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Comment les accords toltèques inspirent les managers

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Céline Chaudeau

On est loin de l’actu brûlante, les accords Toltèques remontent même à la civilisation pré-aztèque. Mais depuis leur redécouverte il y a 20 ans, ils ne cessent d’inspirer aux quatre coins de la planète… en particulier les dirigeants. On vous résume cette philosophie.

Parmi les nombreux ouvrages sur le sujet, on peut citer Les accords toltèques au quotidien. « Révélés au monde occidental il y a vingt ans, les quatre accords toltèques ont une renommée mondiale, rappelle l’auteur de l’ouvrage, Xavier Cornette de Saint-Cyr. Plusieurs siècles après leur élaboration, ils conservent la même puissance. Il semble même s'adresser directement à notre époque inquiète et souvent troublée pour nous aider à vivre harmonieusement. » Cette philosophie pré-aztèque a en effet été remise au goût du jour en 1997 avec la parution du livre Les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz. Très vite devenu un best-seller, il n’a cessé d’être réédité depuis et d’inspirer les managers. Objectif affiché : appliquer quatre "accords" pour se faciliter considérablement la vie. Tentés ?

 

Premier principe : « Que votre parole soit impeccable »

« Pour les Toltèques, la parole est un don divin qui nous distingue des animaux », résume Patrice Ras, auteur de l’inspirant Les fabuleux pouvoirs des accords toltèques : vivre ses accords au quotidien. Pour ce spécialiste en développement personnel, ce principe-clé signifie que les mots ont un sens, il faut en mesurer la portée, et que l’on peut les utiliser pour susciter de la bienveillance plutôt que de la douleur. « Il s’agit par exemple pour les managers de développer une parole positive. Cela n’interdit pas la critique, à condition qu’elle soit formulée de façon constructive. Et, quand le travail est bien fait, l’idée est de savoir formuler des compliments, souvent rares en entreprise. » Et accessoirement, ce principe invite aussi à ne pas perdre trop de temps à côté de la machine à café (ou ailleurs) en propageant certains commérages ou commentaires négatifs qui polluent aussi le climat de chacun… 

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Deuxième principe : « N’en faites jamais une affaire personnelle »

Plus facile à dire qu’à faire, mais Catherine Oberlé aime tellement ce principe qu’elle l’a affiché sur le mur de son cabinet ! « C’est en effet une règle qui peut épargner bien des souffrances à un salarié en entreprise, explique cette coach. L’idée est de ne pas être susceptible. Si on essuie la mauvaise humeur de quelqu’un par exemple, il ne faut se rappeler que l'on existe en dehors du regard de l'autre. » « Notre erreur est de croire que tout arrive en fonction de nous-même, abonde Xavier Cornette de Saint-Cyr. Nous nous chargeons alors inutilement de problèmes qui ne sont pas les nôtres, ou bien nous nous rendons dépendants de ce que les autres pensent de nous. » Or, en n’en faisant plus une affaire personnelle, nous retrouvons notre liberté. 

 

Troisième principe : « Ne faites aucune supposition »

Voici un nouveau défi salutaire. Concrètement, il s’agit d’arrêter littéralement de se "prendre la tête" avec des hypothèses néfastes à son bien-être du genre "Machine ne peut pas m’encadrer" ou "Machin n’acceptera jamais ceci ou cela". « Quand un salarié ou un manager en souffrance commence son récit par des expressions du type "J’ai l’impression que", je l’arrête tout de suite, poursuit Catherine Oberlé. Je les invite à oser poser des questions et à dissiper certains malentendus. » Soit la supposition est vraie et on s’explique. Soit elle est fausse est le quiproquo est dissipé. « L’enjeu est de s’inscrire autant que possible dans une relation vraie. » Apprendre à voir les choses, les gens, mais aussi des événements ou les situations comme elles sont réellement. Cela permet d'éviter d'être le jouet de notre imagination, de nos peurs et de nos colères.

Lire aussi : Mieux manager grâce aux neurosciences

 

Quatrième principe : « Faites toujours de votre mieux »

Le dernier accord, enfin, est moins banal qu’il n’y paraît. Nombreux salariés et managers abandonnent parfois une idée avant même de commencer, simplement par peur de l’échec. Mais halte à la procrastination ! « L’idée ici d’encourager chacun, soi-même comme ses collaborateurs, à prendre des initiatives, au risque de se tromper ou de perdre un marché par exemple », ajoute Patrice Ras. Sauf que, dans les faits, les salariés et surtout les managers doivent aussi intégrer le droit à l’erreur. « Tout est plus facile quand on distingue la faute, consciente, de l’erreur. En France, on a souvent tendance à ressasser les erreurs. Cet accord nous enseigne que cela ne sert à rien de réécrire l'histoire car le passé est passé. En revanche, on peut aller de l’avant et tirer parti de son expérience. »

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Fred

13/06/2018

à 23:25

Belle introduction...
être bienveillant ou médisant ?
Douter, risquer, se tromper et rester libre !

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Jeep

13/06/2018

à 11:44

Cela me rappelle les règles de Gibbs. Au-delà de la référence à NCIS, elles valent la peine d'être regardées.

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Patrick Plaisance

12/06/2018

à 18:30

Une ligne de conduite et une philosophie de la vie que beaucoup d'entre nous devraient s'evertuer à appliquer tant dans la vie de tous les jours que celle professionnelle. Bénévole dans una association de réinsertion professionnelle c'est le premier message que je fais passer aux accompagnés en plus de l'argument de leur âge que je leur réfute de suite. Bien souvent la sagesse nous vient d'anciennes civilisations dont nous devons nous inspirer.

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cath

12/06/2018

à 18:14

merci pour ce post. par contre vous ne parlez pas du 5eme accord ? -> sois sceptique mais apprends à écouter.

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