a croire que le monde du travail n a pas changé. On est pas chez les bisounours les rapports de force sont explosifs ,on dirait que le but est la destruction des salariés, c est marche forcée. J ai beau en parler autour de moi ,il y a une omerta . Il ne faut pas compter sur les medias pour dénoncer cet etat de fait. Moi aussi je suis en plein burn out ,je ne dors plus depuis 4 mois.Je voudrais partir de cette boite, mais la tête haute, pas question de démissionner. Il faut que je passe a autre chose, ma santé mentale en dépend ..il faut résister..... pour nos enfants.

> Répondre

alain 40

18/05/2014

à 01:06

Je suis concerne par cette pathologie profondement touche moralementt, , physiquement ceux sont des periodes tres difficiles a assumer on est dans un mal être exclu de la societe active je ne me reconnais plus. ?.....

> Répondre

natacha55

07/03/2014

à 11:01

Je suis parfaitement d'accord avec Sabine95 les demandeurs d'emploi ne sont pas épargnés : je suis épuisée de rechercher un emploi à plus de 55 ans et de ne trouver que des CDD ponctuels ou des propositions de CDI sous payée... bon courage !

> Répondre

natacha55

07/03/2014

à 11:00

absolument d'accord avec Sabine95 ! je suis épuisée de chercher du travail à plus de 55 ans et d'enchaîner des CDD ... bon courage !

> Répondre

Sabine95

24/02/2014

à 21:58

Ca n'arrive pas qu'aux personnes qui travaillent, mais également aux demandeurs d'emploi, figurez-vous !
Fringales et perte d'appétit qui se succèdent, la tension qui monte, le poids aussi, puis de coups de gueule après des amis et d'autres personnes qui vous veulent du bien, qui n'ont pas cherché du boulot depuis des lustres et qui se croient experts en la question...

> Répondre

Samia

24/02/2014

à 21:17

A tous courage, faites le bon choix celui de vous occuper de vous ! Ca suffit de vous malmener pour des gens qui n'en ont rien a faire. Resister. Vous etes tous formidable ne l'oublier pas et ne vous oubliez pas

> Répondre

Syb-Houlette

24/02/2014

à 18:45

Moi aussi :
-tension artérielle qui a explosé (je suis pourtant très sportive, et heureusement ça m'a sauvé...),
-des problèmes cardiaques sérieux qui ont commencé par une arythmie systématique, + essoufflement
-je pleurais sept heures d'affilée quand je rentrais le soir et ne m'endormais qu'épuisée vers 3-4h du matin,
-problèmes de constipation (jusqu'à 5 jours "sans"...), (désolée pour les détails...)
-insomnie sévère vers la fin (jamais plus de 4h de sommeil par nuit, souvent 1h seulement),
-perte d'appétit, perte de poids,
-perte d'empathie pour "les gens" en général, en effet, juste envie de rentrer à la maison "à l'abri"...
-rhino-pharyngites en fond...

Et ma médecin traitant a mis 1 an avant de m'accorder un arrêt maladie (trouille de poursuites pour arrêts abusifs !).
Elle ne voulait pas m'arrêter, mais insistait pour que je prenne des anti-dépresseurs parce que selon elle "tout cela était des symptômes de dépression". Je les ai refusés systématiquement, pour moi c'est de la drogue...
Pourtant, avant mes problèmes professionnels et mon "4-postes-en-un" + le harcèlement psychologique subis durant des mois dans un contexte de fusion et pratiqué systématiquement par ma hiérarchie et mes collègues (un beau travail d'équipe, avant comme objectif : ma démission !), je n'étais pas dépressive du tout...

Ah oui, suggestion de sondage ou d'étude sur le sujet :
Le Burn-Out est aussi parfois lié aux comportements de harcèlement de la part des collègues et/ou N++, qui essaient de vous "dézinguer" pour avoir votre place / une augmentation / détourner l'attention qui sinon pourrait se porter sur leurs incompétences ou manquements / vous faire taire sur des sujets qui les mettent en cause... / etc.
Mais aucun sondage du type : "Avez-vous déjà harcelé psychologiquement ou poussé à bout l'un de vos collègues ?"
Je suis à peu près sûre que la réponse serait "NON ! " à 100%...
Autres questions : "Dans quelle mesure prenez-vous soin d'entretenir des relations cordiales avec vos collègues ?", juste "cordiales"... "Avec quelle fréquence dénigrez-vous vos collaborateurs ?", etc...

Que de halos éblouissants au-dessus de toutes ces têtes laborieuses ! C'est La source de lumière en open-space...

--> Gardez le sens de l'humour, c'est vital !

> Répondre

den's

19/02/2014

à 19:11

Je suis en plein dedans.
après le stress, les coups de sang, j'en arrive à ne plus rien ressentir.

Je demande juste que l'on me sorte, pas d'autres issus, pas de réaction.

Je n'ai jamais été aussi zen de ma vie, mais avec tant de souffrance à l'intérieur.

so, i am fine...

> Répondre

FLO*

18/02/2014

à 11:54

je suis en plein dedans. J'ai une conscience professionnelle, mais voilà je lutte depuis 2 ans depuis mon retour de congé mat. je me sens mise au placard, oubliée, inutile, sans intérêt et risible. Plus de gros projets, plus de grosses responsabilités, eh oui je suis à 80% ça dérange. La charge de travail augmente, moi je travaille moins et donc je suis nulle. Tout est urgent, tout doit être fait pour satisfaire le client, au détriment de la qualité du produit ? Non je ne peux plus accepter ça. Je suis en arrêt depuis un mois, après avoir enfin accepté de prendre des anti dépresseurs, eh oui c'est honteux on se sent si mal et on ne comprend pas. On va être jugé. Tantôt je demande une rupture conventionnelle. mais si elle est refusée je fais quoi ?

> Répondre

lechinois

03/02/2014

à 05:52

Bonjour,

J'ai connu 2 grosses phases de burn out due au stress et a la fatigue.
La premiere est arrive alors que je n'avais que 25 ans. Fatigue par mon travail, et aussi énormément stresse, j'ai fait un burn out qui c'est traduit par une crise d'anxiété. J'ai eu ce que l'on appelle la "main de bebe". Votre main ce paralyse. La premiere fois c'est effrayant mais après on apprends a le contrôler par la parole afin de faire partir le stress.

La deuxième fois, j'ai eu une douleur énorme en bas du dos, m'immobilisant complètement.

Pour changer cela, j'ai totalement changé mon alimentation et fait un gros regime (perte de 14KG) et beaucoup de sports

> Répondre

Thekong

03/02/2014

à 04:07

Je suis tout à fait d accord avec cette analyse très actualisé , c est exactement mon cas, même si je ne pense pas être passé encore de l autre côté sombre, je travaille non pas pour une promo mais pour exister devant ma DG pour qui rien n est suffisant, en tant que cadre j'ai le sentiment d être entre l enclume et le marteau, mes salariés ayant un meilleur traitement que moi et avec qui, par peur de l exploitions sociale, on prend plus de gants qu avec moi...pourtant je devrai être fier d être à mon poste après 30 ans de bons et loyaux services dans ce grand groupe français....et malgré cela, j ai le sentiment de ne plus être considérer, de n être qu un pion que l on presse à défaut de pouvoir appuyer ailleurs et de trouver une meilleurs rentabilité. (Je suis le nr 2 dans une filiale de 160 personnes ) merci de voir que ce sentiment n est donc malheureusement pas unique...

> Répondre

dudule48

02/02/2014

à 23:38

J'ai connu une phase de Burn Out quelques années avant la fin de ma carrière professionnelle. Outre certains signes décrits dans l'article il y en a un non signalé qui, s'il n'est pas traité, peut conduire à des complications graves. C'est l'hypertension artérielle générée par le stress. L'hypertension artérielle peut avoir pour origine d'autres facteurs : tabac, alcool, prédisposition héréditaire. Je ne fumais pas, je consommais rarement des produits alcoolisés, aucun antécédents familiaux et pourtant mon médecin a détecté une sévère hypertension artérielle à l'époque où je vivais cette phase de Burn Out. J'ai du cesser mon travail et malgré un traitement,quelques mois après j'ai eu des complications cardiaques alors que j'avais un bilan biologique normal. Résultat, pas de malaise fatal mais une nécrose d'une partie du muscle cardiaque, décelée à temps, qui m'a valu un triple pontage coronarien et la pose de plusieurs Stens. S'il ne faut pas banaliser les symptômes comme l'état de fatigue , l'irritabilité, l'affaiblissement des défenses immunitaires le corps médical doit aussi s'assurer par des examens plus approfondis ( examens cardio. entre autres.) qu'il y peut y avoir des symptômes cachés qui peuvent mettre en danger la vie des personnes qui traversent un phase de Burn Out, car c'est tout l'organisme et parfois des organes vitaux qui sont mis à l'épreuve.

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lejuste

02/02/2014

à 22:12

J'ajoute une cause essentielle du "Burn out" qui a été omise dans cet article, sauf erreur de ma part. C'est le maintien en emploi: les employés, cadres , etc. sont débordés de travail. Ils résistent, acceptent une surcharge de travail, non pas dans l'espoir d'une promotion comme le dit l'article mais de peur de perdre leur emploi ! Cette vérité est pourtant si connue et commune mais elle semble échapper à l'auteur de cet article dans Cadremploi. Est-ce sérieux, est-ce un simple oubli ou bien un oubli calculé ? La surcharge de travail dans l'espoir d'une promotion au point de tomber malade. Cela nous fait rigoler car "les promotions" n'existent plus dans le privé depuis de belles lurettes! Peut être dans le secteur public, pourrait-on encore en parler. La vérité sur l'emploi est bien tellement triste dans le privé, qu'on est revenu un siècle en arrière, toute proportion respectée, bien sur. Il ne s'agit plus de mines pour les ouvriers, il s'agit des cadres qui sont traités pire que des ouvriers. Hélas, ce sujet est probablement tabou puisque personne n'en parle. Tout le monde a peur de perdre son emploi et se tait. L'employeur en profite et met la pression au maximum. Et nous voilà avec le corps qui réagit et la santé qui s'écroule : on appelle cette maladie le Burn out. Le burn out est pris au sérieux depuis la vague de suicide en entreprise; car il y mène tout droit si on ne se redresse pas.

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Eureka

01/02/2014

à 17:28

Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Je suis retraitée, et je puis vous assurer j'en suis pas sortie, au contraire à présent je suis complèment parano, et je ne fréquente plus personne. (Trop peur d'être déçue..).

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lea

01/02/2014

à 14:03

Dans une société bâtie sur l'injustice, les burn out augmentent. En France, chez un employeur privé ou public, c'est marche ou crève : travailler plus pour gagner pareil ou gagner moins, avec risque de perdre quand même son travail. Certains perdent le sommeil, d'autres s'épuisentl, etc...

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medecin34

01/02/2014

à 11:39

un burn out s'explicite bien dans sa dénomination : to burn et le out qui marque le coté aspectuel .Qui doit faire le diagnostic et le suivi: le monde médical en association avec les psychologues et non des coachs ( autoproclamés la plus part du temps).Dans le monde médical , en premier lieu les médecins du travail qui doivent être en disponibles, avec le relais du médecin personnel ( ceci pour régler de concert, les prises en charge , les durées d'absence, le recours aux psychologues puis , si nécessaire aux neuropsychiatres dans le cadre de la mise en place d'une résilience pertinente et adaptée à la personnalité du sujet et de son entourage.Or dans le quotidien , on est en présence d'un retard tant au niveau diagnostic que thérapeutique avec mise en place d'une pharmacopée isolée donc sans l'accompagnement relationnel qui doit permettre la verbalisation des problèmes environnementaux ayant mené à la fragilité constatée .Pour le reste ( la sémiologie) , celle-ci va varier selon les impacts neurologiques (préfrontaux ou l'exacerbation des NGC )donc ne pas se figer sur une clinique réductrice
A partir du moment ou l'on met en place une structuration des soins autour du cas singulier dont on prend la charge , le burn out se règle en moyenne en trois mois.

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microbe

01/02/2014

à 11:39

Le summum du BURN OUT est probablement l'attaque de panique et ses terrifiants tremblements.
Arrivé à ce stade il est très difficile de soigner la personne atteinte, très difficile aussi de trouver un bon médecin pour faire face à la situation.
(vécu)

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En réponse à microbe

SISSou

25/10/2018

à 14:21

Vécu la même chose et pas de traitement le jour de l'attaque de panique . Depersonalisation et de réalité et votre cerveau vous lâche ni plus ni moins ! On ne sais plus faire une addition ! Arrêt 3 semaines en 2016 9kg de perdu mais on rétourne trà vaille quand meme. Je sais que je suis inapte mais on camoufle pour faire partie encore des gens qui travaillent. Harcèlement moral au travail ! On ne ressent plus aucune émotion , gros problèmes de mémoire au fil de la journée, problème de raisonnement et de logique ! Pas de connexion ! En arrêt de travail depuis 7 mois ! Pas de retour prévu dans l'entreprise ! La médecine du travail s'est déplacée pour le lui dire ! Suivi par un pscychiatre et psychologue ! A 56 ans le retour dans le monde du travail est terminé . J'attend la convocation de la sécurité sociale ! J'en tremble déjà . Seule une invalidité 2 aidera à une reconstruction ! En espérant que l'invalidité arrivera avant la liquidation judiciaire ! L'employeur est entièrement responsable ! Mais une reconnaissance en MP suprime la mise en invalidité. On ne peu être reconnu MP / invalidité pour la même phatologie . Et à moins d'être reconnu à 25% incapacité donc visiblement totalement débile , la rente ne va pas nous faire vivre pour manger ! Le seul bonus c'est le doublement de la prime de licenciement !

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